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Le département de l'Essonne n'a plus les moyens de payer toutes les aides sociales

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le 13 janvier 2016 à 17h34 , mis à jour le 13 janvier 2016 à 17h51.
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3min
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Image d'archives / Crédits : Comstock/Jupiterimages/Thinkstock

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Social Le conseil départemental de l'Essonne se dit dans l'impossibilité de verser une partie des aides sociales légales pour l'année 2015 allouées aux personnes âgées et handicapées, et à l'aide sociale à l'enfance.

L'aide sociale est menacée dans le département de l'Essonne, a annoncé le conseil départemental. Il se dit dans l'impossibilité de verser une partie des aides sociales légales pour l'année 2015 allouée aux personnes âgées et handicapées, et à l'aide sociale à l'enfance.

 

Il justifie cette décision par une dette d'un milliard d'euros et une affaire d'emprunt toxique. Mais il accuse surtout son prédécesseur, Jérôme Guedj, (PS) de lui avoir laissé une "dette cachée" de 108 millions d'euros. "Mon prédécesseur présentait des budgets insincères qui ne permettaient de payer que onze mois de factures", a affirmé à l'AFP M. Durovray.


Le courrier envoyé aux associations "acte le fait que nous ne sommes pas en mesure de payer les factures de 2015 mais qu'à partir de 2016 nous allons rattraper notre retard", assure-t-il.

 

"Ce n'est pas acceptable"


"Ce n'est pas acceptable", a réagi auprès de l'AFP Guillaume Quercy, directeur en Ile-de-France de l'Union régionale inter-fédérale des oeuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (Uriopss). "Cela représente un trou dans la trésorerie colossal. Cela peut mettre les associations dans des difficultés très importantes".


Selon lui, cette situation est une première dans un département. "C'est tout à fait nouveau. On ne s'est jamais trouvé dans une situation comme ça", a-t-il déclaré. Pour l'Uriopss, ce rééchelonnement revient à demander aux gestionnaires d'établissements de supporter le poids de la dette du département. "De toute façon, l'aide sociale est une dépense obligatoire. S'il y a une problématique de trésorerie, on peut faire des arbitrages sur d'autres dépenses", a estimé Guillaume Quercy.

 

Jérôme Guedj se défend d'avoir laissé une dette cachée


Directement mis en cause par M. Durovray, M. Guedj a assuré qu'il n'y avait ni dette cachée, ni factures impayées, et a simplement évoqué de classiques décalages de trésorerie en fin d'année.


Selon lui, cette décision cache une "grosse opération politique" qui "prend en otage les associations". "Sa première décision lorsqu'il est arrivé à la tête du département a été de créer une nouvelle dépense facultative de 22 millions d'euros pour les communes", explique-t-il. "Il a fait un choix politique, c'est tout."
 

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