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Loi Travail, SNCF, RATP : entre grèves et manifestations, ce qui vous attend mercredi

Edité par
le 07 mars 2016 à 13h30 , mis à jour le 07 mars 2016 à 13h36.
Temps de lecture
4min
Manifestations grève syndicats CGT
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Social Grèves à la SNCF et à la RATP, manifestations partout en France contre le projet de réforme du Code du travail... : la journée du 9 mars promet d'être chargée sur le front social. Les perturbations, notamment dans les transports, seront nombreuses. MYTF1News vous aide à y voir plus clair.

Les raisons divergent mais les griefs s'agrègent. Entre les manifestations pour réclamer le retrait de la Loi Travail portée par Myriam El Khomri et les grèves prévues à la SNCF et à la RATP, la journée du mercredi 9 mars promet d'être mouvementée au niveau social.
 
Le projet réforme du Code du travail, qui mobilise tant les syndicats que les organisations étudiantes et lycéennes, devait initialement être présenté en Conseil des ministres le 9 mars. Malgré son report au 24 mars, la mobilisation s'est amplifiée et les rassemblements ont été maintenus. Paris et une centaine de villes en région sont concernées.
 
Pour ce qui est des deux sociétés transports, la contestation porte essentiellement sur les conditions de travail tandis que les futures règles (durées, repos, astreintes...) communes au secteur ferroviaire, public et privé, se négocient en ce moment. Les syndicats exigent notamment des hausses de salaires.
 
MYTF1News fait le point sur cette journée de (fortes) perturbations.

A LIRE >>>   Valls reçoit les syndicats : quels sont les points d'achopement de la loi Travail ? 
 
 
Journée noire dans les transports
 
Salaires, emploi, conditions de travail : les syndicats de la SNCF, ressoudés, et ceux de la RATP appellent à cesser le travail, laissant augurer d'importantes difficultés de transports notamment en Ile-de-France. Dans les deux cas, le mouvement débutera mardi soir (dès 19h00 côté SNCF,  22h00 à la RATP) et s'achèvera jeudi matin.    
 
Ces grèves, le jour des épreuves du prestigieux concours de l'agrégation pour 3.000 candidats, devraient être largement suivies. Les quatre syndicats représentatifs de la SNCF (CGT, SUD, Unsa, CFDT) ont en effet appelé conjointement à la mobilisation, une première depuis 2013. Outre le maintien d'un cadre social de "haut niveau", ils exigent des embauches en nombre suffisant, alors que des trains sont supprimés dans plusieurs régions, ainsi qu'une hausse des salaires. L'Unsa s'attend à une "journée marquante" avec une mobilisation "qui ira bien au-delà des personnels roulants".
  
Du côté de la RATP, le conflit est essentiellement salarial. CGT et SUD (respectivement premier et troisième syndicats) réclament une augmentation du salaire de base, après une année de gel en 2015 "malgré des résultats financiers records".
 
La SNCF, comme la RATP, doivent annoncer d'ici lundi soir leurs prévisions de trafic, au vu des déclarations déposées au minimum 48 heures à l'avance par les agents.

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Contre la loi El Khomri, le 9 mars ne devrait être que "l'apéro"
 
À Paris et en région, de nombreux rassemblements sont prévus. Les initiateurs de la pétition "Loi Travail : non, merci !", qui a recueilli plus de 1.150.000 signatures en deux semaines, espèrent faire reculer le gouvernement et obtenir un retrait total du projet de loi. A Paris, deux principaux rendez-vous sont prévus : l'un du siège du Medef au ministère du Travail (à 12h30), l'autre sur la place de la République (à 14h).
  
Sept syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires, l'Unef et côté lycéens l'UNL et la FIDL) encouragent leurs troupes à participer aux différentes initiatives organisées mercredi prochain. Les mêmes appellent aussi à manifester et à faire grève le 31 mars pour demander le retrait du projet, une journée qui sera un "plat de consistance" après "l'apéro" du 9, selon le patron de Force ouvrière Jean-Claude Mailly.
 
Dans plusieurs entreprises ou secteurs, des syndicats cégétistes ont appelé les salariés à "participer massivement aux différentes manifestations", notamment la CGT-Air France, la fédération des services publics (fonctionnaires territoriaux) ou la CGT-Commerce. Côté enseignants, le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, a appelé à "rejoindre les manifestations et initiatives", tout comme la CGT Éduc'action.

A LIRE >>>   Loi El Khomri : déjà un million de signatures en ligne, un record en France

 

VIDEO. La minute pour comprendre : la réforme du Travail portée par Myriam El Khomri

 

Commenter cet article

  • jlub84 : Une chose qui est aussi certaine, c'est qu'enfin appliquer ce qui fonctionne depuis des décennies dans d'autres pays fait peur aux syndicats qui pourraient avoir plus de mal à vendre leur idéologie et recruter des adeptes ...

    Le 07/03/2016 à 21h27
  • jlub84 : Peut-être parce que ceux qui ne signent pas la pétition ont compris, eux, que 1) il faudra bien un jour ou l'autre faire quelquechose pour faciliter la création d'emploi et donner du travail à ceux qui, faute d'en avoir, se foutent éperdument de savoir si il sera plus facile ou non pour une entreprise de licencier et 2) plus il y a aura de demande, plus il sera facile de retrouver du travail en cas de licenciement!

    Le 07/03/2016 à 21h07
  • baron_von_bubba : Ben juste avec la minute on se demande pourquoi il n'y a pas plus d'un million sur la pétition, travailler jusqu'à 46 heures voir dés fois 60h ( payé 35h ), licencier plus facilement, et en cas de licenciement délictuel une peine plafond ... pauvres gosses ... Faut pas oublier qu'en cas de licenciement pour retrouver un boulot ,qu'au niveau salaire c'est case départ, expérience, ancienneté fini !

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