Ils étaient prêts à incendier des produits dangereux pour se faire entendre. Mais dans l'attente de nouvelles négociations lundi sur les reclassements et les primes extra-légales, les salariés de du site MGF Logistique d'Orchies (Nord) ne mettent pour le moment pas leur menace à exécution. "La tension est toujours présente" sur le site, où sont stockés des produits d'entretien et des peintures pour automobiles, a toutefois déclaré Corinne Douay (CGT), élue suppléante au CE.
La menace est "suspendue" mais elle est "encore très présente, (...) les plus virulents sont prêts à faire péter le bâtiment", a-t-elle affirmé.
Les salariés se sont engagés à ne plus brûler de palettes de produits, comme ils avaient fait jeudi, et à ne plus monter sur le toit du bâtiment.
Les 53 salariés vont être licenciés car leur entreprise a été placée en liquidation judiciaire lundi, trois mois après avoir été filialisée. Ils pensent, comme l'a résumé l'un deux, qu'"on a filialisé pour mieux fermer".
Une trentaine de salariés continue d'occuper le site, selon Mme Douay, mais ils ont accepté que quatre camions sortent du site pour approvisionner des clients.
Au terme d'environ sept heures de négociations avec la direction par l'intermédiaire de la direction départementale du travail jeudi, MGF Logistique a proposé une enveloppe de 180.000 euros pour les primes extra-légales des salariés, proposition refusée par les salariés.
Des solutions de reclassement interne et externe ont également été évoquées, mais, selon Mme Douay, "on ne parle que d'hypothèses".
Les négociations doivent reprendre lundi à Lille à la direction départementale du travail.







