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PSA : Aulnay va savoir


le 12 juillet 2012 à 05h45 , mis à jour le 12 juillet 2012 à 07h56.
Temps de lecture
3min
PSA Aulnay : une attente insoutenable

L'usine PSA Peugeot Citroën d'Aulnay-sous-bois, menacée de fermeture, est très importante pour la ville. Salariés et habitants sont très inquiets pour l'avenir. / Crédits : TF1/LCI

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SocialPSA Peugeot Citroën devrait dévoiler aujourd'hui lors du Comité central d'entreprise des mesures visant à redresser le groupe. Les syndicats craignent notamment une fermeture du site d'Aulnay (3.300 salariés) et des réductions d'effectifs à Rennes.

C'est le jour de vérité pour les 3.300 salariés (sans compter les sous-traitants) du site PSA d'Aulnay. Leur avenir est en effet discuté ce matin lors du Comité central d'entreprise où PSA, pressé de toutes parts, devrait révéler ses intentions.

Outre Aulnay, les syndicats attendent de connaître les projets pour l'usine de Rennes, où du sureffectif a été annoncé. Le sort de la filiale SevelNord (utilitaires coproduits avec Fiat) a été en revanche discuté dans un comité d'entreprise qui a eu lieu mercredi.
 
Jusqu'au dernier moment, les syndicats sont restés dans le flou, aussi bien au niveau global que pour Aulnay. Un durcissement du plan global d'économies (1 milliard d'euros par an) n'est notamment pas exclu. Ce plan prévoit cette année 1.900 suppressions de postes en France (et 2.400 chez des prestataires dans l'Hexagone) et 6.000 en Europe. Le 3 juillet, un syndicaliste FO a créé un certain émoi en évoquant la possibilité que le constructeur français supprime en France jusqu'à 10.000 postes.

Les pays émergents ne sauvent pas la mise

Les autres syndicats n'ont pas repris ce chiffre. Certains tentant de l'expliquer en additionnant les pires hypothèses : fermeture d'Aulnay, plus de 1.000 suppressions de postes à Rennes, 6 à 800 à Sevelnord, d'autres dans la recherche et développement, en plus des suppressions entrant progressivement en vigueur via des mobilités internes ou des départs négociés.

La mauvaise santé du marché européen (-18% au 1er semestre 2012), qui représente 60% des ventes de PSA, a plongé le groupe dans une situation plus délicate, après une année 2011 qui a vu sa branche automobile perdre de l'argent malgré la progression des ventes dans les pays émergents.

Montebourg au créneau

La question de l'avenir du site d'Aulnay est posée depuis la révélation en juin 2011 par la CGT de documents confidentiels envisageant sa fermeture à l'horizon 2014. PSA a régulièrement affirmé : "La fermeture n'est pas d'actualité". Mais les syndicats demandent en vain la prolongation de la production de C3 jusqu'en 2016 et l'attribution d'un nouveau véhicule.
 
Le 30 juin, le dossier est devenu politique. Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, est en effet monté au créneau, demandant au patron du groupe, Philippe Varin, de "faire connaître ses intentions au plus vite et de façon précise".   "Nous craignons que les mauvaises nouvelles PSA Peugeot Citroën soient un choc pour la nation", a-t-il ajouté mercredi (lire notre article : "PSA Aulnay : Montebourg craint 'un choc pour la nation'")

 

 

Commenter cet article

  • nezdegoret : Ils savaient! mais silence radio !!élections obligent!!!!!!!

    Le 13/07/2012 à 18h17
  • skyping : Bien sur que ça va être un choque mais Mr. Hollande avait affirme aux syndicats de les recevoir des qu'il serait élu: l'a t il fait?? Tout le monde savait que PSA allé faire des taille sérieuse et violente. Le gouvernement va encore accuser l'ancien gouvernement mais depuis un mois qu'on t il réellement fait pour trouver des solutions sur ce problème? Depuis UN mois ça été le silence total donc je pense de le nouveau gouvernement n'a rien fait.

    Le 12/07/2012 à 08h28
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