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Négociation sur l'emploi : la "dernière chance", c'est maintenant


le 10 janvier 2013 à 01h40 , mis à jour le 10 janvier 2013 à 06h18.
Temps de lecture
3min
MEDEF

Crédits : TF1

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SocialSyndicats et patronat se retrouvent jeudi et vendredi pour deux réunions de la dernière chance afin de tenter d'arracher un compromis sur la "sécurisation de l'emploi", souhaité par François Hollande.

L'ambiance sera sans doute tendue. Syndicats (CDFT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC) et patronat (Medef, CGPME, UPA) se retrouvent jeudi et vendredi pour deux réunions de la dernière chance afin de tenter d'arracher un compromis sur la "sécurisation de l'emploi", tant souhaité par François Hollande. Les discussions achoppent notamment sur la taxation des contrats courts, refusée par le patronat. Les dirigeants de la CGT et de FO ayant confirmé qu'ils ne signeraient pas si le patronat maintenait ses exigences en matière de flexibilité, les chances de compromis reposent surtout sur des concessions du Medef et sur la CFE-CGC, la CFTC et la CFDT.
 
Un accord est-il encore possible alors que, aux deux extrêmes,  la CGT et le Medef n'ont pas  hésité à surlouer leur pessimisme ces derniers-jours ? "On est dans un moment difficile mais le match n'est pas fini, le match finit vendredi", veut croire Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT sur France Info. Pour lui, c'est le patronat qui doit bouger dans la négociation sur la sécurisation de l'emploi pour que les partenaires sociaux parviennent à un accord vendredi.  Son syndicat a quatre "exigences fortes", a-t-il rappelé : "Une complémentaire santé pour tous les salariés, des droits rechargeables à l'assurance chômage, la limitation des temps partiels imposés et la taxation des contrats courts".
 
Le gouvernement calme le jeu mais...
 
L'éventuelle pénalisation des contrats courts, que les organisations patronales refusent jusqu'ici d'envisager, est l'une des clefs de l'issue des négociations. Selon une source patronale, le gouvernement a menacé le Medef de ne pas appliquer, en cas de désaccord, le crédit d'impôt pour améliorer la compétitivité des entreprises à celles qui abuseraient des contrats à durée déterminée.
 
Le ministre du Travail, Michel Sapin, accusé par le patronat d'ingérence dans cette épineuse négociation, a affirmé mercredi son "respect" pour "tous les partenaires sociaux" et a engagé les députés socialistes à suivre la même ligne. Mais, de son côté, le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, a rappelé qu'un texte sur la sécurisation de l'emploi serait présenté "avant fin février" en Conseil des ministres si les partenaires sociaux n'arrivaient pas à trouver un accord à l'issue de leur négociation.

> A lire aussi : négociations sur l'emploi, Parisot dénonce l'ingérence du gouvernement

Commenter cet article

  • clementine1218 : Ben tu ferme déjà deux sites et tu regroupe tes 5 salariés , ça te coutera moins cher de payé des déplacements en province et rien qu'avec ça tu peu mettre ceux a temps partiel , a temps plein. Il ni a pas de problème que des solutions mais jamais a l'avantage des salariés curieux non !

    Le 10/01/2013 à 13h33
  • ababord : Par une fiscalité adaptée on peut favoriser les entreprises qui embauchent par rapport à celles qui recherchent le profit avant tout.

    Le 10/01/2013 à 10h32
  • lassaty : J'ai 5 salariés : un étudiant, deux temps partiels et deux temps pleins pour trois sites. Je ne peux financièrement pas donner plus d'heures, je fais quoi? Je licencie tout le monde avant de faire faillite, messieurs les syndicalistes? Une de mes salariée va partir en congé maternité, je vais devoir la remplacer (étant donné qu'elle travaille sur un site éloigné de celui ou travaille mon 2ème temps partiel, personne ne peut la remplacer en interne). Cela me coutera 10% de prime de précarité pour le cdd que vais recruter (et oui, les cdd sont déja taxés de 10%), alors je fais quoi je la vire avant son congé pour faute grave pour pouvoir donner un cdi au suivant? C'est n'importe quoi, à force de vouloir légiférer pour que les grosses boites se tiennent bien, on va mettre en péril les petites.

    Le 10/01/2013 à 10h16
  • mactan1 : Ababord ..et bien oui, mais on ne peut pas faire une loi pour ceux qui abusent et une autre pour ceux qui n'abusent pas , si bien qu'au bout du compte tout le monde est pénalisé ...

    Le 10/01/2013 à 08h20
  • ababord : Les syndicalistes sont des représentants des syndicats et pas des fonctionnaires .

    Le 10/01/2013 à 07h55
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