L'examen du dossier SeaFrance reporté

le 03 janvier 2012 à 12h01 , mis à jour le 03 janvier 2012 à 12h02

Le tribunal de commerce de Paris a reporté à lundi prochain l'examen du projet de reprise de la compagnie de ferries transmanche par une société coopérative ouvrière. Le temps pour ses salariés de mieux connaître les modalités du projet.

Les salariés de SeaFrance retiennent leur souffleIls seront fixés mercredi après-midi sur leur avenir. Le tribunal de commerce de Paris doit rendre sa décision et choisir entre une liquidation et une reprise. Par prudence, tous les ferries sont à quai. © LCI

Les syndicats voulaient plus de temps pour continuer à travailler sur le dossier. Le tribunal de commerce de Paris a reporté au 9 janvier l'examen du projet de reprise de la compagnie de ferries transmanche SeaFrance par une société coopérative ouvrière (Scop) regroupant ses salariés.

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  • SeaFrance : les négociations au point mort

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  • SeaFrance : la Scop rejette les propositions de Sarkozy

    Dans une lettre ouverte, les porteurs de la coopérative ouvrière jugent mercredi irréalisables les propositions de Nicolas Sarkozy pour financer leur projet de reprise de la compagnie de ferries en Manche.

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  • Le gouvernement appuie le projet de coopérative pour SeaFrance

    Le gouvernement a décidé de soutenir la création d'une Scop pour la reprise de la compagnie maritime SeaFrance en liquidation judiciaire. Nicolas Sarkozy a demandé à la SNCF de verser une indemnisation exceptionnelle aux salariés pour leur permettre d'apporter des fonds.

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    Alors que les navires sont bloqués à quai, malgré la décision du tribunal qui a décidé la poursuite des activités de SeaFrance jusqu'au 28 janvier, la CFDT dénonce une "politique de la terre brûlée", et attaque en justice SeaFrance, ses administrateurs, le préfet et le ministre des Transports.

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    Le tribunal de commerce de Paris a prononcé mercredi la liquidation judiciaire de la compagnie française de ferries en Manche SeaFrance, mais en maintenant l'activité jusqu'au 28 janvier 2012.

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    Michel Sapin a tenu à souligner, mardi sur LCI, que depuis le début les élus de gauche du Nord soutiennent la création d'une scop par les salariés. Mais il craint que la décision de Nicolas Sarkozy ne soit "un discours d'affichage".

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    "Nous donnons aux salariés de SeaFrance le moyens de prendre leur destin en main" a annoncé Nathalie Kosciusko-Morizet après une réunion à l'Elysée sur l'avenir de l'entreprise. "Si tous les salariés réinvestissent leurs indemnités dans la scop, elle pourrait être créée a précisé la ministre de l'Ecologie et des Transports.

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  • Une scop pour sauver SeaFrance : Mailly "attend de voir"

    Le tribunal de commerce de Paris doit se prononcer mardi sur l'offre de reprise. Si le projet de coopérative est soutenu par la CFDT depuis le début, Jean-Claude Mailly a expliqué mardi sur RTL qu'il n'y avait "pas de solution miracle".

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Plus d'infos

 
Me Brun, l'avocat du syndicat CFDT Maritime ayant annoncé mardi cette décision, explique que ce délai est justifié par la nécessité d'apporter des précisions sur les modalités de financement de la Scop. Les syndicats ont demandé une réunion mercredi avec le gouvernement pour les définir. Les représentants des salariés se montrent réservés sur la solution proposée par le gouvernement.
 
Ce projet, qui passe par une liquidation définitive de la société maritime, est le seul projet de reprise de l'entreprise sur la table, avec plus de 800 emplois à la clé. Nicolas Sarkozy a pris l'affaire en main lundi en faisant savoir à l'issue d'une réunion à l'Elysée avec les ministres concernés que le gouvernement soutenait le projet de Scop. L'État et la SNCF se sont engagés à fournir aux salariés de la compagnie les moyens de monter cette société par des indemnités extralégales ou des avances. Entre 40 et 50 millions d'euros au minimum devaient être avancés pour lancer ce projet de Scop, dont 11 à 12 millions d'euros seraient apportés par les collectivités locales.

le 03 janvier 2012 à 12:01
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8 Commentaires

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  • bill_boquet, le 04/01/2012 à 03h01

    Les salariés vont accepter d'encaisser la prime exceptionnelle. Ils refuseront de l'investir au prétexte que c'est un geste méprisable de "patron".

  • morob..., le 03/01/2012 à 14h52

    Tu m'étonnes que ça soit reporté!!! sarko n'a pas fini de donner ses instructions voyons!!!

  • bill_boquet, le 03/01/2012 à 14h22

    Vous avez tout compris mais, par pitié, restez discret jusqu'aux élections !!!

  • bill_boquet, le 03/01/2012 à 14h21

    Cette affaire est une "patate chaude" dont le gouvernement s'est débarrassé sur la SNCF et sur le tribunal de commerce. Il faut prendre le temps de réfléchir avant de prendre une décision que sera à coup sûr retoquée par Bruxelles. Il faut de toute urgence trouver un nouveau sujet d'actualité avant que le tribunal ne prononce une décision conforme au droit, qui ne sera pas forcément électoraliste.

  • jean6412, le 03/01/2012 à 13h23

    Je ne vois pas l'intérêt pour un salarié âgé par exemple de plus de 50 ans de mettre ses indemnités pour une entreprise qui coulera de toute façon d'ici quelques mois. C'est une tromperie, je pense que ce projet n'aboutira pas, et sans doute mieux ainsi que de voir des salariés mettre leurs indemnités, et perdre dans quelques mois leurs entreprises, ils n'auront que leurs yeux pour pleurer.

  • bouzek11kl, le 03/01/2012 à 13h17

    C'est dans l interet du gouvernement de faire quelques chose pour donner l impression de sauver l ets,sachant qu il sait que cette solution ne marchera pas ,c'et du suicide collectif cette idee ,,et dans l affaire ce sont les employés qui vont tout perdre

  • shcaca, le 03/01/2012 à 12h52

    Qu'ils se fient aux premières déclarations de Thierry Mariani pour une fois qu'il disait quelque chose de vrai !

  • shcaca, le 03/01/2012 à 12h51

    Qu'ils se fient aux premiéres déclaration de

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