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Marignane : les pilotes de bombardiers d'eau en grève

Véronique Buonomano par
le 01 juillet 2012 à 14h40 , mis à jour le 01 juillet 2012 à 15h04.
Temps de lecture
3min
Avion bombardier d'eau.

Crédits : TF1/LCI

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SocialLes pilotes de la Sécurité civile se sont lancés dans une grève illimitée pour dénoncer le manque de moyens et l'absence de dialogue social. Mais même grévistes, les pilotes restent réquisitionnables en cas de besoin.

Les pilotes de bombardiers d'eau de la base de la Sécurité civile de Marignane (Bouches-du-Rhône), se sont lancés dimanche dans une grève illimitée, la première depuis 1998, pour dénoncer le manque de moyens affectés à la maintenance des avions et l'absence de dialogue social. "La grève a été votée à la quasi-unanimité en assemblée générale", a déclaré à l'AFP François Tauveron, délégué du SNPNAC (Syndicat national du personnel naviguant de l'aéronautique civile). 

"Notre direction n'est plus à nos côtés"

"Jusqu'ici, nous avions une écoute de la part de notre hiérarchie, ce qui n'est plus le cas depuis l'été dernier et la nomination à la tête de la direction générale de la Sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC, NDLR) de Jean-Paul Kihl", a affirmé François Tauveron.

Auparavant, a-t-il ajouté, "ça se passait dans un climat bien meilleur, on sentait une volonté de faire avancer le système et de prendre en compte nos problématiques". "Aujourd'hui, dès qu'on dit 'bonjour', on nous répond 'RGPP' (révision générale des politiques publiques, NDLR)", affirme, désabusé, le syndicaliste, précisant que les pilotes ont un statut de contractuels.

Pour les pilotes, qui craignent également un délabrement général de leur base, dont le budget de fonctionnement baisse depuis quelques années selon eux, le constat est clair : "Notre direction n'est plus à nos côtés pour défendre notre mission".

Même en grève, les pilotes restent réquisitionnables

Au printemps, la DGSCGC avait annoncé vouloir laisser au sol cet été deux Canadair, ainsi qu'un avion de coordination Beechcraft 200, ordinairement utilisé en Corse, pour économiser de l'argent sur la maintenance. 

Vendredi le directeur Jean-Paul Kihl et le sous-directeur des Moyens nationaux, Patrice Faure, sont venus de Paris pour rencontrer les pilotes. Les deux avions, qui devaient rester au sol, finalement "reviendront en service courant à partir de lundi", a annoncé Patrice Faure aux pilotes, à qui il a par ailleurs été demandé de "gérer et optimiser les potentiels" des avions.

Mais ces avancées restent "insuffisantes", insiste François Tauveron, qui demande "solennellement une entrevue au ministre de l'Intérieur Manuel Valls". 

Même grévistes, les pilotes, restent réquisitionnables en cas de besoin. Cependant, les grévistes ne seront pas pré-positionnés en détachement sur les lieux à risques, mais devront partir de Marignane, préviennent-ils, ce qui pourra occasionner des retards sur les interventions.

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