Une centaine de salariés du Samu social ont défilé samedi contre les restrictions budgétaires alors que cette association -qui constitue souvent le dernier recours pour les plus fragiles- a déjà des ressources insuffisantes. © TF1/LCI
13,5 % de Français vivent sous le seuil de pauvreté
La proportion de personnes vivant sous le seuil de pauvreté a augmenté en 2009 révèle une étude de l'Insee. Avec des inégalités qui ne cessent de se creuser entre les plus modestes et les plus riches.
Publié le 29/08/2011
"Moi, mon problème, c'est le logement"
<b>Témoignages - </b> Travailleurs de l'urgence sociale et familles mal ou pas logées ont manifesté mardi à Paris pour dénoncer leur manque de moyens criants. TF1 News a rencontré plusieurs de ces personnes en errance.
Publié le 02/08/2011
Le coup de colère des professionnels de l'urgence sociale
Les professionnels de l'urgence sociale, en grève ce mardi, dénoncent la réforme du secteur et les coupes budgétaires. Le mouvement a été suivi dans une trentaine de départements selon les associations.
Publié le 02/08/2011
Le Samu social de Paris épinglé
Un rapport de la Chambre régionale des comptes d'Ile-de-France pointe du doigt le poids des dépenses hôtelières dans la prise en charge des sans-abris.
Publié le 04/12/2006
En maraude avec le Samu social
Depuis l'été dernier, le 115 organise des rondes de jour dans Paris pour venir en aide aux SDF. TF1.fr les a suivis pendant un après-midi. Un travail fait de patience, d'écoute et de dévotion. Des rencontres émouvantes avec des clochards qui, malgré tout, gardent la rage de vivre. Reportage.
Publié le 08/12/2005
Xavier Emmanuelli : " l'urgence sociale, personne n'y croit "
Salué à droite comme à gauche pour son action, Xavier Emmanuelli a annoncé sa démission de la présidence du Samu social de Paris avec pertes et fracas. Un départ qui fait grincer beaucoup de dents.
Publié le 20/07/2011
Ils vont dire leur colère haut et fort. Deux semaines après la démission du président du Samu social Xavier Emmanuelli, des professionnels de l'urgence sociale sont en grève mardi pour dénoncer les restrictions budgétaires décidées par l'Etat et la méthode du gouvernement pour réformer le secteur.
L'appel à la grève et à manifester dans toute la France s'adresse aux personnels du numéro d'urgence 115 et aux équipes mobiles des associations qui vont à la rencontre des SDF. Il a été lancé par la Coordination nationale des professionnels de l'urgence sociale, soutenue par la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale (Fnars).
A Paris, les manifestants se sont rassemblés à 12h30 au square Boucicaut (VIIe arrondissement), où des familles sans logement campent depuis mi-juillet, avant de marcher jusqu'au ministère du Logement, "avec l'espoir qu'une délégation soit reçue et entendue".
La crise s'aggraverait
Les professionnels réclament de l'argent, alors que l'Etat a annoncé en mai une réduction des moyens alloués en 2011 à l'hébergement des personnes sans abri. Places d'hébergement supprimées, Samu social et numéro 115 saturés, familles réfugiées aux urgences des hôpitaux, démission du président fondateur du Samu social Xavier Emmanuelli dénonçant le 19 juillet une situation budgétaire "plus gérable": la crise qui minait déjà le secteur s'aggrave, selon les associations.
Le secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu, a répondu à cette grogne, en affirmant que les budgets finançant l'hébergement d'urgence avaient "augmenté en l'espace de quatre ans." "Sur l'Ile-de-France par exemple, entre 2007 et aujourd'hui, en l'espace de quatre ans, le budget (de l'ensemble des places d'hébergement que l'Etat finance, ndlr) a augmenté de 65%. Sur la France entière, le budget a augmenté de 30%", a-t-il déclaré sur RMC. Pour le secrétaire d'Etat au logement, ce mouvement social reflète l'inquiétude des personnels de l'urgence sociale face aux réformes gouvernementales "Leur spécialité à eux, c'est l'urgence, donc l'accueil de nuit, type les chambres d'hôtel. Leur spécialité n'est pas la gestion des logements" classiques que le gouvernement souhaite substituer à une partie des places d'hébergement, a-t-il poursuivi, ajoutant : "On a besoin de l'urgence, mais cela ne peut pas être la seule réponse".
"Les services d'urgence sont amenés à trier les personnes sans abri, à refuser d'accueillir des familles et à réduire leurs services. Ces contraintes placent les travailleurs sociaux dans des contradictions insupportables", souligne quant à elle la Fnars. Les restrictions budgétaires sont réalisées sur fond de réorientation de la politique du gouvernement autour du concept du "Logement d'abord": donner la priorité à un accès de long terme des personnes sans domicile à un véritable logement, sans passer par la case de l'hébergement d'urgence, très coûteux. Mais les associations estiment que le gouvernement "met la charrue avant les boeufs" en commençant à réduire le nombre de places en hébergement sans que suffisamment de logements soient disponibles.
Le secrétariat d'Etat au Logement ajoute qu'il existe 115.000 places d'hébergement d'urgence dans toute la France, et que si 4.500 doivent disparaître d'ici la fin 2011, 4.500 nouvelles seront dans le même temps créées dans des logements, doublant ainsi leur nombre.
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