Hébergement d'urgence : ils disent non aux coupes budgétaires

le 02 août 2011 à 08h18 , mis à jour le 02 août 2011 à 15h14

Deux semaines après la démission du président du Samu social Xavier Emmanuelli, les professionnels de l'urgence sociale sont en grève mardi. Objectif : dénoncer les restrictions budgétaires décidées par l'Etat et la méthode du gouvernement pour réformer le secteur.

Coupes budgétaires : les salariés du Samu social de Paris dans la rueUne centaine de salariés du Samu social ont défilé samedi contre les restrictions budgétaires alors que cette association -qui constitue souvent le dernier recours pour les plus fragiles- a déjà des ressources insuffisantes. © TF1/LCI

 
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 Ils vont dire leur colère haut et fort. Deux semaines après la démission du président du Samu social Xavier Emmanuelli, des professionnels de l'urgence sociale sont en grève mardi pour dénoncer les restrictions budgétaires décidées par l'Etat et la méthode du gouvernement pour réformer le secteur.
 
L'appel à la grève et à manifester dans toute la France s'adresse aux personnels du numéro d'urgence 115 et aux équipes mobiles des associations qui vont à la rencontre des SDF. Il a été lancé par la Coordination nationale des professionnels de l'urgence sociale, soutenue par la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale (Fnars).
 
A Paris, les manifestants se sont rassemblés à 12h30 au square Boucicaut (VIIe arrondissement), où des familles sans logement campent depuis mi-juillet, avant de marcher jusqu'au ministère du Logement, "avec l'espoir qu'une délégation soit reçue et entendue".
 
La crise s'aggraverait
 
Les professionnels réclament de l'argent, alors que l'Etat a annoncé en mai une réduction des moyens alloués en 2011 à l'hébergement des personnes sans abri. Places d'hébergement supprimées, Samu social et numéro 115 saturés, familles réfugiées aux urgences des hôpitaux, démission du président fondateur du Samu social Xavier Emmanuelli dénonçant le 19 juillet une situation budgétaire "plus gérable": la crise qui minait déjà le secteur s'aggrave, selon les associations.

Le secrétaire d'Etat au Logement, Benoist  Apparu, a répondu à cette grogne, en affirmant que les budgets finançant l'hébergement d'urgence  avaient "augmenté en l'espace de quatre ans." "Sur l'Ile-de-France par exemple, entre 2007 et aujourd'hui, en l'espace de  quatre ans, le budget (de l'ensemble des places d'hébergement que l'Etat  finance, ndlr) a augmenté de 65%. Sur la France entière, le budget a augmenté  de 30%", a-t-il déclaré sur RMC. Pour le secrétaire d'Etat au logement, ce mouvement social reflète l'inquiétude des personnels de l'urgence sociale face aux réformes gouvernementales "Leur spécialité à eux, c'est l'urgence, donc l'accueil de nuit, type les chambres d'hôtel. Leur spécialité n'est pas la gestion des logements" classiques que le gouvernement souhaite substituer à une partie des places d'hébergement, a-t-il poursuivi, ajoutant : "On a besoin de l'urgence, mais cela ne peut pas être la seule réponse".
 
"Les services d'urgence sont amenés à trier les personnes sans abri, à refuser d'accueillir des familles et à réduire leurs services. Ces contraintes placent les travailleurs sociaux dans des contradictions insupportables", souligne quant à elle la Fnars. Les restrictions budgétaires sont réalisées sur fond de réorientation de la politique du gouvernement autour du concept du "Logement d'abord": donner la priorité à un accès de long terme des personnes sans domicile à un véritable logement, sans passer par la case de l'hébergement d'urgence, très coûteux. Mais les associations estiment que le gouvernement "met la charrue avant les boeufs" en commençant à réduire le nombre de places en hébergement sans que suffisamment de logements soient disponibles.
 
Le secrétariat d'Etat au Logement ajoute qu'il existe 115.000 places d'hébergement d'urgence dans toute la France, et que si 4.500 doivent disparaître d'ici la fin 2011, 4.500 nouvelles seront dans le même temps créées dans des logements, doublant ainsi leur nombre.

le 02 août 2011 à 08:18
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25 Commentaires

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  • 421123, le 02/08/2011 à 19h22

    Le "Fric" de l'ONU, c'est celui des Pays et des citoyens, c'est à dire nous tous, vous compris...

  • meurz, le 02/08/2011 à 15h45

    Marmouss : en France tout le monde veut avoir droit à tout mais pour les devoirs c'est autre chose. tous les sans papiers qui entrent en France ne viennent pas avec leur toit sur le dos comme des escargots mais ils exigent que la France leur en donne un. La France ne peut par construire sans arrêt pour des gens qui ne peuvent même pas payer de loyer. Il faut penser aussi à tout nos jeunes qui travaillent et qui sont obligés de vivre chez leur parents faute de logement alors que les cas sociaux passent avant eux dans les office HLM

  • bebert59560, le 02/08/2011 à 15h43

    Les gauchos ont trouvé le filon pour l'été!

  • marionfriz, le 02/08/2011 à 15h39

    Ah bon faudrait que les rmistes dorment dans la rue?tu sais comment sont les logements miteux qu'on ler propose?tu sais pourquoi les SDF preferent domir dehors que dans les foyers?tu sais ce que c'est que de vivre avec 400 euros par mois?si c'est si bien comme TU le dis, inscrits toi au RSA au lieu de deverser ta jalousie malsaine et tes préjugés, t'auras des vacances genialissimes tu verras!!le RSA c'est bien connu c'est le pérou!

  • gp34090, le 02/08/2011 à 15h39

    D'après toi, qu'est-ce qu'un riche? Combien sont-ils en France? Personnellement je gagne un tout petit peu plus que le smic en travaillant 50 h par semaine et ne perçoit aucune aide sociale. Merci de bien vouloir me répondre.

  • alexlanissarda, le 02/08/2011 à 15h30

    Marionfriz : mon ami, mon frère je l'accueille pour la nuit ! et de même si c'ét

  • dd059, le 02/08/2011 à 15h18

    Si l'Etat baisse les budgets c'est qu'il y a une raison, peut-être que l'argent est mal employé. Je suis de ceux qui pensent qu'il y a suffisamment d'aide en France. Tu as faim ? va aux Resto du coeur. Tu es malade ? CMU, Tu veux un toit ? 115, HLM... Tu veux de l'argent ? RSA. Et maintenant il y a même les chômeurs qui veulent des chèques vacances.

  • henri_bambelle, le 02/08/2011 à 14h47

    Les professionnels de l'urgence sociales doivent comprendre que la république est en quasi-faillite. Quand elle sera morte, ils n'auront plus aucun subside. Ils devraient méditer la formule suivante : "moins est bien mieux que rien".

  • alain76600, le 02/08/2011 à 14h25

    C'est bien d'aider c'est une qualité mais je pense qu'il faudrait avant tout savoir pourquoi certaines personnes n'ont pas de logement ?, car on ne peut pas donner à une personne le RSA, les avantages sociaux et allocations familiales et en plus un logement et des vacances - Il faur dire STOP car ceux qui travaillent en on moins que ceux qui manifestent dans la rue, on est en train de se marcher sur la tête. Pour info nous sommes en AOUT, nous allons recevoir notre feuille d'impôt NOUS !! et on ne pourra pas partir en vacances.

  • Harry, le 02/08/2011 à 13h27

    Tous pour les riches et rien pour les Pauvres vive la France

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