Il passera donc de 9,22 à 9,4 euros brut de l'heure. Soit, pour un salarié travaillant 35 heures, 1.425,67 euros brut, contre 1398,37 auparavant. Le ministre du Travail, Michel Sapin, a annoncé que la hausse du Smic sera bien de 2% au 1er juillet.
Cette hausse se décompose en deux parties décris le ministre. "Une première partie tient compte de l'inflation", qui, depuis la dernière revalorisation, en novembre, a été de 1,4%. "Dès le 1er juillet, sans attendre la fin de l'année, cette revalorisation interviendra, effaçant les pertes de pouvoir d'achat dues à l'inflation", a défendu Michel Spain. Cette perte de pouvoir d'achat est habituellement compensée à la fin de l'année, par la valorisation du Smic. "Pour les salariés, c'est six mois de gagnés" s'est-il réjoui.
Coup de pouce de 0,6%
"Le coup de pouce sera donc de 0,6%" a poursuivi le ministre du Travail. Sur ce montant, il a rappelé qu'il n'y avait pas eu de coup de pouce depuis 2006, où il avait été de 0,3%. Il avait été de 0,3% en 2001 et de 0,46% en 1998, a-t-il déclaré. "Depuis 15 ans, le coup de pouce d'aujourd'hui est plus élevés que les coups de pouce précédents", a-t-il voulu préciser, répondant ainsi aux syndicats qui désirant une hausse plus substantielle.
Il a également indiqué que les salariés payés au Smic sont plus nombreux (1 sur 4) dans les PME et les PMI, "qui sont (les entreprises) qui doivent faire face à beaucoup de difficultés". Le gouvernement a donc limité cette hausse du Smic pour "ne pas déstabiliser par une augmentation trop brutal du smic ce tissu économique". Il s'agit selon lui d'une "revalorisation conforme à l'état de notre économie".
Interrogé sur le coût de cette mesure pour l'Etat, M. Sapin a botté en touche, répondant : "Je ne peux pas donner de chiffres à ce stade".






