Cinq employées d'un magasin Tati à Noyelles-Godault, près de Lens, ont été licenciées pour faute grave après avoir donné à des proches des bons d'achat nominatifs de 50 euros, selon la CGT. Il s'agit d'une adjointe de direction, ainsi que deux vendeuses et deux caissières qui avaient encaissé les bons valables du 1er au 31 décembre.
Pas de licenciement éco quand la maison-mère va bien !
La Cour de cassation a estimé que des licenciements économiques de salariés d'une filiale en cessation d'activité étaient infondés, compte tenu de la bonne santé du groupe.
Publié le 03/02/2011
"J'ai donné mon bon à mes beaux-parents qui sont venus s'acheter des articles parce que je n'en avais pas besoin. Une semaine après, le chef de secteur m'a dit que c'était de la fraude et m'a signifié mon licenciement", a confié une vendeuse, Jennifer, qui a travaillé huit ans pour l'enseigne. "Moi, j'ai donné les bons pour faire plaisir. Je n'ai jamais fait d'erreur, je n'ai jamais eu d'avertissement. C'est injuste, on ira jusqu'au bout", a-t-elle ajouté.
La direction injoignable vendredi
Les employées ont alerté l'union locale CGT, qui a décidé de poursuivre aux prud'hommes la chaîne d'habillement à bas prix. Celle-ci n'était pas immédiatement joignable vendredi.
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