© SXC.HULa construction du "ciel unique européen" ne fait pas des mécontents qu'en France. Mais dans la péninsule ibérique, plutôt que de se mettre en grève, les contrôleurs aériens se sont massivement mis en arrêt maladie. Sauf que 66% d'entre eux ont été déclarés aptes par la Sécurité sociale, missionnée par le ministère du Travail.
"Sur les 205 contrôleurs en arrêt sélectionnés pour ce contrôle, 136 ont reçu le feu vert médical", explique le ministère dans un communiqué, qui a arrêté ce décompte à mardi. Des arrêts maladie en série avaient touché mi-juillet le Centre de contrôle de Barcelone, concernant jusqu'à la moitié des contrôleurs de service, et avaient entraîné des retards de vols dans les aéroports de Catalogne, des Baléares et de la région de Valence.
Selon la Sécurité sociale et les services publics de santé, il y a, parmi les contrôleurs aériens espagnols, une "fréquence élevée de maladies de très courte durée (...) qui jusqu'à cette date ne s'était jamais produite avec une telle quantité d'arrêts en conséquence". Selon Aena, les jours d'arrêts, comprenant ceux de maladie, ceux liés aux activités syndicales et ceux injustifiés, avoisinaient les 1.200 en janvier et en février. Ils ont triplé en mai (3.458) et en juin (4.315).
Le gouvernement espagnol et la société publique de gestion aéroportuaire Aena avaient alors soupçonné qu'il s'agissait d'une grève déguisée. En février, le gouvernement avait mis fin brutalement aux "privilèges incompréhensibles" - selon son expression - des contrôleurs aériens en termes de salaires, de retraites et d'organisation du travail, ainsi qu'au monopole de ces employés publics sur le contrôle aérien du pays. L'Union syndicale des contrôleurs aériens et Aena ont repris début juillet des négociations sur la convention collective.
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