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PSA : une expertise pour "repousser provisoirement la machine à licencier"


le 25 juillet 2012 à 10h29 , mis à jour le 25 juillet 2012 à 14h21.
Temps de lecture
3min
Les salariés de PSA manifestent à Paris devant le siège le 25 juillet 2012.
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SocialLa désignation d'un expert-comptable vient d'être votée à l'unanimité par les représentants du personnel de PSA. Pour la CGT cette nomination "repousse provisoirement la machine à licencier". Les syndicats prévoient une nouvelle mobilisation à la rentrée.

Un expert-comptable bientôt désigné. Les représentants du personnel au Comité central d'entreprise (CCE) de PSA Peugeot Citroën ont voté mercredi à l'unanimité la désignation d'un expert-comptable, le constructeur mettant en  avant de lourdes pertes au premier semestre 2012 pour justifier son plan de 8.000 suppressions de postes, ce qui a secoué le marché automobile. Les syndicats, qui ont le pouvoir de demander une expertise, ont annoncé  cette décision en précisant que la mission débuterait le 27 août. Par voie de conséquence, ils ont repoussé la consultation des élus sur le  plan de réduction de postes, inscrite à l'ordre du jour. Pour Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, la nomination d'un expert "repousse  provisoirement la machine à licencier". Le gouvernement a également mandaté un expert, Emmanuel Sartorius, pour réaliser un audit de la situation financière et économique du groupe. Un rapport final est attendu en septembre.

 

Devant l'Arc de Triomphe. Au moins un millier de salariés de PSA Peugeot Citroën, qui s'étaient rassemblés devant le siège du groupe mercredi matin, ont convergé vers l'Arc de Triomphe à la mi-journée, promettant notamment à leur patron de devenir "son cauchemar". Ils étaient 1.300, selon la police et 2.000, venus de tous les sites du groupe, dont 400 de l'usine d'Aulnay (Seine-Saint Denis) vouée à la fermeture en 2014, selon Jean-Pierre Mercier (CGT). "Varin, à partir d'aujourd'hui on sera ton cauchemar!", proclamait une banderole en tête du cortège, en référence au président du directoire, Philippe Varin. Ils sont ensuite revenus pique-niquer devant le siège, avant de reprendre le chemin du retour. Ils s'étaient auparavant rassemblés devant le siège du constructeur, avenue de la Grande Armée, où se tenait un Comité central d'entreprise consacré au plan de suppression de 8.000 postes dans l'Hexagone. Une nouvelle mobilisation est prévue le 4 septembre.

 

"Pas aux salariés de payer la note". Pour Jean-Pierre Mercier, délégué CGT chez PSA  Peugeot Citroën, "Il faut voir ce que PSA a fait de l'argent gagné en 2011 et s'il devait y  avoir des mesures de prises, ce n'est pas aux salariés du groupe de payer la note". Après avoir pris connaissance des lourdes pertes de PSA, Philippe Petry, élu CFDT au Comité central d'entreprise, a quant à lui indiqué qu'il n'était pas possible de "nier la conjoncture". Mais le syndicaliste "attend une analyse  économique pour voir si le projet de PSA est en phase avec les pertes  annoncées". "C'est vrai que les résultats sont négatifs, mais les mesures annoncées par  PSA ne sont elles pas disproportionnées par rapport aux résultats ?", s'est aussi interrogé Franck Don (CFTC). Pour  FO enfin, "L'addition ne doit pas se régler  par des licenciements mais par la refonte de nos ressources actuelles".

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  • gwilkinson : Les syndicats confondent entreprises privées et entreprises publique. Les actionnaires investissent pour avoir un retour sur investissement et les salariés sont payés pour faire un travail. S'il n'y a plus de travail on ferme, ce n'est pas aux actionnaires de se ruiner pour payer des salariés à ne rien faire. Au lieu de demander des hausses de salaires qui tuent l'entreprise ils devraient demander des baisse de charges sociales sur les salaires ce qui rend du pouvoir d'achat aux salariés.

    Le 28/07/2012 à 08h46
  • bugscannes : J'ai 70 ans et je bosse car je ne me vois pas jouer aux boules avec les ""vieux"" je n'ais jamais été chaumeur ni en (arret maladie d'ailleurs ) j'ai fait une dizaine de boulots differants et meme deux en meme temps un a plein temps de 8 heures a 19 heures( et oui c'etait le tarif dans les années 60) et le soir jusqu'a minuit ou une heure j'etait pompiste je gagnais beaucoup d'argent j'avais des bagnoles d'enfer !! un bateu de 15 metres dans le port maintenant ils sont tous fatigués travailler 35 heures c'est trop dur !!! pourtant du travail il y en a !!!

    Le 26/07/2012 à 00h00
  • yzae84 : Tout simplement pour les médias augmenter leur audimat afin de mieux vendre leurs publicité et les syndicats cherche des salariés en plus pour augmenter les voix de gauche .... En attendant on ne parle pas des 2 000 000 mutations ou créations d'emplois tout les ans dans de nouvelles technologie c'est ça l'avenir c'est finit le temps ou on faisait carrière dans la même entreprises il va falloir être mobile et réactif pour s'en sortir et dans les années à venir beaucoup auront à leur actifs 3 à 4 boulots différent c'est une réalité le monde bouge très vite et si certains ne l'integre pas et bien ils resteront sur le carreau

    Le 25/07/2012 à 14h39
  • baramine423 : Encore une propagande du Medef pour faire baisser les salaires , il existe d'autres études qui montrent que le cout du travail en France et en Allemagne sont quasi similaires .On voit bien l'interet du Medef de vouloir profiter de la bonne situation économique de l'industrie allemande pour l'attribuer à de fausses raisons . D'autres explications existent comme le fait que les allemands font du haut de gamme et ont une image bien solide , comme pour nous le vin et le fromage , on a une réputation de qualité c'est cette réputation qui permet de vendre et certainement la flexibilité .

    Le 25/07/2012 à 13h45
  • dejavieux : Quand on sait plus quoi faire on crée une commission ou on nomme un expert. C'est malheureusement souvent reculer pour plus mal sauter

    Le 25/07/2012 à 13h35
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