SeaFrance : les négociations au point mort

le 05 janvier 2012 à 16h48 , mis à jour le 05 janvier 2012 à 23h17

La situation de la compagnie de ferries SeaFrance est plus enlisée que jamais, le gouvernement et les porteurs du projet de reprise par une coopérative ouvrière (Scop) campant sur leurs positions quant au sauvetage de la filiale de la SNCF menacée de cessation d'activité.

  • Sarkozy "très préoccupé par l'avenir des 800 salariés de SeaFrance"

    Nicolas Sarkozy a tenu dimanche une réunion interministérielle à l'Elysée pour faire "un tour d'horizon des solutions possibles pour les salariés" de SeaFrance, selon NKM. Lundi, une audience du tribunal de commerce de Paris devrait annoncer la liquidation définitive de la compagnie de ferries.

    Publié le 08/01/2012 Sarkozy "très préoccupé par l'avenir des 800 salariés de SeaFrance"
  • SeaFrance : la SNCF propose de reprendre les salariés

    Alors que les salariés de l'entreprise de ferries jugent "pas faisable" le projet du gouvernement visant à financer une Scop avec leurs indemnités de licenciement, le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, se dit prêt à leur proposer un reclassement en cas d'échec de la reprise de SeaFrance.

    Publié le 05/01/2012 SeaFrance : la SNCF propose de reprendre les salariés
  • L'examen du dossier SeaFrance reporté

    Le tribunal de commerce de Paris a reporté à lundi prochain l'examen du projet de reprise de la compagnie de ferries transmanche par une société coopérative ouvrière. Le temps pour ses salariés de mieux connaître les modalités du projet.

    Publié le 03/01/2012 L'examen du dossier SeaFrance reporté
  • Le gouvernement appuie le projet de coopérative pour SeaFrance

    Le gouvernement a décidé de soutenir la création d'une Scop pour la reprise de la compagnie maritime SeaFrance en liquidation judiciaire. Nicolas Sarkozy a demandé à la SNCF de verser une indemnisation exceptionnelle aux salariés pour leur permettre d'apporter des fonds.

    Publié le 02/01/2012 Le gouvernement appuie le projet de coopérative pour SeaFrance
  • La CFDT se bat pour faire reprendre la mer à SeaFrance

    Alors que les navires sont bloqués à quai, malgré la décision du tribunal qui a décidé la poursuite des activités de SeaFrance jusqu'au 28 janvier, la CFDT dénonce une "politique de la terre brûlée", et attaque en justice SeaFrance, ses administrateurs, le préfet et le ministre des Transports.

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  • SeaFrance en liquidation judiciaire, un sursis pour les salariés

    Le tribunal de commerce de Paris a prononcé mercredi la liquidation judiciaire de la compagnie française de ferries en Manche SeaFrance, mais en maintenant l'activité jusqu'au 28 janvier 2012.

    Publié le 16/11/2011 SeaFrance en liquidation judiciaire, un sursis pour les salariés
  • Bruxelles refuse le projet de renflouement de SeaFrance

    Alors que la société de ferries est en redressement judiciaire depuis juin 2010, la solution proposée par la France, passant par un prêt de 100 millions d'euros accordé par la SNCF, maison-mère de SeaFrance, a été retoquée par la Commission européenne pour cause d'aide d'Etat injustifiée.

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  • L'avenir de SeaFrance se joue aujourd'hui au tribunal

    Alors que le gouvernement affiche désormais son soutien au projet de coopérative ouvrière destiné à assurer la survie de la compagnie de ferries, les salariés et leurs avocats se montrent sceptiques sur le montage financier proposé. Ils espèrent un report de décision.

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  • SeaFrance : Pour Mariani, la piste Louis-Dreyfus est "peut-être sérieuse"

    Le ministre des Transports s'est exprimé samedi matin sur LCI sur le sort des salariés de SeaFrance, scellé lundi matin par le tribunal de commerce de Paris.

    Publié le 07/01/2012 SeaFrance : Pour Mariani, la piste Louis-Dreyfus est "peut-être sérieuse"
  • Témoignages accablants contre les responsables de la CFDT de SeaFrance

    Pour la première fois, la CFDT nationale a exprimé jeudi son désaccord avec les responsables CFDT de SeaFrance, accusés de porter "une lourde responsabilité" dans la situation de la compagnie. Des salariés de l'entreprise ont accepté de témoigner de leurs pratiques parfois musclées.

    Publié le 06/01/2012 Témoignages accablants contre les responsables de la CFDT de SeaFrance
  • Les Scop : un modèle qui séduit de plus en plus... les salariés

    Depuis 10 ans, le nombre de scop a augmenté de 20%. Il existe près de 2000 entreprises sur ce modèle, qui emploient près de 40.000 personnes. Voici comment ça marche.

    Publié le 03/01/2012 Les Scop : un modèle qui séduit de plus en plus... les salariés
  • Thierry Mariani détaille les accords pour SeaFrance

    Les primes de licenciement constitueront le capital de la Scop explique le ministre des transports à l'issu de la réunion à l'Elysée

    Publié le 02/01/2012 Thierry Mariani détaille les accords pour SeaFrance
  • SeaFrance, Sapin craint "un discours d'affichage"

    Michel Sapin a tenu à souligner, mardi sur LCI, que depuis le début les élus de gauche du Nord soutiennent la création d'une scop par les salariés. Mais il craint que la décision de Nicolas Sarkozy ne soit "un discours d'affichage".

    Publié le 03/01/2012 SeaFrance, Sapin craint "un discours d'affichage"
  • SeaFrance : le gouvernement va aider les salariés à monter la Scop

    "Nous donnons aux salariés de SeaFrance le moyens de prendre leur destin en main" a annoncé Nathalie Kosciusko-Morizet après une réunion à l'Elysée sur l'avenir de l'entreprise. "Si tous les salariés réinvestissent leurs indemnités dans la scop, elle pourrait être créée a précisé la ministre de l'Ecologie et des Transports.

    Publié le 02/01/2012 SeaFrance : le gouvernement va aider les salariés à monter la Scop
  • Une scop pour sauver SeaFrance : Mailly "attend de voir"

    Le tribunal de commerce de Paris doit se prononcer mardi sur l'offre de reprise. Si le projet de coopérative est soutenu par la CFDT depuis le début, Jean-Claude Mailly a expliqué mardi sur RTL qu'il n'y avait "pas de solution miracle".

    Publié le 03/01/2012 Une scop pour sauver SeaFrance : Mailly "attend de voir"
  • "Un grand pas de fait" selon la CFDT de SeaFrance

    Soulagement pour les syndicats de SeaFrance à la sortie de la réunion à l'Elysée. Pour Didier Cappelle, le secrétaire général CFDT de SeaFrance "un grand pas a été fait" mais "il reste encore des obstacles à franchir" a-t-il cependant souligné.

    Publié le 02/01/2012 "Un grand pas de fait" selon la CFDT de SeaFrance
  • SeaFrance, la mise au point de NKM

    Peu avant une réunion sur l'avenir de SeaFrance à l'Elysée, la ministre de l'Ecologie, interrogée lundi sur France Inter, a rappelé qu'il y a deux solutions pour sauver l'entreprise : trouver un repreneur ou monter une scop. Mais dans les deux cas, il faut trouver des fonds privés.

    Publié le 02/01/2012 SeaFrance, la mise au point de NKM
  • Scop, société coopérative et participative

    Entreprise aux mains des salariés, la Scop a, à l'instar des autres entreprises, un objectif de rentabilité mais elles privilégient une vision de pérennité à long terme plutôt qu'un retour sur investissement à court terme.

    Publié le 03/01/2012 Scop, société coopérative et participative
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Rien ne va plus entre Etat, SNCF et syndicats sur le dossier SeaFrance qui se transforme petit à petit en imbroglio jurdico-politique. La situation de la compagnie de ferries SeaFrance est plus enlisée que jamais, le gouvernement et les porteurs du projet de reprise par une coopérative ouvrière (Scop) campant sur leurs positions quant au sauvetage de la filiale de la SNCF menacée de cessation d'activité. Pour résumer, alors que le gouvernement estime que la balle est dans le camp syndical, ce dernier se déclare "atterré" par les propositions qui lui sont faites.
 
A l'issue d'une réunion au ministère des Transports avec les représentants de la Scop et de la SNCF, maison mère de SeaFrance, Nathalie Kosciusko-Morizet et Thierry Mariani ont pourtant estimé qu'ils avaient apporté aux syndicats toutes les informations nécessaires au dépôt d'un dossier "solide". " Nous avons répondu, et de manière précise, aux questions qui nous étaient posées", a déclaré à la presse la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, "Aujourd'hui, la question de confiance est posée aux salariés", a-t-elle ajouté.
 
Quel est exactement le fond de ce projet ? Le gouvernement propose à la Scop de passer par une liquidation judiciaire totale de SeaFrance et de racheter la compagnie avec les indemnités de licenciement des salariés. Plus de 800 emplois sont concernés.  Quarante à 50 millions d'euros au minimum sont nécessaires au projet de Scop, dont 11 à 12 millions seraient apportés par les collectivités locales. L'idée du président de la République est de financer le reste par des indemnités.

Non au projet gouvernemental
 
Mais les représentants de la Scop ont réaffirmé jeudi leur opposition à cette offre, en raison des incertitudes juridiques et économiques qu'elle implique d'après eux. "Je suis atterré parce que malgré les déclarations du président de la République, nous avons été reçus entre deux portes, et ça a été un discours incroyable", a déclaré à la presse Didier Capelle, secrétaire général de la CFDT maritime, qui a dit attendre une intervention de Nicolas Sarkozy.

De son côté, dans une lettre ouverte adressée aux syndicats, la SNCF a proposé de verser aux salariés des indemnités d'un montant global de 50 millions d'euros, soit environ 60.000 euros par employé. Elle s'est également dite prête à acquérir les navires de SeaFrance pour les louer à la Scop si celle-ci "répond aux exigences de constitution et fonctionnement requis pour gérer une telle activité". La SNCF a également proposé une offre de reclassement aux quelque 800 salariés. Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, s'est dit prêt mercredi soir à cette solution si le projet de reprise de la compagnie par la Scop échoue. Mais les syndicalistes s'y sont formellement opposés jeudi. Avec cette offre, seul un petit nombre de salariés pourraient retrouver un emploi sur place, à Calais, le reclassement s'effectuant dans d'autres métiers de la SNCF - chauffeurs d'autocars notamment - et dans d'autres zones géographiques.

Non à l'offre de la SNCF
 
Toutes ces propositions ne satisfont évidemment pas les syndicats. Ils demandent au gouvernement un prêt de 50 millions d'euros pour une reprise en plan de cession des activités de SeaFrance, prêt qu'ils entendent rembourser sous cinq mois grâce à la vente d'un navire. Une possibilité dont la ministre de l'Écologie a assuré jeudi qu'elle était illégale aux yeux de Bruxelles, pour qui un prêt d'Etat s'apparenterait à de l'aide publique. "Le seul prêt qui serait possible ce serait un prêt privé", a-t-elle dit. "Mais les syndicats ne veulent pas discuter avec le privé". Le ministre des Transports Thierry Mariani militait de son côté pour une reprise de la compagnie par une société privée, Louis Dreyfus Armateur, solution également rejetée par les salariés et leurs syndicats. En clair, tout reste à faire.

Une réunion de salariés non-syndiqués de SeaFrance est prévue vendredi après-midi à Calais pour constituer un "collectif" représentant une voix différente de celle des porteurs du projet de Scop, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

le 05 janvier 2012 à 16:48
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8 Commentaires

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  • eliotnice, le 06/01/2012 à 08h11

    Jeanluck88, pour faire court, lorsque j'ai du mettre la clef sous la porte de mon commerce qui n'était plus rentable, je ne me souviens pas être allé demander aux contribuables de me renflouer. J'ai cessé mon activité (et sans droit au chômage puisque j'étais à mon compte) et je suis retourné à 28 ans à la fac afin d'acquérir des diplômes dans le but de me reconvertir.Le problème est que les salariés de seafrance (comme bien d'autres) se croient "mariés" à leur entreprise. A un moment il faut accepter de changer de voie et avoir le courage de se remettre en question quand ce que l'on fait ne marche plus. Mais ce courage là n'est visiblement pas donné à tout le monde, mieux vaut demander des aides de l'état comme d'hab...

  • 421123, le 06/01/2012 à 01h51

    CFDT par-ci, CFDT par -a... Y a-t-il ou y a-t-il eu une Direction dans cette compagnie? Quand on voit l'entêtement de certains, ne vaut-il pas mieux mettre les navires à la vente et les céder à une compagnie intéréssée qui utilisera le Personnel de son choix, désireux de travailler NORMALEMENT?

  • vingas, le 05/01/2012 à 20h47

    Non partout ... alors débrouillez vous ... ou faites voter les employés ..

  • mamiligus, le 05/01/2012 à 20h21

    Pour tenter de comprendre cet imbroglio je suis allée sur le site atlantico qui détaille les évenements successifs des cause de cette affaire. Je suis quand même sidérée par le comportement irresponsable et incompétents des syndicats.'arqueboutés sur leur position ils ne cherchent pas vraiment à sauver leur outil de travail alors qu'ils les prennent ces indemnités de 60 000 e qu'on leur propose (indemnités payées par nos soins quand même) et qu'il fasse autre chose

  • robert.13, le 05/01/2012 à 19h50

    L'indemnité d'environ 60.000 Euro par salarié est celle prévue par le plan gouvernemental pour le projet de reprise de l'activité de la Société. Si les salariés se dégonflent comme cela semble être le cas, la SNCF ne lâchera pas une indemnité de 50.000.000 d'Euro aux 880 employés de Sea France. Malheureusement il est plus facile pour les salariés de critiquer que de prendre les responsabilités et les risques que les syndicats veulent voir prendre aux Patrons.

  • jeanluck88, le 05/01/2012 à 19h33

    Moi aussi je vient d'être licencié pour la noël après 20 ans de services dans la même usine. Mon syndicat se bat pour qu'on ai une extra légale, je ne crois pas aux miracles et quoiqu'il arrive, ce sera le bien venu mais sachez bien que ça ne remplace pas le malheur et le désaroie dans lequel nous nous retrouvons. Je ne vous souhaite absoluement pas que cela vous arrive un jour car si c'est le cas "pleurnicher et déprimer" vous saurez ce que ça veut dire. Quand au sujet avec SeaFrance, je n'ai pas pris le temps de connaitre ce qu'il en est vraiment, mais globalement tout ce que je vois, c'est une fois de plus des centaines d'ouvriers, de familles qui sont sur la selette. Alors la liberté d'expession est une chose mais le respect en est une aussi et bien trop souvent oubliée. Merci de votre compréhension.

  • eliotnice, le 05/01/2012 à 17h29

    60 000 euros d'indemnités et ça vient pleurnicher...

  • billy62, le 05/01/2012 à 17h10

    De plus un de leurs bateaux (Le Berlioz) a rompu ces amarres et a percuté un autre bateau (un cablier) dans le port de Calais. Le Berlioz a été remorqué.

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