Le gouvernement souhaite, avec les "emplois d'avenir", offrir un "tremplin" vers l'emploi à 150.000 jeunes peu qualifiés des quartiers, avec l'objectif de favoriser leur insertion durable. Une consultation des partenaires sociaux sur ces emplois subventionnés à 75% par l'Etat doit démarrer en août, en vue d'une présentation d'un projet de loi à l'Assemblée nationale début octobre.
Mais le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon souhaite qu'une partie - environ 30.000 - soit affectée au pré-recrutement des futurs enseignants. Finalement, "il devrait y avoir un sous-dispositif éducation au sein des emplois d'avenir, qui conserveront néanmoins leur mission de s'adresser en particulier aux non-diplômés et aux quartiers défavorisés", a-t-on indiqué de source gouvernementale.
Promesse de Hollande
"Dans l'éducation, il devrait s'agir de pré-recrutements et ce devrait être autour de 6.000 postes", a-t-on précisé. Les arbitrages seront rendus en fin de semaine prochaine. Interrogé par l'AFP, le ministère de l'Education nationale n'a pas souhaité réagir.
François Hollande s'était déclaré favorable, pendant la campagne présidentielle, à un "pré-recrutement" des étudiants souhaitant s'engager dans l'Education nationale au niveau de la licence (bac+3), pour restaurer l'attractivité du métier.
Ils seraient aidés financièrement en échange d'un temps de travail en établissement. Depuis la réforme de la formation des enseignants, instaurée en 2010, le recrutement se fait au niveau master (bac+5) et les jeunes issus de milieux défavorisés n'ont pas toujours les moyens de mener des études universitaires longues.










