Officiellement, la compagnie de ferries SeaFrance est en liquidation judiciaire, mais avec poursuite de ses activités jusqu'au 28 janvier prochain. Un sursis que la CFDT, syndicat majoritaire au sein de l'entreprise, espère pouvoir mettre à profit pour boucler son projet de création d'une Scop (Société coopérative et participative) censée reprendre les activités de SeaFrance, à emploi constant... mais qui peine à rassembler des fonds. Pourtant, dans les faits, l'activité de la compagnie est aujourd'hui réduite à zéro. Et les bateaux restent à quai, une situation que la CFDT dénonce comme un "sabotage" et qui la pousse à assigner en référé, ce vendredi, SeaFrance, ses administrateurs, le préfet et le ministre des Transports.
SeaFrance : nouvelle réunion ce dimanche
Une réunion interministérielle devait se tenir dimanche en fin d'après-midi pour examiner la nouvelle version du projet de reprise de la compagnie de ferries par des salariés, à la veille de son examen par le Tribunal de Commerce.
Publié le 08/01/2012
SeaFrance : le projet de Scop est-il en train de sombrer ?
Tous les salariés ne suivent pas le projet de Scop de la CFDT de SeaFrance. Les non-syndiqués se sont déclarés favorables à un autre plan de reprise par un groupe privé. Les syndicalistes de SeaFrance ont malgré tout déposé leur dossier vendredi soir.
Publié le 06/01/2012
SeaFrance : les négociations au point mort
La situation de la compagnie de ferries SeaFrance est plus enlisée que jamais, le gouvernement et les porteurs du projet de reprise par une coopérative ouvrière (Scop) campant sur leurs positions quant au sauvetage de la filiale de la SNCF menacée de cessation d'activité.
Publié le 05/01/2012
SeaFrance : la SNCF propose de reprendre les salariés
Alors que les salariés de l'entreprise de ferries jugent "pas faisable" le projet du gouvernement visant à financer une Scop avec leurs indemnités de licenciement, le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, se dit prêt à leur proposer un reclassement en cas d'échec de la reprise de SeaFrance.
Publié le 05/01/2012
SeaFrance : la Scop rejette les propositions de Sarkozy
Dans une lettre ouverte, les porteurs de la coopérative ouvrière jugent mercredi irréalisables les propositions de Nicolas Sarkozy pour financer leur projet de reprise de la compagnie de ferries en Manche.
Publié le 04/01/2012
L'examen du dossier SeaFrance reporté
Le tribunal de commerce de Paris a reporté à lundi prochain l'examen du projet de reprise de la compagnie de ferries transmanche par une société coopérative ouvrière. Le temps pour ses salariés de mieux connaître les modalités du projet.
Publié le 03/01/2012
L'avenir de SeaFrance se joue aujourd'hui au tribunal
Alors que le gouvernement affiche désormais son soutien au projet de coopérative ouvrière destiné à assurer la survie de la compagnie de ferries, les salariés et leurs avocats se montrent sceptiques sur le montage financier proposé. Ils espèrent un report de décision.
Publié le 03/01/2012
La survie de SeaFrance se joue aujourd'hui
Le tribunal de commerce de Paris scelle ce mercredi le sort de la compagnie de ferries trans-Manche. Deux projets de reprise sont sur la table... mais l'option qui semble la plus probable est celle d'une mise en liquidation pure et simple.
Publié le 16/11/2011
Bruxelles refuse le projet de renflouement de SeaFrance
Alors que la société de ferries est en redressement judiciaire depuis juin 2010, la solution proposée par la France, passant par un prêt de 100 millions d'euros accordé par la SNCF, maison-mère de SeaFrance, a été retoquée par la Commission européenne pour cause d'aide d'Etat injustifiée.
Publié le 25/10/2011
Grève à SeaFrance : la direction craint la fin de l'entreprise
Les salariés de la compagnie, filiale de la SNCF, maintiennent jusqu'à mardi une grève entamée vendredi contre des mesures du plan de redressement et le manque d'effectifs.
Publié le 05/04/2010
Les navires de SeaFrance restent à quai
La CFDT a dénoncé un "sabotage opéré par la direction" dans ce maintien des bateaux à quai. Mardi, SeaFrance avait décidé de laisser ses bateaux à quai, disant craindre pour la sécurité des passagers et du personnel, alors que certains syndicalistes avaient menacé de faire couler des navires. Les administrateurs judiciaires désormais à la tête de la société ont décidé de prolonger la mesure "tant que des doutes subsisteront sur la sécurité des expéditions maritimes." Le tribunal de commerce dans son jugement hier prévoyait une poursuite des activités de la compagnie jusqu'au 28 janvier 2012. Selon la CFDT, le personnel à terre de SeaFrance ne pouvait accéder à son lieu de travail jeudi matin et les réservations sur les ferries de la compagnie étaient impossibles. Le syndicat envisage de saisir la justice pour dénoncer cette mesure, qui entraînera de "graves conséquences" économiques pour la compagnie selon lui.
Publié le 17/11/2011
SeaFrance : les navires toujours à quai, les habitants inquiets
Depuis l'annonce du placement de SeaFrance en liquidation judiciaire, les habitants sont dubitatifs et s'inquiètent encore pour l'issue de cette société.
Publié le 17/11/2011
SeaFrance en sursis, les salariés soulagés
Le tribunal de commerce a prononcé la liquidation judiciaire de SeaFrance mercredi. L'activité est maintenue jusqu'à la fin janvier mais la porte est laissée ouverte à la présentation d'éventuelles nouvelles offres jusqu'au 12 décembre. Une décision qui soulage les salariés.
Publié le 16/11/2011
"Manifestement, on est en train de mener la politique de la terre brûlée", a dénoncé l'avocat du syndicat, Me Philippe Brun, fustigeant la "décision de bloquer l'activité de SeaFrance avec la complicité de l'Etat français". Jugeant "scandaleux, révoltant" le fait de ne pas laisser repartir les bateaux, il a estimé que "SeaFrance n'est pas au-dessus des lois".
Doutes sur la sécurité
Mais pourquoi ce blocage persistant - et pourquoi ces accusations du syndicat ? S'il est vrai que l'activité de SeaFrance est bloquée, en dépit du jugement du tribunal, les raisons qui ont conduit à empêcher les navires de reprendre la mer ont évolué. Mardi, SeaFrance disait craindre pour la sécurité des passagers et du personnel, alors que certains syndicalistes avaient menacé de faire couler des navires, dans un contexte social très tendu avant le jugement dont dépendait l'avenir de la compagnie, coincée entre deux projets de reprise concurrents - dont celui de la CFDT - et la perspective d'une mort immédiate.
Depuis, le jugement a quelque peu détendu l'atmosphère, les membres de la CFDT y voyant un avantage donné à leur projet. Mais les administrateurs judiciaires désormais à la tête de la société ont décidé de prolonger la mesure "tant que des doutes subsisteront sur la sécurité des expéditions maritimes". Ils semblent aussi estimer que laisser les navires à quai serait tout simplement moins coûteux que de leur faire reprendre la mer.
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