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Négociation pour l'emploi : faute d'accord, les discussions continueront vendredi


le 10 janvier 2013 à 17h49 , mis à jour le 10 janvier 2013 à 21h52.
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SocialLe patronat a présenté jeudi après-midi aux syndicats un nouveau projet de texte sur la réforme du marché du travail voulue par François Hollande, et aborder la taxation des contrats courts qu'il refusait jusqu'à présent de discuter.

La négociation sur la réforme du marché du travail a "progressé" jeudi à "petits pas", selon plusieurs syndicats, mais au vu des dissensions patronales apparues dans la journée, elle n'aboutira pas dans la soirée et vont se poursuivre vendredi. Stéphane Lardy, de Force ouvrière, a annoncé à la presse à 21h30 la levée de  la séance et une reprise vendredi à 9h30, ce qu'a confirmé le Medef.

La première journée du dernier round aura été marquée par plus de suspensions de séances que de temps de réunion: "le patronat aurait dû faire avant ses arbitrages. On a perdu du temps", a regretté Joseph Thouvenel (CFTC) après avoir reçu la version, remaniée une nouvelle fois dans l'après-midi, du projet patronal. Depuis le coup d'envoi, le 4 octobre 2012, de cette négociation cruciale, syndicats (CDFT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC) et patronat (Medef, CGPME, UPA) peinent à trouver un compromis pour fluidifier le marché du travail en donnant plus de souplesse aux entreprises et de protection aux salariés. 

"Quelques centaines de mètres à parcourir"

En début de soirée, les syndicats s'étaient retirés plus de deux heures pour étudier le nouveau projet. Ils ont repris les discussions vers 20 heures avec le patronat. "On n'est pas encore au bout mais ça avance. Il reste encore quelques centaines de mètres à parcourir", commentait le négociateur de la CFDT Patrick Pierron en évoquant l'hypothèse d'une reprise vendredi.

Sur la généralisation de la complémentaire santé et les droits rechargeables à l'assurance chômage, il y a eu "des améliorations" mais "on attend avec impatience que le patronat aborde la question des contrats précaires", posée comme condition impérative par les syndicats, a-t-il souligné. "C'est une technique de négociation de lâcher au dernier moment sur les points majeurs, la discussion n'est pas terminée", a commenté M. Thouvenel.

Une "négo dans la négo"

Pour Stéphane Lardy (FO), "un accord n'est pas pour ce soir". "On avance petit pas par petits pas... vu la division patronale", a-t-il ajouté en évoquant le "bal tragique" offert par le Medef et l'UPA (artisans) qui se sont étripés par communiqués interposés. A côté de la négociation officielle, il y a une "négo dans la négo", interne au camp patronal, reconnaissait le Medef.

Au cœur de la querelle, la question du choix des prestataires chargés d'offrir les mutuelles d'entreprise que le patronat propose de généraliser d'ici le 1er janvier 2016. FO a dans l'affaire apporté son "soutien" à l'UPA "qui s'inquiète à juste titre que le texte patronal livre le marché de la complémentaire santé aux sociétés d'assurance, ce qui est inacceptable".

Un "clash de l'UPA"

Peu de temps avant la transmission du nouveau texte, ce dernier round a été marqué par un "clash de l'UPA", selon les mots du Medef. Des dissensions entre la CGPME et le Medef étaient déjà apparues au grand jour les semaines précédentes. Dans un communiqué, l'UPA (artisans) a déclaré "ne pas accepter un texte qui lèse la grande majorité des entreprises", estimant que "le projet d'accord en cours de finalisation organise la flexibilité de l'emploi au seul profit de quelques grandes entreprises françaises", alors que la majorité "supportera l'essentiel des surcoûts générés".

La question du choix des prestataires chargés d'offrir les mutuelles d'entreprise généralisées froisse particulièrement l'UPA. "On a fait sauter le contrat de projet, le CDI intermittent devient expérimental : l'UPA n'a plus rien", commentait Marie-Françoise Leflon (CFE-CGC).

Pour Joseph Thouvenel (CFTC), "le patronat aurait dû faire avant ses arbitrages". "On a perdu temps", regrettait-il. Depuis le coup d'envoi, le 4 octobre 2012, de cette négociation cruciale, syndicats (CDFT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC) et patronat (Medef, CGPME, UPA) cherchent les moyens de fluidifier le marché du travail en donnant plus de souplesse aux entreprises et de protection aux salariés. L'objectif des négociations est de conclure un accord d'ici à vendredi.

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