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François Chérèque appelle à "accélérer les réformes"


le 02 septembre 2012 à 07h52 , mis à jour le 02 septembre 2012 à 22h26.
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4min
Le leader de la CFDT, François Chérèque, en tête du cortège d'une manifestation (archives)

Le leader de la CFDT, François Chérèque, en tête du cortège d'une manifestation (archives) / Crédits : TF1/LCI

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SocialLe secrétaire général de la CFDT appelle les partenaires sociaux à signer "au plus vite" une réforme sociale pour sauver les entreprises et l'emploi, et le gouvernement à aller plus loin dans la lutte contre le chômage.

"Le gouvernement doit accélérer les réformes, les partenaires sociaux aussi. Nous devons lancer la négociation sur le marché du travail au plus vite, pour la conclure au plus tôt". Face à la gravité de la crise, que François Hollande lui-même a qualifiée cette semaine "d'exceptionnelle", le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, appelle le gouvernement et les partenaires sociaux à "accélérer les réformes" et réfléchir aux orientations de l'économie pour sauver entreprises et emploi. Un appel lancé ce dimanche à travers un entretien que publie le Journal du Dimanche.

Alors que les annonces de plans sociaux se multiplient, les organisations syndicales dénoncent l'inaction de l'Etat, à peine plus de cent jours après l'arrivée au pouvoir d'une gauche que certaines avaient soutenue durant la campagne présidentielle. Le numéro 1 de la CGT, Bernard Thibault, s'est dit la semaine passée "alarmé" par la conjoncture sociale et économique du pays, et a annoncé une mobilisation pour la défense de l'industrie et de l'emploi le 9 octobre prochain. Aux yeux de François Chérèque aussi, la priorité, c'est l'emploi : "nous n'avons pas besoin d'un an pour négocier sur les accords de sauvegarde de l'emploi, qui permettent les mutations économiques et la protection de l'emploi", dit-il.

"La France pas adaptée aux défis de la mondialisation"

En juillet, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait fixé l'échéance de la négociation sur la sécurisation de l'emploi à la fin du 1er trimestre 2013. Mais il a pressé cette semaine les partenaires sociaux "d'accélérer le rythme". Le gouvernement doit remettre un document d'orientation dans dix jour. Mais pour François Chérèque, les partenaires sociaux "ne peuvent pas se contenter du calendrier du gouvernement". "J'attends de lire son document d'orientation mais je lui dis dès à présent : 'vous ne pouvez pas à la fois nous remercier d'avoir signé un accord sur l'emploi à Air France et considérer que la négociation sur ce sujet peut patienter'. Il y a urgence à réformer", dit-il.

Réformer vite... et surtout en profondeur : pour François Chérèque, "la situation économique (...) est mauvaise car la France n'est pas adaptée aux défis de la mondialisation". Mais "une partie du monde politique et syndical refuse de le voir." Aussi, estime-t-il, "il faut travailler sur une mutation de notre économie qui devra être respectueuse de l'environnement". Il convient aussi que le coût du travail, jugé trop élevé en France par le patronat, "est un facteur de perte de compétitivité" et préconise de le baisser "en transférant une partie des charges sur la CSG, sans toucher le pouvoir d'achat". Et de relever : "Il n'est pas normal que le salaire finance, seul ou presque, la protection sociale", en demandant au gouvernement "d'accélérer la mise en place du Haut Conseil pour le financement de la protection sociale". Le leader cédétiste met aussi en garde contre un éventuel échec de la négociation: "Si rien n'est fait, si les salariés ne voient pas de perspectives d'avenir et de justice au-delà de la rigueur, les réactions seront forcément négatives. Oui, il y a un risque d'explosions sociales localisées dans les entreprises qui ferment ou dans certains quartiers sensibles".

Interrogé sur la mise en place des contrats avenir par le gouvernement (150.000 d'ici fin 2013), le dirigeant de la CFDT craint que "cela ne ne s'avère insuffisant". "Il faut aller plus loin, renforcer les formations pour les chômeurs, et réactiver les mesures de chômage partiel qui évitent aux salariés d'être exclus de l'entreprise", explique-t-il. "Les Allemands le font très bien, ils ont aussi des accords de sauvegarde de l'emploi, ils s'inscrivent dans une vision à plus long terme de l'économie", ajoute-t-il.

Commenter cet article

  • lucidite : Hollandaise?

    Le 03/09/2012 à 16h37
  • niecette90 : Mais quelles réformes ? Il serait temps que ce gouvernement nous dise précisément à quelle sauce on va être mangé, et pour bcp, la pilule va être dure à avaler !

    Le 03/09/2012 à 12h23
  • fred501 : Après avoir lancé un seul mot d'ordre "comme les autres syndicats" de voter Hollande au bout de quelques mois vous vous dressz contre le gouvernement vous avez pas l'impression d'être une girouette et d'entrainer les ouvriers et employés dans des chemins hasardeux une fois de plus ?

    Le 03/09/2012 à 09h30
  • fred501 : Han !

    Le 03/09/2012 à 07h49
  • lucidite : Les « réformes » peuvent difficilement être mises en place, car tout a été prédiqué sur les promesses faites dans le vide. A ce moment-là, le chômage devait être en recul, les délocalisations auraient cessé, M Hollande devait « mettre de la croissance » et réindustrialiser la France. M Chérèque serait-il aussi crédule que 52% des Français ?

    Le 03/09/2012 à 06h26
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