Un pouvoir d'achat en berne, des prix de l'essence qui flambent, et un chômage record chez les jeunes, c'est toute la frustration des réunionnais qui s'expriment depuis deux jours. Retour en détails sur les raisons de la colère. © TF1/LCILa table ronde, présentée comme cruciale, a duré près de 5h30 vendredi. Les discussions entre élus, associations et syndicats ont abouti à l'annonce de mesures déjà évoquées la veille par les Conseils régional et général, sans contribution de l'Etat et des pétroliers.
Réunion : encore des affrontements, mais le calme revient
Au cours de la nuit de samedi à dimanche, sur l'ensemble de l'île, policiers et gendarmes ont procédé à 32 interpellations qui ont abouti à 25 gardes à vue.
Publié le 26/02/2012
A la Réunion, les jeunes font éclater leurs frustrations
INTERVIEW - Depuis trois jours, l'île de La Réunion est en proie à des violences urbaines. En marge d'un mouvement contre la vie chère sur l'île, des jeunes de quartiers défavorisés expriment à leur manière leur ras-le-bol. Les explications d'un sociologue.
Publié le 23/02/2012
Ile de la Réunion : les violences s'étendent à d'autres communes
Les troubles du quartier du Chaudron à Saint-Denis se sont amplifiés mercredi soir, touchant également les communes du Port et de Saint-Benoît. Elus et responsables de l'île semblent désemparés face à une situation sociale impétueuse.
Publié le 22/02/2012
Réunion: "radicalisation" des violences, plusieurs policiers blessés
La moitié des communes de l'île ont été touchées dans la nuit de jeudi à vendredi par de nouvelles violences. Plus de 70 personnes ont été arrêtées.
Publié le 24/02/2012
Mesure phare? Une baisse de 8 centimes par litre des prix de l'essence et du gazole jusqu'à la fin de l'année grâce à un allègement de la fiscalité. Le président UMP du conseil régional, Didier Robert, a ainsi prévu de supprimer "l'octroi de mer" sur le carburant, une taxe locale qui rapporte 24 millions d'euros par an, perçue par la région et répartie ensuite avec les départements et les communes. Une manière de montrer que l'effort contre la "vie chère" est collectif.
L'électricité sera elle aussi moins chère. Un tarif social, financé par le conseil général, sera mis en place pour les familles percevant les minima sociaux et les salaires jusqu'à 1,4 Smic. Ce qui représente une baisse de 40% de la facture.
"Préfet, démission !"
Autre priorité : les prix des produits de première nécessité. Quarante d'entre eux "vont faire l'objet soit d'une baisse soit d'un gel. La liste sera élaborée avec les distributeurs et les consommateurs et publiée au 1er mars", a expliqué le préfet Michel Lalande. Seront concernés des "produits-pays", c'est-à-dire produits localement comme le lait, l'huile, les couches, l'eau de javel, le porc ou le poulet. Une baisse qui devrait représenter entre 20 et 30% du prix initial. Des négociations doivent se poursuivre pendant le week-end.
Mais les mesures n'ont pas été bien accueillies par la centaine de manifestants encore présents devant la préfecture à 21h30 (heure de Paris). "Non, non" ou encore "préfet, démission!" ont-ils lancé à l'annonce de ces mesures par Jean-Hugues Ratenon, président de l'association "Alliance des Réunionnais" et Jean-Bernard Caroupaye ,président local de la Fédération nationale du transport routier. Dans la nuit de vendredi à samedi, les troubles ont sensiblement diminué en intensité elativement épargnée par les violences depuis le début de l'agitation mardi soir, sur fond de contestation de la vie chère, la principale ville du sud de la Réunion, Saint-Pierre, a toutefois vécu une nuit de tensions avec plusieurs commerces vandalisés et quelques voitures incendiées.
Des échauffourées entre forces de l'ordre et des groupes de 50 à 100 jeunes se sont déroulées également à Saint-Louis et Etang-Salé, toujours dans le sud. En revanche, la nuit a été beaucoup plus calme dans l'Est où les gendarmes s'étaient déployés en force dans les rues de Saint-André et de Saint-Benoit. Au Chaudron, quelques affrontements ont eu lieu avec les policiers mais les jeunes ont été beaucoup moins nombreux que lors des deux premières nuits ainsi qu'au Port où la police parlait d une "décrue" de la violence.
Retour MYTF1
Réunion : encore des affrontements, mais le calme revient
Chargement en cours...




