"Unilever accepte de revenir à la table des négociations". Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a annoncé vendredi à Marseille que le groupe anglo-néerlandais Unilever a accepté de rouvrir les négociations sur le sort de Fralib. L'unique entreprise en France à fabriquer les thés Lipton et les infusions Eléphant est menacée de fermeture faute de rentabilité.
Le groupe, a-t-il précisé à la presse, accepte "de ne pas demander l'exécution de la décision de justice qui ordonnait l'évacuation de l'usine". Le ministre a annoncé la nomination d'un médiateur "pour examiner les différents projets de reprise" qui lui fera un point dans un mois.
Les premiers contacts avec Unilever sont prévus la semaine prochaine à Marseille, a-t-on indiqué à Reuters de source syndicale. Fralib, qui emploie 182 personnes, est située à Gémenos, à une vingtaine de kilomètres de Marseille.
Durant la campagne électorale, François Hollande avait fait part de sa volonté de "faire pression" sur les dirigeants d'Unilever pour que les machines ainsi que la marque Eléphant, qui a été créée en 1896 à Marseille, soient cédées aux employés dans le cadre d'une solution alternative de reprise des activités.






