La loi met fin, à partir du partir du 1er août, à l'exonération de l'impôt sur le revenu et, à partir du 1er septembre, aux exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires, au-delà de la 35ème heure. Seules sont maintenues les exonérations patronales dans les entreprises de moins de 20 salariés. Le coût de ce dispositif symbole du "travailler plus pour gagner plus" de Nicolas Sarkozy, introduit par la loi TEPA de 2007, est évalué par le gouvernement à 5 milliards d'euros par an: 3,5 milliards que l'Etat doit rembourser à la Sécurité sociale (cotisations) et 1,5 md de recettes d'impôt sur le revenu dont il est privé.
La suppression des exonérations de cotisations sociales, à compter du 1er septembre, apportera 980 millions d'euros de recettes supplémentaires en 2012, selon le projet de loi de finances rectificative. Pour l'ancien Premier ministre, François Fillon, l'abandon de la défiscalisation des heures supplémentaires est une "bêtise pour l'économie française". "C'est neuf millions de salariés qui auront du pouvoir d'achat en moins", a-t-il fait valoir récemment, estimant que "les gens les plus modestes" seront touchés par cette mesure. Mais pour la gauche et les syndicats, ces aides constituaient "une arme massive de destruction d'emplois" parce qu'elles incitaient à faire travailler les salariés en place plutôt qu'à chercher à embaucher.










