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Les IVG remboursées à 100% en 2013


le 01 octobre 2012 à 15h04 , mis à jour le 01 octobre 2012 à 15h05.
Temps de lecture
3min
avortement IVG grossesse planning familial médecin enceinte

Image d'archives / Crédits : TF1/LCI

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SocialLes interruptions volontaires de grossesse seront remboursées à 100% par l'assurance maladie à toutes les femmes à partir de 2013, une revendication ancienne de nombreuses associations et une promesse de François Hollande.

La prise en charge à 100% du coût de toutes les IVG par la sécurité sociale, sans distinction d'âge, était un engagement du candidat Hollande. Le projet de budget de la sécurité sociale pour 2013, présenté ce lundi, vient de lui donner une traduction concrète. Ces remboursements devraient représenter, pour la Sécu, un coût de 13,5 millions d'euros. Dans le même temps, le gouvernement prévoit une revalorisation des tarifs des interruptions volontaires de grossesse pour "les mettre en cohérence avec les coûts réels des établissements et garantir un accompagnement suffisant des femmes demandant une IVG". Au total, ces deux mesures devraient représenter un coût de 31,7 millions d'euros.

Actuellement, un avortement coûte, selon la méthode (médicament ou intervention chirurgicale) et selon le lieu (hôpital ou cabinet médical), entre 200 et 450 euros. L'assurance maladie prend aujourd'hui en charge à 100% les IVG pour les jeunes filles mineures et entre 70% (en ville) et 80% (en établissement de santé) des frais pour les femmes majeures. Pour le gouvernement, "il est nécessaire d'améliorer cette prise en charge pour garantir l'égal accès des femmes à l'IVG".

"Une obligation de service public", selon l'Igas

En 2010, 225.000 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été réalisées en France. Dans un rapport de 2009, l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) estimait que la prise en charge des IVG devait "être organisée comme un élément à part entière de l'offre de soins". "Les femmes qui désirent interrompre une grossesse non désirée ont le droit d'être prises en charge : la mise en oeuvre du droit à l'IVG correspond à une obligation de service public", disait l'Igas.

Les associations attendaient cette décision. La secrétaire générale du Planning familial, Marie-Pierre Martinet, indiquait la semaine dernière que cette mesure était "très importante, notamment pour les femmes qui sont de plus en plus précarisées et qui n'ont pas de complémentaire santé". Elle s'inquiétait toutefois des difficultés d'accès à l'IVG en raison du désintérêt pour l'acte de la part des médecins et des hôpitaux, et du manque de structures pratiquant les IVG. C'était d'ailleurs une autre promesse de campagne du candidat Hollande : doter tous les centres hospitaliers de France d'un centre IVG...

Commenter cet article

  • pastelle972 : Entre certaines pillules non remboursées et un IVG gratuit, certaines vont vite faire le choix !

    Le 03/10/2012 à 16h15
  • tazlediable : On nous parle sans cesse du déficit abyssal des la sécurité sociale et l'on va encore l'alourdir avec une telle mesure à 31,7 millions d'euros. Les moyens de contraception sont nombreux et l'IVG doit rester un acte extrême. Pour répondre aux situations de précarité, une pilule gratuite devrait permettrait à toutes les femmes d'avoir accès aux contraceptifs oraux.

    Le 03/10/2012 à 13h56
  • pandinus92 : C'est une blague ???

    Le 02/10/2012 à 08h46
  • et_si... : Le jour où les hommes se sentiront plus concernés, ça ira peut être mieux aussi. Une grossesse non désirée relève, il me semble dans la majorité des cas, de la responsabilité de la femme mais aussi de l'homme.

    Le 01/10/2012 à 16h12
  • bille_boquette : La grossesse non désirée est une très grave maladie : il n'existe aucun moyen pour s'en prémunir !

    Le 01/10/2012 à 15h09
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