"On ne pouvait rien attendre d'autre d'un 'tribunal des affaires' qui juge en fonction d'intérêts capitalistes bien compris. Ainsi les LDC, DUC et autres font-ils leur marché pour s'accaparer ce qui les intéresse dans leur recherche de profits immédiats", souligne la CGT. "Peu importe les centaines de salariés laissés à l'abandon et promis au chômage, à la précarité, à la misère", selon la CGT.
"Le gouvernement a l'obligation politique et le devoir moral d'arrêter ce massacre en contestant la décision du tribunal de Quimper. La mise sous tutelle publique revendiquée par la CGT permettrait la construction d'une solution pérenne pour l'avenir du groupe et de la filière avicole française afin d'éviter cette catastrophe sociale et économique pour l'ensemble de la filière et des territoires.
De son côté, la déléguée centrale FO de Doux Nadine Hourmant a évoqué "un massacre". On ne prend pas en considération le volet social, tout ce qui intéresse les repreneurs, c'est les sites, même parmi ceux qui sont repris il y aura des licenciements, des plans de sauvegarde de l'emploi", a-t-elle regretté.
Cinq offres de reprise du pôle frais du groupe volailler Doux, placé en liquidation par le tribunal de commerce de Quimper, ont été déposées vendredi matin, à la date-limite fixée par la justice. Une 6e offre "en germe", irrecevable juridiquement, mais pouvant être améliorée, a également été déposée pour l'abattoir de Graincourt (Pas-de-Calais, 253 emplois).
En l'état, les offres préserveraient entre 450 et 500 emplois, sans compter les 134 personnes reprises à Pleucadeuc dans le plan de continuation du groupe Doux, sur un total de 1.704 pour le pôle frais, selon Mme Gautier.









