Les syndicats tentent de s'unir face à la rigueur

le 18 novembre 2011 à 05h43 , mis à jour le 17 novembre 2011 à 16h07

Un mois après une mobilisation en demi-teinte, l'intersyndicale se retrouve au siège de la CGT à Montreuil pour tenter de mettre sur pied une riposte commune face au nouveau plan de rigueur du gouvernement.

Comment réagir face au durcissement de la politique de rigueur ? Si tous les syndicats la dénoncent, élaborer une riposte commune s'avère plus compliqué. C'est pour tenter de s'accorder que les principaux d'entre eux se retrouvent ce vendredi en début d'après-midi à Montreuil, au siège de la CGT. Le mot d'ordre avait été lancé par le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, qui avait estimé "urgent que le mouvement syndical affirme sa fermeté et sa détermination" face à des mesures jugées injustes, l'Union syndicale Solidaires appelant à "la construction de mobilisations d'ampleur".

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Plus d'infos

La CFE-CGC sera absente ce vendredi, contrairement à la CFTC qui vient "d'abord pour écouter". En revanche FO, qui ne participe pas au club des 5 (CGT-CFDT-FSU-Solidaires-Unsa) depuis le mouvement contre la réforme des retraites en 2010, s'est décidée à "discuter" d'une éventuelle "action commune" contre les mesures d'austérité supplémentaires annoncées le 7 novembre. "C'est bien que FO revienne à la table, mais si c'est avec pour unique objectif de faire capoter ce qu'il est envisageable de faire à plusieurs, ce serait dommage", a prévenu Bernard Thibault, ajoutant : "personne ne sera dupe".

Mobiliser, oui... mais comment ?

Mais la réalisation d'un front syndical semble hypothétique. Avant même la rencontre de ce vendredi, les dissensions sont visibles. Si la CGT prône une journée de mobilisation unitaire prenant pour cible le Parlement, FO continue de pencher pour un arrêt de travail de 24 heures, excluant un nouveau cycle de manifestations, "inefficace" à ses yeux. La FSU appelle de son côté à "construire un mouvement, dans le débat avec les salariés, dans l'interpellation des élus". "Il y a nécessité de mobiliser sur les alternatives que l'on peut opposer aux plans successifs", a déclaré sa secrétaire générale, Bernadette Groison.

"Nous allons à l'intersyndicale sans avoir fait un diktat sur la manière de faire. On ne peut pas trouver d'accord si chacun arrive avec ses positions et qu'elles sont immuables", fait valoir Marcel Grignard, numéro deux de la CFDT. Ecartant toutefois d'emblée l'idée d'une grève de 24 heures, qui ne correspond pas, estime-t-il, "aux attentes des salariés, préoccupés par l'emploi et le pouvoir d'achat", Marcel Grignard estime aussi qu'"on ne fera pas un second 11 octobre, qui n'avait pas montré la capacité des syndicats à peser de manière lourde". La journée interprofessionnelle contre le plan anti-déficits organisée à cette date avait rassemblé entre 145.000 et 270.000 manifestants dans toute la France, l'intersyndicale n'ayant pas pu surmonter ses divergences sur les modalités d'action. FO avait manifesté en solo fin septembre.

le 18 novembre 2011 à 05:43
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42 Commentaires

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  • elimen, le 18/11/2011 à 18h38

    Leurs ainés de 36 doivent ce retourner dans leurs tombes , quel manque de courage vis a vis des plans de r rigueur . Mais comme ils ne sont pas indépendants financièrement ceci peut expliquer celà . Au fait que devient l'affaire de L'UIMM.

  • mcg35, le 18/11/2011 à 18h01

    Les syndicats sont D'UN AUTRE TEMPS ... Encore au 19ème siècle ... Encore sous le dogme du Marxisme ... Voilà le gâchis!!!

  • j.bon, le 18/11/2011 à 17h32

    Que ces syndicats commencent par faire du syndicalisme ! Ils ont tué la représentation syndicale avec lers manoeuvres politico-corporatistes et c'est a cause d'eux que nous n'avons en france aucun organisme fédérateurs pour nous retrouver et protester

  • ilesmarquises, le 18/11/2011 à 17h30

    Retraite : meilleurs années pour les uns, 6 derniers mois pour les autres, c'est normal puisque les fonctionnaires ont une carrière linéaire, donc leurs 6 derniers mois sont aussi ceux où ils étaient touchaient un peu plus. C'est équitable, on prend la meilleure période pour tous, je ne vois pas où est le problème. Sans compter que les primes qui constituent en partie le salaire des fonctionnaires n'est pas pris en compte pour le calcul de leur retraite. On l'a déjà expliqué, faut suivre...

  • 29raymond, le 18/11/2011 à 16h56

    Les syndicats n'ont jamais sauvé la moindre entreprise, par contre ils ont contribué à en couler beaucoup.

  • anti-kosotto1, le 18/11/2011 à 16h02

    Et pour rien, dans 2 mois c'est fini.

  • mar073, le 18/11/2011 à 15h20

    Ce n'est pas non plus la cgt qui se bat

  • kosotto1, le 18/11/2011 à 14h31

    En attendant ce sont les syndicats et particulièrement la CFDT qui se battent pour sauver Sea France, pas les membres de l'UMP !

  • michelfan, le 18/11/2011 à 14h21

    Tiens les frères ennemis sont de retour ...

  • nico26154, le 18/11/2011 à 14h12

    Ah vous avez raisons : que le gens du publique soient payé 30% de plus et ce sera equitable...

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