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PSA : les politiques s'interrogent sur les responsabilités


le 12 juillet 2012 à 10h12 , mis à jour le 12 juillet 2012 à 18h15.
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5min
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Social"Préoccupé", "impression que des plans sociaux ont été retardés", "onde de choc",... Les hommes et femmes politiques ont durement réagit à l'annonce de la suppression de 8.000 postes et la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois de PSA.

Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, parle d'un "véritable choc". Il demande à la direction de PSA "d'engager sans délai une concertation exemplaire, loyale et responsable avec les partenaires sociaux afin que toutes les alternatives que pourraient proposer les représentants des salariés et leurs experts puissent être étudiées et discutées, avec comme objectifs premiers la préservation durable de l'emploi et le maintien d'une activité industrielle sur tous les sites français", lit-on dans un communiqué. "Le Premier ministre a demandé à M. Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, de recevoir l'ensemble des parties concernées par ce plan de restructuration, et de présenter un plan de soutien à la filière automobile dès le conseil des ministres du 25 juillet", poursuit le communiqué.

Pierre Moscovici, ministre de l'Economie : "Je suis extrêmement préoccupé par cette situation, il faut que cette situation soit traitée, qu'elle soit traitée à fond, dans la concertation". Le gouvernement "a souhaité qu'on dispose vite d'éléments d'expertise à la fois productifs et sociaux". "Il est important que personne ne soit laissé sur le carreau, qu'une solution soit trouvée à chacun, pour chaque site, voilà ce que je souhaite". "Il faut donner des réponses structurelles à la fois à la situation de cette entreprise et à la situation de la filière toute entière car derrière les constructeurs, il y a les sous-traitants, dont le sort est étroitement lié à PSA".

Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP : "Je pense que la cote d'alerte est dépassée, je suis extrêmement préoccupé par cette annonce qui en réalité doit être considérée par nous tous (...) comme un souci majeur pour l'avenir de l'emploi industriel en France et de cette entreprise". "La priorité absolue pour notre pays, c'est la compétitivité de notre industrie".

Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales : "On ne peut pas accepter quelque chose comme ça, c'est une onde de choc pour notre pays, d'abord parce que l'industrie automobile a longtemps été un des fleurons de notre économie". "L'Etat va regarder comment a été menée la stratégie de l'entreprise et ce qui doit être exigé dans l'intérêt des salariés (...) L'Etat ne peut pas être défaillant comme il l'a été dans le passé, il a un cap à donner et à imposer des règles". "Il s'agit peut-être de s'interroger sur les choix stratégiques qui ont été réalisés parce qu'aujourd'hui, très concrètement, ce sont des salariés, ce sont leurs familles, qui payent pour les erreurs d'une absence de pilotage stratégique"

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Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique : "On a l'impression, sinon la certitude, que beaucoup de plans sociaux ont été retardés pour des raisons électorales". "PSA, comme d'autres, a été largement aidé par l'argent public, par l'Etat, on attend de la part de ses dirigeants un retour, (...) il y a une sorte d'appel aussi au patriotisme des grands groupes, quand on ne va pas si mal que ça, est ce qu'il est vraiment important de créer de tels chocs ?" 

Gérard Ségura, maire d'Aulnay-sous-Bois : "Il n'est pas non plus et jamais trop tard pour essayer de faire revenir la direction du groupe sur au moins une partie de la décision. Entre faire disparaître entièrement un outil de travail sur le site d'Aulnay-sous-Bois et éventuellement réfléchir à la réduction de la voilure il y a un pas". "Bien sûr les conséquences sociales sont gravissimes, la situation économique et sociale est telle qu'aujourd'hui les services de la ville d'Aulnay-sous-Bois comme nombre de villes de notre département sont saturés par les demandes d'accompagnement social. "Le coup qui est porté aujourd'hui va être tel que nous n'avons pas les moyens, en tout cas pour l'instant, de pouvoir éventuellement accompagner ce choc social."

 

Xavier Bertrand, ancien ministre du Travail : "Il faut se donner les moyens d'aller de l'avant (...) en investissant dans un plan massif de soutien à l'industrie automobile."

Pascal Durand, secrétaire national d'EELV : "Ca fait des années que le gouvernement ne fait rien pour essayer d'anticiper la crise à venir, ça fait des années qu'on sait que l'automobile est dans une logique qui est très proche de celle de la sidérurgie". "Les pouvoirs publics n'ont pas pris la mesure de la difficulté. Ils n'ont pas anticipé, ils n'ont pas vu l'avenir. Et cela est une des caractéristiques de la France".

Bertrand Delanoë, maire (PS) de Paris : "L'Etat doit protéger les salariés dans la situation où ils se trouvent par une politique économique et industrielle (...) mais il ne s'agit pas de financer à perte une production qui ne serait pas vendue". "L'Etat doit créer des conditions pour dynamiser l'économie, mais pas basée simplement sur une rentabilité immédiate, à court terme, spéculative", a-t-il dit.

Benoît Hamon, ministre délégué chargé de l'Economie sociale et solidaire, y voit une "très, très mauvaise nouvelle". "C'est insupportable de voir aujourd'hui ces saignées dans l'emploi industriel". Pour le ministre, cela "confirme la réalité de la désindustrialisation de la France, puisqu'on a perdu près de 700.000 emplois industriels ces dernières années".

Marine Le Pen, présidente du Front National, a demandé jeudi "un plan national de soutien" à la filière automobile, suggérant que l'Etat "(monte) au capital de PSA", après l'annonce par le constructeur de la suppression de 8.000 emplois en France. "L'Etat doit d'abord s'affranchir des règles ultralibérales de l'Union européenne et mettre immédiatement en place un plan national de soutien à la filière automobile française, comme il avait pu le faire encore dans les années 1980, quitte à monter au capital de PSA", écrit Marine Le Pen.

Philippe Poutou, membre du NPA et ouvrier chez Ford :

Commenter cet article

  • coer63 : L'état devrait déjà balayer devant sa porte avant de donner des leçons et les syndicats devraient évaluer les conséquences de leurs actes avant de déclarer la guère. À c'est vrai le président est préoccupé par la situation, le premier ministre demande aux dirigeants d'engager immédiatement des négociations exemplaires, loyales et responsables avec les partenaires sociaux. Il existe un cadre légal qui fixe les règles, le premier n'en a pas connaissance !... Enfin montebourg va nous sortir de son chapeau la "montebourgette" pour sauver l'industrie automobile.

    Le 13/07/2012 à 00h11
  • libertecherie65 : J bon, quand on achète pas français on se tait , ou ,on fait attention à ce qu'on raconte...vous êtes comme nous tous vous pensez avant tout à votre argent...

    Le 12/07/2012 à 17h23
  • libertecherie65 : J bon, faux frère un ton en dessous svp

    Le 12/07/2012 à 17h21
  • assacar : Tout arrive j.bon, c'est bien la première fois que je suis d'accord avec vous ;-)

    Le 12/07/2012 à 16h31
  • cedjj92 : Vous êtes risible car le plan de Peugeot, il était prévu bien avant l'arriver de Mr Hollande. Mr Sarkozy ou Mr Hollande, ça n'aurait rien changé aux intentions de la direction.

    Le 12/07/2012 à 16h13
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