Laurence Parisot a confirmé mardi avoir demandé d'examiner la possibilité de changer les statuts du Medef, ce qui lui permettrait éventuellement de conserver la présidence de l'organisation patronale. Le mandat de la "patronne des patrons", son deuxième à la tête du Medef, s'achève en juillet et des candidats commencent à se déclarer, à l'image de Pierre Gattaz lundi.
"Ces statuts sont bancals, c'est une évidence, puisqu'ils prévoient la possibilité de faire deux mandats mais le premier dure cinq ans et le deuxième dure trois ans ; il y a quelque chose de profondément inégalitaire", a dit Laurence Parisot sur France Info. "J'ai donc demandé au comité statutaire d'examiner cette question. Le comité statutaire de notre mouvement fera des recommandations, et à partir de ce moment-là, le conseil exécutif décidera, et je prendrai ma décision."
"On ne change pas les règles du jeu"
Priée de dire si elle souhaitait conserver son poste, Laurence Parisot a répondu : "Il y a quelques mois, deux mois environ, plusieurs chefs d'entreprise, des présidents de fédérations professionnelles, des présidents de Medef territoriaux, quelques dirigeants de très grandes entreprises m'ont demandé de considérer la possibilité de rester plus longtemps à la tête du Medef compte tenu des turbulences économiques. J'avoue, et tout le monde le sait très bien, que j'ai aimé ce que j'ai fait, mais c'est quelque chose qui mérite réflexion".
Elue en 2005 pour un premier mandat de cinq ans puis reconduite en 2010 pour une durée de trois ans, conforme aux statuts actuels de l'organisation, Laurence Parisot doit quitter son poste en juillet. La vice-présidente de l'institut de sondages Ifop suggère de prolonger à cinq ans la durée du second mandat et/ou de lever la limitation du nombre de mandats.
Mais plusieurs responsables se sont élevés contre ce qu'ils semblent considérer comme un coup de force. "On ne change pas les règles du jeu cinq mois avant une élection", a prévenu le président du Groupe des fédérations industrielles (GFI), Pierre Gattaz, qui s'est déclaré candidat. Un autre candidat déjà déclaré, l'ex-médiateur de la sous-traitance, Jean-Claude Volot, a dénoncé une démarche de Laurence Parisot "des plus curieuses".






