La CFDT se bat pour faire reprendre la mer à SeaFrance

le 18 novembre 2011 à 10h36 , mis à jour le 18 novembre 2011 à 10h38

Alors que les navires sont bloqués à quai, malgré la décision du tribunal qui a décidé la poursuite des activités de SeaFrance jusqu'au 28 janvier, la CFDT dénonce une "politique de la terre brûlée", et attaque en justice SeaFrance, ses administrateurs, le préfet et le ministre des Transports.

Officiellement, la compagnie de ferries SeaFrance est en liquidation judiciaire, mais avec poursuite de ses activités jusqu'au 28 janvier prochain. Un sursis que la CFDT, syndicat majoritaire au sein de l'entreprise, espère pouvoir mettre à profit pour boucler son projet de création d'une Scop (Société coopérative et participative) censée reprendre les activités de SeaFrance, à emploi constant... mais qui peine à rassembler des fonds. Pourtant, dans les faits, l'activité de la compagnie est aujourd'hui réduite à zéro. Et les bateaux restent à quai, une situation que la CFDT dénonce comme un "sabotage" et qui la pousse à assigner en référé, ce vendredi, SeaFrance, ses administrateurs, le préfet et le ministre des Transports.

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  • Les navires de SeaFrance restent à quai

    La CFDT a dénoncé un "sabotage opéré par la direction" dans ce maintien des bateaux à quai. Mardi, SeaFrance avait décidé de laisser ses bateaux à quai, disant craindre pour la sécurité des passagers et du personnel, alors que certains syndicalistes avaient menacé de faire couler des navires. Les administrateurs judiciaires désormais à la tête de la société ont décidé de prolonger la mesure "tant que des doutes subsisteront sur la sécurité des expéditions maritimes." Le tribunal de commerce dans son jugement hier prévoyait une poursuite des activités de la compagnie jusqu'au 28 janvier 2012. Selon la CFDT, le personnel à terre de SeaFrance ne pouvait accéder à son lieu de travail jeudi matin et les réservations sur les ferries de la compagnie étaient impossibles. Le syndicat envisage de saisir la justice pour dénoncer cette mesure, qui entraînera de "graves conséquences" économiques pour la compagnie selon lui.

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  • SeaFrance : les navires toujours à quai, les habitants inquiets

    Depuis l'annonce du placement de SeaFrance en liquidation judiciaire, les habitants sont dubitatifs et s'inquiètent encore pour l'issue de cette société.

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  • SeaFrance en sursis, les salariés soulagés

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Plus d'infos

"Manifestement, on est en train de mener la politique de la terre brûlée", a dénoncé l'avocat du syndicat, Me Philippe Brun, fustigeant la "décision de bloquer l'activité de SeaFrance avec la complicité de l'Etat français". Jugeant "scandaleux, révoltant" le fait de ne pas laisser repartir les bateaux, il a estimé que "SeaFrance n'est pas au-dessus des lois".

Doutes sur la sécurité

Mais pourquoi ce blocage persistant - et pourquoi ces accusations du syndicat ? S'il est vrai que l'activité de SeaFrance est bloquée, en dépit du jugement du tribunal, les raisons qui ont conduit à empêcher les navires de reprendre la mer ont évolué. Mardi, SeaFrance disait craindre pour la sécurité des passagers et du personnel, alors que certains syndicalistes avaient menacé de faire couler des navires, dans un contexte social très tendu avant le jugement dont dépendait l'avenir de la compagnie, coincée entre deux projets de reprise concurrents - dont celui de la CFDT - et la perspective d'une mort immédiate.

Depuis, le jugement a quelque peu détendu l'atmosphère, les membres de la CFDT y voyant un avantage donné à leur projet. Mais les administrateurs judiciaires désormais à la tête de la société ont décidé de prolonger la mesure "tant que des doutes subsisteront sur la sécurité des expéditions maritimes". Ils semblent aussi estimer que laisser les navires à quai serait tout simplement moins coûteux que de leur faire reprendre la mer.

le 18 novembre 2011 à 10:36
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6 Commentaires

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  • gda39, le 19/11/2011 à 00h14

    Avec la CFDT ils ont beaucoup plus de chances de .... prendre l'eau, que de reprendre la mer ! !

  • gda39, le 18/11/2011 à 19h43

    Tant que les bateaux ne reprennent pas la mer, ils ne peuvent plus faire Gréve ! ! C'est sûrement pour cela qu'ils sont pressés de " reprendre le travail " ! !

  • rose-marie54, le 18/11/2011 à 14h40

    La CFDT serait bien inspirée de se battre contre les grévistes

  • fred501, le 18/11/2011 à 14h11

    Après les menaces de saborder les bateaux, les administrateurs ne sont pas enclain à remettre la machine en route, et encore faut-il avoir des voyageurs et du fret qui n'ont pas peur du risque de servir d'otages comme c'est le cas avec la SNCF et le RER, il vaudrait mieux s'employer à trouver les 20, 25 millions pour la SCOP qui se propose comme repreneur ! Je suis pas sur que la somme soit suffisante !

  • moicontribuable, le 18/11/2011 à 13h47

    Ca fait 15 ans qu'ils se battent pour coule rl'entreprise, maintenant ils se pleignent du resultas? Pareail a marseille, au Havre etc...

  • jclo38, le 18/11/2011 à 12h20

    S'ils avaient moins fait greve ils n en seraient pas la!!

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