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- Les prestations sociales réduisent les inégalités - 01 min 16 s
Une journée de mobilisation nationale le 13 décembre contre l'austérité
Réunie au siège de la CGT, l'intersyndicale a appelé vendredi à une "journée nationale de mobilisations interprofessionnelles, notamment avec des rassemblements" pour protester contre les plans d'austérité du gouvernement.
Publié le 18/11/2011
Les syndicats tentent de s'unir face à la rigueur
Un mois après une mobilisation en demi-teinte, l'intersyndicale se retrouve au siège de la CGT à Montreuil pour tenter de mettre sur pied une riposte commune face au nouveau plan de rigueur du gouvernement.
Publié le 18/11/2011
Proportionnellement, ce sont les prestations sociales qui contribuent le plus à réduire les inégalités (pour deux tiers, contre un tiers pour les prélèvements), notamment via les prestations familiales. Depuis 20 ans, elles ont toutefois fait l'objet de modifications législatives, qui ont eu tendance à les affaiblir, relève l'Insee. Ainsi, même si certaines prestations ont été relevées (par exemple l'allocation de rentrée scolaire) ou le Revenu de solidarité active (RSA) a été récemment créé, leurs montants "sont revalorisés le plus souvent en fonction de l'inflation, qui a augmenté en moyenne moins vite que les revenus" depuis 1990, souligne l'Insee. Elles sont donc moins "redistributives" que par le passé.
La réduction des inégalités va continuer de s'atténuer
Le gouvernement vient en outre d'annoncer son intention de revaloriser en 2012 les prestations familiales et les allocations logement en fonction, non plus de l'inflation, mais de la croissance : elles devraient donc augmenter l'an prochain de 1%, à partir du 1er avril, au lieu de 2,3%. "Cela pourra avoir tendance à la marge à atténuer la réduction des inégalités mais d'autres mesures vont dans le sens inverse, comme le gel annoncé du barème de l'impôt sur le revenu", a souligné Fabrice Lenglart.
L'impôt sur le revenu contribue également un peu moins qu'avant à diminuer les inégalités. Mais la création de contributions sociales, comme la CSG, qui intègre les revenus du patrimoine dans son assiette a eu l'effet inverse, si bien que la redistribution opérée en France est "globalement stable" depuis 1990, souligne l'Insee dans son "portrait social".
| Les autres constatations de l'étude de l'Insee |
-Les bas revenus travaillent plus et gagnent plus que dans les années 90. Les salariés aux revenus les plus faibles ont davantage travaillé en 2009 qu'ils ne le faisaient quinze ans plus tôt, compensant ainsi les écarts avec les revenus salariaux les plus hauts, qui restent néanmoins élevés, selon une étude de l'Insee publiée mercredi. "Les 25% de personnes aux revenus salariaux les plus faibles ont travaillé en moyenne 95 jours (en équivalent-temps plein) en 2009, contre 81 jours en 1995", indique l'étude. Cela-dit, les écarts restent très importants : le revenu salarial moyen des 25% de salariés les mieux payés était de 38.749 euros, contre 3.891 euros pour les 25% les moins payés. Sur l'ensemble des salariés, du public comme du privé, le revenu salarial moyen s'est établi à 19.284 euros. |
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