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Médecins libéraux : une prime en échange d'économies pour la Sécu
L'assurance maladie et les médecins libéraux ont signé un accord jeudi généralisant l'attribution d'une prime aux médecins qui permettront à la Sécurité sociale de faire quelques belles économies. En revanche, les négociations sur les dépassements d'honoraires bloquent.
Publié le 21/07/2011
Se présenter aux urgences de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), quand on n'est pas malade mais sans abri : cette solution de repli, 111 familles ont dû y recourir entre le 4 mai et le 15 juillet, selon une étude de la coordination du service social l'AP-HP. Ce chiffre met une nouvelle fois en lumière les difficultés à trouver un hébergement d'urgence, en particulier en Ile-de-France. Mardi, le fondateur du Samu social Xavier Emmanuelli a annoncé sa démission, pointant du doigt une situation budgétaire devenue ingérable.
L'aide d'urgence est en effet confrontée à d'importantes réductions de son budget, alloué par l'Etat. Le Samu social orientait auparavant les sans-abris vers des hôtels. Désormais, les financements dont il dispose pour des nuitées hôtelières sont amputés de 25%. Résultat : le numéro d'appel d'urgence de la structure, le 115, se voit de plus en plus souvent obligé de réorienter les plus démunis vers les hôpitaux.
"Cri d'alarme"
Sur les 111 familles concernées par l'étude, 45 ont passé la nuit aux urgences. Les 45 autres ont été orientés vers des maternités. Parmi elles se trouvaient au moins 64 enfants, âgés de quelques semaines à 12 ans. Le document de l'AP-HP précise qu' "avant de venir sur les maternités plusieurs familles ont dormi dans la rue ou dans des halls d'immeuble."
La démission de Xavier Emmanuelli a mis en lumière la situation critique de l'hébergement d'urgence. La candidate à la primaire PS Martine Aubry a évoqué mardi un "cri d'alarme, qui traduit la gravité de la situation de l'hébergement d'urgence en France." L'association France Terre d'Asile a quant à elle estimé que cette démission "n'était que la partie émergée du profond malaise qui s'est emparé du secteur social en France."
Face aux critiques, François Fillon répond ce mercredi dans un communiqué que "la situation des sans-abris constitue une préoccupation permanente du gouvernement." Concernant les "difficultés d'hébergement rencontrées par certaines familles cette semaine", le Premier ministre ajoute qu' "il existe des solutions, même provisoires", demandant que "tous les moyens de l'Etat, en lien avec les collectivités locales, soient mobilisés pour trouver des réponses appropriées, dans des centres d'hébergement, ou en recourant à des chambres d'hôtel avant une orientation vers des solutions plus durables."
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