Image d'archives © TF1/LCI"Pouvons-nous garder un dispositif d'indemnisation du chômage parmi les plus généreux au monde, en particulier pour les cadres à hauts salaires ?". La petite phrase de Bruno Le Maire mercredi dans l'Express a fait l'effet d'une bombe. Et pour cause : le ministre de l'Agriculture est aussi délégué général au projet présidentiel. Il doit dessiner les contours du programme présidentiel et teste sans doute ses idées pour la campagne de Nicolas Sarkozy en les exprimant dans la presse...
Cotisations, refus d'offre d'emploi... à quoi sont tenus les chômeurs ?
VRAI/FAUX-Nicolas Sarkozy veut un référendum sur la formation des chômeurs. Passé quelques mois, le chômeur serait obligé de suivre une formation et devrait accepter la première offre d'emploi correspondant à cette formation. A l'heure actuelle, quelles sont les obligations des chômeurs ?
Publié le 18/02/2012
Les cadres ont le moral dans les chaussettes
Le moral des cadres, en hausse au printemps à la faveur de meilleures perspectives économiques, est tombé en août à son plus bas niveau depuis des années après un été marqué par la crise de la dette en Europe et aux Etats-Unis, selon le baromètre Viavoice.
Publié le 05/09/2011
Indemnisation chômage des cadres : Le Maire suscite l'indignation
L'idée de remettre en cause le dispositif d'indemnisation des cadres les plus aisés au chômage, lancée par Bruno Le Maire chargé du projet présidentiel de l'UMP pour 2012, créait vendredi un débat des plus animés, du patronat au PS en passant par la majorité elle-même.
Publié le 02/09/2011
Il a cette fois fait l'unanimité contre lui. Au PS, les candidats à la primaire ont saisi l'occasion pour tacler un gouvernement qui "préfère s'attaquer aux chômeurs qu'au chômage". Même son de cloche chez Les Verts. Plus surprenant, l'UMP elle-même s'est désolidarisée. Des "gaullistes sociaux", comme Roselyne Bachelot, à la droite populaire, la "gauche" et la "droite" du parti ont fait savoir qu'ils n'en voulaient pas. Au point que Bruno Le Maire a déjà semblé abandonner son idée en parlant de simples "convictions personnelles". Jean-François Copé a enfoncé le clou ce dimanche. "Nous devons changer notre modèle de croissance", ce qui "ne veut pas dire qu'il faut tourner le dos à notre idéal de justice sociale", a pointé le secrétaire général de l'UMP.
Y avait-il un vrai sujet économique derrière ces joutes politiques ? Combien sont ces chômeurs "riches"? Quel est leur coût pour l'Etat?
Les cadres cotisent autant les autres...
Pour tous les Français, "le taux des contributions à l'assurance chômage est fixé à 6,40%, 4% à la charge des employeurs, 2,40% à la charge des salariés", explique l'Unedic sur son site.
...et aussi longtemps
Cadres ou pas, une seule règle : "un jour d'affiliation donne droit à un jour d'indemnisation". Par exemple, si une personne a cotisé 10 mois à l'Assurance chômage, elle est indemnisable pendant 10 mois (sous réserve qu'elle réponde aux autres conditions habituelles d'indemnisation). Cette durée est cependant limitée à 24 mois et, pour les salariés de plus de 50 ans, à 36 mois.
Combien touchent-ils?
Les cotisations sont assises sur le salaire, dans la limite de quatre fois le plafond de la sécurité sociale (11.784 € par mois). C'est de leur montant que découle l'indemnisation. Elle est donc plafonnée de facto à 6.624 euros brut par mois. Mais c'est un maximum. Selon l'Unedic, la moyenne pour les cadres est de 2.631 euros par mois à comparer à une moyenne de 1.121 euros pour l'ensemble des chômeurs indemnisés.
Les très riches sont "1.000 ou 1.500"
Selon les dernières statistiques de l'Unedic, sur les deux millions de chômeurs Français indemnisés, 135.000 sont des cadres. Qui touche alors ces fameux 6.624 euros ? Seulement "1.000 ou 1.500" personnes, répond l'Unedic à Challenges. Soit seulement quelques millions d'euros en jeu chaque mois pour les plus riches...
Et ça rapporte...
Dans leur ensemble, les cadres seraient même une affaire rentable pour l'assurance chômage. C'est Laurence Parisot elle-même qui l'a dit vendredi sur Canal+. Pour la présidente du Medef, c'est "un régime social qui peut assez vite retrouver l'équilibre de ses finances" mais "si jamais on baissait les allocations versées aux cadres en cas de chômage, il faudrait aussi symétriquement baisser leurs cotisations, sinon ce serait tout à fait injuste". "Or les cotisations cadres font partie des recettes les plus importantes du régime, donc au total tout le monde serait perdant", a conclu la dirigeante du patronat français. Même son de cloche chez les syndicats de salariés. "Les cadres, dont les contributions sont les plus élevées, sont ceux qui abondent le plus le système assurantiel. On a besoin d'eux", a abondé François Cherèque, le leader de la CFDT. Son syndicat propose des "droits rechargeables" à l'indemnisation chômage afin de favoriser le retour à l'emploi des cadres qui n'ont pas intérêt financièrement à reprendre une activité.
Ironie du sort, il trouve du soutien... à l'UMP. Xavier Bertrand s'est clairement prononcé dimanche en faveur de ce nouveau dispositif. "Je le mets à l'ordre du jour des rencontres avec les syndicats", a dit le ministre du Travail. "C'est de leur responsabilité mais je leur dis : soit vous le faites dès maintenant parce que je pense que c'est important pour tout le monde et, si ça n'est pas le cas, ça doit être au cœur de la campagne présidentielle et du projet présidentiel de l'UMP". Retour à l'envoyeur?
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Cotisations, refus d'offre d'emploi... à quoi sont tenus les chômeurs ?
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