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Conférence sociale : une 1ère journée saluée par le patronat et les syndicats


le 09 juillet 2012 à 08h58 , mis à jour le 09 juillet 2012 à 21h43.
Temps de lecture
4min
François Hollande tient un discours à l'ouverture de la Conférence sociale, 9/7/12

François Hollande tient un discours à l'ouverture de la Conférence sociale, 9/7/12 / Crédits : TF1/LCI

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SocialFrançois Hollande a donné lundi le coup d'envoi de la grande conférence sociale, innovation qu'il a voulue pour engager des réformes dans le consensus. La grand-messe se poursuit mardi.

C'est le moment "de mettre la France en mouvement, il n'y a pas de temps à perdre". Le président François Hollande a donné lundi le coup d'envoi de la grande conférence sociale, innovation qu'il a voulue pour engager des réformes dans le consensus. Pour l'occasion, 300 personnes étaient réunies au Palais d'Iéna, siège du Conseil économique, social et environnemental (Cese). Avec cette grand-messe, qui va se poursuivre mardi, le chef de l'Etat a voulu marquer un changement par rapport à l'ère Sarkozy. Fini les sommets de deux heures à l'Elysée au profit d'un dialogue dans la durée. Il faut introduire "une culture de la négociation" en France, a affirmé M. Hollande.
 
La méthode est saluée par les syndicats et le patronat qui se voient ainsi mis au centre des décisions, une revanche sur les attaques répétées de l'ex-président contre les corps intermédiaires qu'il menaçait de contourner. "C'est la première fois qu'on a ce type de rencontre sur deux jours et j'ai le sentiment que tout le monde joue le jeu", s'est réjoui le numéro un de la CFDT François Chérèque.
 
"Hollande apaise"
 
"Il ne s'agit pas d'un sommet ponctuel", a assuré le chef de l'Etat, en donnant "rendez-vous dans un an" pour un bilan. Il a évoqué les "trois grands défis" du pays: redressement des comptes publics, détérioration de la compétitivité - thème cher au Medef- et chômage. Tôt dans la matinée, il avait reçu les numéros un des organisations syndicales et patronales -qu'il n'avait pas revus depuis son élection-.
 
M. Hollande leur a proposé d'inscrire le "dialogue social" dans la Constitution pour "mieux garantir" le modèle social, proposition qu'ils ont accueillie favorablement, même Jean-Claude Mailly, numéro un de FO, qui était au départ méfiant. Pour François Chérèque cela permettrait d'"avoir moins de conflit. Rappelez-vous le CPE et les gouvernements qui passaient en force". La rencontre avec M. Hollande a été plutôt chaleureuse, selon des participants. "Vous le savez, le président de la République a de l'humour. Nicolas Sarkozy était clivant, mettait du stress, Hollande apaise", a relevé Jean-Claude Mailly. "Il est un peu plus à l'écoute des responsables syndicaux, qu'il ne découvre pas à l'arrivée", a renchéri son homologue de la CGT, Bernard Thibault.
 
"L'Etat ne pourra pas rester inactif"
 
A l'issue des travaux, lundi soir, aucune annonce tonitruante n'est intervenue. A ce stade, il est trop tôt pour dire "où sont les convergences" mais "aucun sujet n'a été tabou", a déclaré le ministre du Travail Michel Sapin. Il appartiendra au "Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, de dire mardi soir très précisément sur quoi, comment et suivant quel calendrier les décisions seront prises", a-t-il ajouté.
 
Le consensus est encore loin sur nombre de sujets évoqués dans les sept tables rondes - axées notamment sur l'emploi, le service public, les retraites. Bernard Thibault souhaite des "mesures immédiates". "Il ne faut pas que sous couvert de négociation avec le patronat, on tergiverse sur des sujets d'urgence", comme "la redéfinition des licenciements économiques". M. Hollande a promis: "L'Etat ne pourra pas rester inactif" devant les plans sociaux qui s'accumulent. Il a également confirmé la mise en oeuvre du contrat de génération début 2013.
 
Autre sujet épineux: le basculement d'une partie du financement de la protection sociale sur la CSG, défendue par le Medef et la CFDT mais contrée par la CGT et FO. Une réforme globale devrait faire l'objet d'une concertation en 2013. Le sujet a été longuement évoqué à la table ronde sur le redressement économique, ce qui a a suscité l'ire de Jean-Claude Mailly: "On est en train de perdre son temps à parler des prélèvements obligatoires et du coût du travail", a-t-il dit, se disant satisfait des autres débats. A droite, on ironise. "L'économie française" n'a pas "un an à attendre" face à "l'urgence extrême" de la crise, a lancé François Fillon.

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  • jeyua1 : Et beaucoup arrivent :) (moi je suis bien parti !!)

    Le 10/07/2012 à 15h48
  • shooby02470 : Venant d'une personne qui est plus assidue que moi ce forum, j'avoue, je prend ça pour un compliment ;)

    Le 10/07/2012 à 13h13
  • pozeidon11 : Bonjour , donc tout le monde est d'accord , les syndicats , madame parisot , la presidente du"benef " reste qu'a convaincre , les salariés , les chomeurs , enfin tous ceux qui peine a joindre les 2 bouts , quelle société , merci de me publier

    Le 10/07/2012 à 12h24
  • theorie44 : Combien ca a couté ses deux jours?

    Le 10/07/2012 à 12h16
  • zen1494 : Ravie de vous lire, je me faisais la même réflexion ! Il faut remettre à plat le financement des syndicats par l'Etat, et savoir pourquoi ils n'ont que 10% d'adhérents, presque tous de la fonction publique ! Pourquoi ils achètent des propriétés etc...On a besoin que leur comptes soient clairs, ce qui est loin d'être le cas ! On se demande aussi pourquoi il sont aussi laxistes avec leurs "actifs" qui coulent les entreprises à coups de grève comme à Marseille, au syndicat du livre etc..Bref, pour pouvoir avancer, ils doivent être crédibles.

    Le 10/07/2012 à 11h26
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