© TF1/LCIElie Domota revient sur propos, qu'il affirme d'ailleurs ne jamais avoir tenu. Le leader du LKP, un collectif à l'origine de la grève générale ayant paralysé la Guadeloupe 44 jours l'an dernier, a revu à la baisse ses ambitions de grève générale pour le 20 janvier, après un appel en ce sens la veille, en évoquant seulement une "mobilisation". Alors que dans le Parisien vendredi, il avait appelé à la grève générale le 20 janvier - "Nous appelons la population à la grève générale, à partir du 20 janvier, pour une durée indéterminée" - samedi, le leader du LKP a affirmé sur Europe 1 n'avoir "jamais lancé d'appel" à la grève générale. "Nous restons mobilisés", a-t-il dit.
Menace de grève générale en Guadeloupe
Le LKP appelle à la mobilisation à partir du 20 janvier, pour une durée indéterminée, et à manifester dès samedi. Motif : la vie chère, déjà au coeur du conflit de début 2009.
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Ce qui s'apparente à une volte-face intervient alors que la classe politique et le gouvernement ont marqué vendredi leur scepticisme sur la capacité du LKP à déclencher une grève générale, même si tous s'attendent à plusieurs milliers de manifestants ce samedi dans les rues de Pointe-à-Pitre. La manifestation samedi devrait servir de test au LKP, qui pourra mesurer peu ou prou sa capacité à enclencher un mouvement de contestation comparable à celui de l'an dernier. L'élément déclencheur de l'appel du LKP à manifester samedi a été la réunion, le 30 décembre, de l'Observatoire départemental des prix à l'issue de laquelle le préfet a augmenté le prix des carburants de 4 centimes. Aussitôt, le LKP avait lancé un appel à la grève générale mais sans fixer de date.
Comme on lui demandait s'il comptait sur une forte mobilisation, Elie Domota a répondu: "le mouvement a commencé le 16 décembre 2008. Les journalistes, les politiques, le gouvernement ont dit que le LKP était mort, et il est toujours là". Elie Domota, également secrétaire général de l'UGTG (Union générale des travailleurs de Guadeloupe), a prévenu la classe politique et le gouvernement que ce n'était "pas en faisant de l'intimidation, en ne répondant pas aux revendications et en passant leur temps à discréditer et diaboliser (le LKP), que le peuple guadeloupéen (allait) rentrer dans le rang". "Nous avons foi en l'avenir, nous demandons justice, vérité et respect des engagements" pris il y a un an pour mettre fin à la grève générale. Il s'est indigné de la présence de "près de 800 gendarmes en Guadeloupe depuis septembre", relevant que depuis le 1er décembre, ceux-ci étaient "postés aux carrefours". "On se croirait dans un pays occupé", s'est-il exclamé.
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