Il tape sur les employeurs pour limiter le travail clandestin. Claude Guéant a annoncé mercredi la parution dans quelques jours d'un décret permettant aux préfets de fermer pour une période allant jusqu'à trois mois les établissements employant des clandestins. Par ailleurs, a poursuivi le ministre, en marge d'un déplacement consacré au démantèlement de deux filières clandestines, "des obligations supplémentaires vont porter sur les employeurs de personnes en situation irrégulière : l'obligation qu'ils s'acquittent de toutes leurs obligations sociales, fiscales, et aussi de rémunération à l'égard des personnes qu'ils exploitent".
Guéant veut revenir aux flux migratoires des années 90
Le nombre d'étrangers reconduits à la frontière a atteint un nouveau record en 2011 avec 32.922 expulsions, a annoncé mardi le ministre de l'Intérieur, qui veut, également faire redescendre de 182.000 à 150.000 le nombre d'entrées régulières sur le territoire.
Publié le 10/01/2012
"Nous, les immigrés, ne sommes pas un obstacle"
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Publié le 01/03/2011
Une journée sans immigrés : ça donnerait quoi ?
<b> Interview - </b> Alors que le débat sur l'identité nationale revenait sur le devant de la scène mercredi, un collectif appelle les immigrés à un boycott économique le 1er mars.
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75% des Français prêts à voter pour un immigré
Selon une enquête CSA publiée samedi par Le Parisien, 55% des Français estiment que la diversité française n'est pas très bien représentée par les élus.
Publié le 28/10/2006
Claude Guéant s'est par ailleurs félicité de ce que la loi relative à l'immigration, l'intégration et la nationalité, "donne des outils juridiques nouveaux afin de faciliter la reconduite à la frontière". Aussi, "compte-tenu de cette facilité supplémentaire, j'ai remonté l'objectif à 30.000" au lieu de 28.000 prévus initialement, a-t-il rappelé, et "nous sommes actuellement parfaitement en ligne avec cet objectif", a-t-il souligné. "Je peux dire d'ores et déjà que cet objectif sera dépassé, je pense de plusieurs centaines", a estimé le ministre de l'Intérieur.
Le nombre des sans-papiers en France est estimé officiellement entre 200.000 et 400.000, dont seulement 10% sont légalement employés dans les 152 métiers dits "en tension", pour lesquels les entreprises peinent à recruter. "Ces chiffres nous paraissent minimum et la quasi-totalité de ces gens travaillent", selon la CGT même si c'est souvent sans contrat de travail. Une grande majorité le fait en effet illégalement dans les secteurs du bâtiment (le premier concerné), du nettoyage, de la restauration, du gardiennage et de l'aide à domicile. Une partie, difficile à évaluer, est déclarée par leur employeur qui n'a théoriquement pas le droit de les embaucher sans la délivrance d'un permis de travail.
L'entreprise "rouvre trois jours après"
Francine Blanche chargée du dossier des sans-papiers à la CGT, exprime son scepticisme sur la proposition de Guéant : "Tout le monde sait bien que quand on décide de fermer une entreprise parce que des sans papiers y travaillent elle rouvre un peu plus loin trois jours après." "A trois euros de l'heure, le marché existe, ou plus exactement entre 2,8 et 3,5 euros. Il y a un marché et c'est vrai pour la France, l'Allemagne, l'Espagne. Il est absolument nécessaire de régulariser pour qu'ils puissent passer au Smic", poursuit-elle.
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