La crise a parfois bon dos en matière de licenciements, la justice vient y mettre un peu d'ordre. La Cour de cassation a estimé que des licenciements économiques de salariés d'une filiale en cessation d'activité étaient infondés, compte tenu de la bonne santé du groupe vis-à-vis duquel elle n'avait aucune autonomie. Le licenciement économique n'étant plus justifié, les salariés de Mécanique industrie chimie (MIC), licenciés en 2004, pourront être indemnisés. MIC, basée alors à Rungis (Val-de-Marne), produisait des appareils de manutention manuelle, et était une filiale de Jungheinrich finances holding (JFH).
RSA : Wauquiez persiste et signe
"Je dis tout haut ce que les Français pensent tout bas", affirme Laurent Wauquiez dans un entretien au Progrès jeudi après soulevé la polémique sur l'assistanat. Nicolas Sarkozy l'avait recadré mercredi en conseil des ministres.
Publié le 12/05/2011
Proposition sur le RSA : Bachelot tacle Wauquiez
Alors que la proposition de Laurent Wauquiez sur le RSA suscitait de nombreuses critiques lundi, la ministre des Solidarités a estimé dans un communiqué qu'elle posait "des difficultés de principe et de mise en oeuvre".
Publié le 09/05/2011
Wauquiez veut mettre les bénéficiaires du RSA au travail
Quelle est la principale injustice en France ? Les bonus bancaires ? Pas du tout : pour Wauquiez, ce sont les "dérives de l'assistanat", un "cancer de la société française". Il propose de plafonner le cumul de minima sociaux et d'imposer des "heures de service social" aux bénéficiaires du RSA.
Publié le 09/05/2011
Les aires de livraison ne sont pas réservées aux pros
Tout conducteur peut utiliser une place de livraison pour décharger ou charger son véhicule. Pas question pour les utilitaires de stationner sans raison sur ces emplacements.
Publié le 11/03/2011
Pas-de-Calais: licenciées pour des bons d'achat donnés à des proches
Cinq employées d'un magasin Tati à Noyelles-Godault , près de Lens, ont été licenciées pour faute grave après avoir donné à des proches des bons d'achat nominatifs de 50 euros, selon la CGT. Le syndicat a décidé de poursuivre aux prud'hommes la chaîne d'habillement à bas prix.
Publié le 04/02/2011
Un arrêt du 18 janvier, confirmant une décision de la cour d'appel de Paris, a retenu "une confusion d'intérêts, d'activités et de direction" entre JFH et sa filiale MIC et qu'en conséquence "la société JFH avait la qualité de co-employeur à l'égard du personnel de la société MIC". Et dans ce cas, ajoute la Cour, "la cessation d'activité de MIC ne résultait que de choix stratégiques décidés au niveau du groupe, sans que des difficultés économiques les justifient".
L'autonomie en questions
La cessation d'activité ne peut constituer une cause économique de licenciement qu'à la condition d'être justifiée par des difficultés économiques, par une mutation technologique ou par la nécessité de sauvegarder la compétitivité du secteur d'activité du groupe, rappelle l'arrêt. MIC était entièrement sous la dépendance de Jungheinrich finances holding, qui absorbait 80% de sa production, fixait les prix, dictait les choix stratégiques, assurait la direction opérationnelle et la gestion administrative, a relevé la Cour.
JFH détenait la quasi-totalité du capital de MIC et il existait une gestion commune du personnel de la filiale, souligne également l'arrêt pour démontrer que MIC n'avait "aucune autonomie".
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