L'heure n'est pas à l'optimisme. Pour au moins deux raisons. La première : ce sont les plans sociaux. Ils sont, et on le comprend, largement médiatisés. Mais pour autant, ceux dont on parle tant aujourd'hui n'ont pratiquement aucune incidence sur les chiffres de l'emploi. En août, les licenciements ont à peine représenté 2,5 % des nouveaux chômeurs.
L'explication est simple : les plans de départs qui font l'actualité sont pour demain, ou après demain : 8000 départs chez Peugeot Citroën ? Ils sont prévus pour 2014. 900 emplois chez Sanofi ? L'échéance est à 2015. En réalité, sur les plans sociaux, le pire est à venir.
La deuxième raison : c'est la croissance. Pour simplement stabiliser le chômage, il faut 1 % de croissance. En dessous, les entreprises privées détruisent des emplois, parce qu'elles n'embauchent pas ou, pire, licencient. Si on retient les prévisions des économistes, de 0,5 % de croissance l'an prochain, il faut s'attendre mécaniquement à la perte de 85.000 emplois en un an.
Certes, le gouvernement est à la manœuvre, avec les emplois d'avenir votés cette semaine au Sénat, ou encore les contrats de génération. Mais on sait bien que les contrats aidés ne suffisent pas à renverser une tendance. François Hollande a promis d'inverser la courbe du chômage à la fin de 2013 : c'est un pari pour le moins risqué.
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Chef du service Economie et Social de TF1
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