Entre le gouvernement et PSA, l'heure est au face à face. Après avoir reçu Philippe Varin, le président du directoire du constructeur automobile, Arnaud Montebourg a souligné qu"un dialogue était amené à se poursuivre".
Pourtant, le matin même, le ministre critiquait la stratégie du groupe, l'alliance avec general Motors, le comportement de l'actionnaire principal. "Je veux savoir ce qu'il veut faire" dans ce groupe qui est un "symbole national", a-t-il affirmé."Où va PSA ? Où veulent-ils nous emmener ? Je vous rappelle qu'il y a trois ans, en 2009, 1.700 salariés à Rennes ont déjà perdu leur emploi. Si c'est pour recommencer dans trois ans, nous dirons non", a déclaré le ministre qui n'a pas une "confiance extraordinaire" en la direction. Il a par ailleurs averti que les mesures d'aides prévues ne seraient pas sans contrepartie.
La famille Peugeot a répliqué en déclarant dans un communiqué qu 'elle avait "toujours donné la priorité au développement du groupe et à sa stratégie,
n'hésitant pas à diluer sa participation quand la situation le requérait". Une source ministérielle a indiqué que Thierry Peugeot, président du conseil de surveillance de PSA, serait reçu à son tour à Bercy le 26 juillet.








