Nicolas Sarkozy visitant une usine Alstom en Charente (21/02/2012) © A.F.P. / E. FeferbergAprès Lejaby, après Photowatt, Florange ? En contexte de campagne présidentielle, les entreprises menacées de fermeture deviennent autant d'arguments électoraux potentiels - en défaveur du gouvernement, si elles contribuent à alimenter le chômage, ou en sa faveur, à supposer qu'il parvienne à empêcher ces fermetures. D'où la petite phrase lancée mardi par Nicolas Sarkozy lors de la visite d'un site d'Alstom en Charente-Maritime : le chef de l'Etat a déclaré à des journalistes qu'il s'était "entretenu le matin même avec les dirigeants" d'ArcelorMittal "pour parler" du site mosellan. Et d'assurer : "Moi, je ne veux pas que Florange meure. Bien sûr, il y a la crise, moins de demande d'acier, mais on fera tout pour que Florange rouvre".
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Ces entreprises qui aimeraient être des Lejaby
Depuis que les candidats, et Nicolas Sarkozy en premier lieu, volent au secours des entreprises en difficulté, les salariés de celles ne trouvant pas de solutions montent au créneau.
Publié le 08/03/2012
"La sidérurgie ce n'est pas que des prix de revient, ce sont aussi des hommes"
TROIS QUESTIONS-Les candidats à l'élection présidentielle défilent à Florange, vendredi puis lundi. Comment les ouvriers le vivent-ils ? La réponse d'un syndicaliste CFDT.
Publié le 24/02/2012
Le coût du travail (dans l'industrie) n'est pas plus faible en Allemagne
Une heure de travail dans l'industrie coûte plus cher en Allemagne qu'en France explique l'Insee. Or, le coût du travail est l'argument premier à la mise en place de la TVA sociale en France.
Publié le 22/02/2012
ArcelorMittal : "il est certain que des usines vont fermer"
INTERVIEW-L'usine d'ArcelorMittal de Florange est à l'arrêt, et les syndicats occupaient les bureaux lundi, contestant le manque de demande invoquée par la direction. Pour Gilles Le Blanc, professeur d'économie aux Mines ParisTech, les choses ne vont pas aller en s'améliorant.
Publié le 20/02/2012
Les salariés de Florange craignent la mort lente de leur usine
La direction de l'aciérie ArcelorMittal de Florange a annoncé mardi que la filière liquide du site, à l'arrêt depuis octobre 2011, ne redémarrerait pas au deuxième trimestre de cette année. Une nouvelle étape vers la fin programmée de l'usine, estiment les syndicats.
Publié le 15/02/2012
Montebourg : "un traité qui est largement et très lourdement critiquable"
Arnaud Montebourg a expliqué pourquoi les socialistes se sont abstenus de ratifier, mardi, le Mécanisme européen de stabilité (MES), destiné à devenir le pare-feu de la zone euro contre les crises de la dette.
Publié le 22/02/2012
Sarkozy avec la France des travailleurs
Le rythme des déplacements s'accélère pour le "Président-candidat" avec un retour aux fondamentaux de 2007. Ce mardi était marqué par sa visite à Rungis et chez les ouvriers d'Alstom, près de La Rochelle, pour défendre l'industrie.
Publié le 21/02/2012
Florange : les salariés d?Arcelor-Mittal mobilisés
Les salariés ont occupé, lundi, les locaux de la direction de l'usine, déterminés selon leurs syndicats à obtenir des engagements des pouvoirs publics pour "assurer la survie du site".
Publié le 20/02/2012
ArcelorMittal : ils craignent la mort de Florange
Ce site de Moselle est à l'arrêt depuis octobre et la reprise de l'activité vient d'être repoussée à une date incertaine. Les 5.000 salariés craignent désormais la mort définitive de la sidérurgie dans la région, trois ans après la fermeture de Gandrange.
Publié le 15/02/2012
Un engagement considéré avec prudence par les syndicats de l'usine de Moselle. "Ce qui est bien, c'est qu'il réagit face aux inquiétudes des salariés, sans pour autant amener une solution viable sur le long terme", a commenté Jean Mangin, responsable local de la CGT. "Pour la CGT, c'est une déclaration ambiguë. On peut la comprendre comme on veut", a-t-il ajouté. "Il dit exactement ce qu'il a dit à Gandrange", a renchéri Walter Broccoli, leader de FO, et "on a vu le résultat. Nous, ce qu'on lui demande, ce n'est pas qu'il parle avec les dirigeants d'ArcelorMittal, mais qu'il téléphone directement à Lakshmi Mittal", le PDG du n°1 mondial de la sidérurgie, "pour qu'il arrête de détruire notre outil de travail". Même réaction, mais sur le mode de l'ironie, de la part du responsable de la CFDT, Edouard Martin : "Avec tout ça, on est sauvés. Pour l'instant, ce ne sont que des mots. On attend des actes".
D'un arrêt "conjoncturel" à une mort programmée ?
Pour les syndicats, la décision de la direction d'ArcelorMittal de ne pas remettre en route la filière liquide à Florange annonce une "mort programmée du site". Lors d'une assemblée générale la semaine dernière, ils ont promis de faire de Florange "le cauchemar du gouvernement" s'ils n'étaient pas épaulés dans leur lutte. Avant de lancer l'occupation du site. En l'état actuel des choses, aucun redémarrage des fourneaux n'est prévu avant la fin de 2012, et cette situation se traduit par du chômage partiel pour 2600 des 5000 employés du site.
En octobre, le directeur du site de Florange, Thierry Renaudin, avait pourtant affirmé que la "mise en veille" du haut fourneau P6 était "conjoncturelle". Et ce fameux "P6" cristallise aujourd'hui toutes les inquiétudes et les derniers espoirs des salariés : il est le dernier du groupe sidérurgique encore en activité en Lorraine. Il doit être en activité pour recevoir un projet européen Ulcos de captage de CO2, représentant un investissement de quelque 600 millions d'euros et sur lequel la Commission européenne doit statuer en juin-juillet. Les syndicats estiment que seul ce projet, qui ferait de Florange un site pilote pour la capture et le stockage de CO2 dans le sol, garantirait l'avenir.
Mais le contexte ne laisse que peu d'ouvertures pour les salariés : après avoir décidé fin 2011 la fermeture définitive de ses hauts fourneaux de Liège en Belgique et la mise à l'arrêt de ceux de Florange et d'Eisenhüttenstadt, en Allemagne, ArcelorMittal a annoncé en janvier des suppressions d'emploi en Pologne et la fermeture de son aciérie de Madrid. Et la direction a confirmé la semaine dernière qu'elle allait présenter jeudi aux représentants du personnel un projet de prolongation de la fermeture temporaire du site pour le deuxième trimestre.
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