- Les salariés de SeaFrance retiennent leur souffle - 01 min 13 s
La CFDT se bat pour faire reprendre la mer à SeaFrance
Alors que les navires sont bloqués à quai, malgré la décision du tribunal qui a décidé la poursuite des activités de SeaFrance jusqu'au 28 janvier, la CFDT dénonce une "politique de la terre brûlée", et attaque en justice SeaFrance, ses administrateurs, le préfet et le ministre des Transports.
Publié le 18/11/2011
SeaFrance en liquidation judiciaire, un sursis pour les salariés
Le tribunal de commerce de Paris a prononcé mercredi la liquidation judiciaire de la compagnie française de ferries en Manche SeaFrance, mais en maintenant l'activité jusqu'au 28 janvier 2012.
Publié le 16/11/2011
Bruxelles refuse le projet de renflouement de SeaFrance
Alors que la société de ferries est en redressement judiciaire depuis juin 2010, la solution proposée par la France, passant par un prêt de 100 millions d'euros accordé par la SNCF, maison-mère de SeaFrance, a été retoquée par la Commission européenne pour cause d'aide d'Etat injustifiée.
Publié le 25/10/2011
La première offre pour cette filiale de la SNCF émane de l'armateur Louis Dreyfus Armateurs (LDA), associé au groupe de ferries danois DFDS. Elle prévoit la sauvegarde de 460 emplois équivalent temps plein, le maintien sous pavillon français, la reprise de trois navires pour 5 millions d'euros et un investissement de 50 millions d'euros pour des réparations aux bateaux, former le personnel et relancer la compagnie. Pour Niels Smedegaard, président de DFDS, elle permettrait de regrouper les activités dans le détroit de SeaFrance, de la compagnie danoise et de la compagnie de ferries LD Lines, filiale du groupe Louis Dreyfus Armateurs. Une façon d'économiser des coûts "alors que nous sommes clairement en situation de surcapacité" sur les liaisons trans-Manche, selon lui.
Menaces sur les navires
L'autre option est un projet de Scop (Société coopérative et participative) présenté par la CFDT, syndicat majoritaire de l'entreprise. Elle prévoit de conserver l'intégralité des 880 emplois en CDI de la filiale de la SNCF.
L'offre de la direction de SeaFrance, qui prévoyait une recapitalisation à hauteur de 160 millions d'euros via notamment un prêt de la SNCF, a été retoquée pour sa part par la Commission européenne, qui l'a jugée contraire aux règles de la concurrence. La France va engager un recours contre cette décision auprès du tribunal de l'Union européenne, mais celui-ci semble avoir peu de chances d'aboutir.
L'annonce du tribunal interviendra dans un climat tendu entre direction et syndicats de SeaFrance. Mardi, la compagnie a décidé de laisser à quai ses bateaux, disant craindre pour la sécurité des passagers et du personnel, alors que certains syndicalistes ont menacé de faire couler des navires, notamment si l'offre LDA-DFDS l'emportait.
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