Le compte n'y est pas. Si PSA Peugeot Citroën a détaillé ses suppressions de postes par site vendredi, qui doit conduire à 8.000 emplois en moins dans le groupe d'ici 2014, le nombre d'emplois indirectement concerné reste encore vague.
Ainsi, le site de Poissy, dans les Yvelines, doit accueillir, en reclassement interne, 1.500 salariés du site d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), en remplacement progressif des intérimaires dont le contrat touchera à sa fin a précisé le directeur industriel de PSA. Ils sont 1.300 à y travailler selon la direction. Le site d'Aulnay emploie encore 300 intérimaires.
Sur le site de Sochaux, qui doit réduire ses effectifs de 579 CDI, environ 700 des 1.600 intérimaires ne devraient pas être reconduits, a indiqué la CGT. En cause : la baisse de la production des Peugeot 3008 et 5008 et de la Citroën DS5, annoncée en juin. Les autres sites concernés par des plans de départs volontaires craignent pour leurs intérimaires. Ils sont 800 à travailler à Mulhouse (dans le Haut-Rhin), 320 à Trémery (en Moselle).
... et les sous-traitants
Derrière la question des intérimaires se pose aussi celle des sous-traitants et de toute l'économie régionale. A Metz, les sous-traitants comptent entre 700 et 900 emplois. En Seine-Saint-Denis, avec la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois prévue pour 2014, selon la CGPME du département, ce sont "plus de 7.000 emplois dans mes services et le commerce" qui sont menacés. Le syndicat patronal des PME comptabilise les sous-traitants, mais également les commerces qui vivaient de la présence des salariés de PSA dans les environs.
Car pour chaque ouvrier d'une usine automobile, il faut compter deux ou trois salariés sous-traitants, selon des analystes. Mais face à ce plan, tous ne sont pas logés à la même enseigne. Ce sont les sous-traitants qui ne travaillent pas directement avec le constructeur qui risquent d'être les plus fragilisés, estimaient des syndicalistes de Faurecia, lui-même sous-traitant de PSA. De même, certaines régions, comme le Nord-Pas de Calais, moins concernées par les annonces, s'estiment (encore) épargnées.






