En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES

Smic : un petit coup de pouce du gouvernement


le 25 juin 2012 à 05h52 , mis à jour le 25 juin 2012 à 13h04.
Temps de lecture
4min
Euros.

Euros. / Crédits : Thinkstock

A lire aussi
SocialLa hausse promise du Smic sera annoncée mardi pour une application sur la feuille de paie de juillet. Le gouvernement a déjà préparé les esprits à une augmentation "raisonnable", au risque de décevoir les attentes des salariés et des syndicats.

2% ou 2,5%, voire moins ? Le 1er juillet une revalorisation intermédiaire du Smic sera effective sur la fiche de paie pour "rattraper ce qui n'a pas été accordé" durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Au risque de décevoir les salariés et les syndicats, le gouvernement a répété vendredi que la hausse serait "raisonnable" et que "les arbitrages n'avaient pas été rendus". Cette augmentation sera annoncée par le ministre du Travail Michel Sapin mardi à la Commission nationale de la négociation collective. Auparavant, le ministre aura rencontré le Comité d'experts sur le Smic, composé de cinq économistes, consulté avant chaque hausse légale. Un décret sera présenté mercredi en Conseil des ministres.
 
L'équation est délicate pour le gouvernement, appelé à "concilier deux logiques": préserver la compétitivité des entreprises, surtout des PME, où la proportion de smicards est la plus élevée et augmenter le pouvoir d'achat des bas revenus. "Entre les deux, on recherche le chemin", résumait-on cette semaine dans l'entourage de Michel Sapin, tout en reconnaissant que le contexte ne permettrait "pas de combler toutes les espérances". La ministre des Affaires sociales Marisol Touraine a parlé dimanche d'un "compromis" entre "une période difficile" et la nécessité d'un "signal" en matière de pouvoir d'achat.
 
Le patronat alarmiste
 
Une hausse d'1% représente 11 euros nets de plus pour un plein temps. Un salarié sur dix environ est payé au salaire minimum (9,22 euros de l'heure, soit 1.398 euros bruts et 1.096 nets pour 35 heures). Pour la CGT, 2% serait "trop modeste". Force ouvrière redoute aussi que les salariés ne soient "déçus" si ce "coup de pouce" de juillet ne devait être qu'une avance sur la hausse obligatoire du 1er janvier prochain en fonction de l'inflation.  Dimanche, le leader du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon a renchéri en jugeant que 2% serait "dérisoire" et même "une erreur". "On aurait dû être à plus de quatre points d'augmentation", a-t-il dit.  
  
Du côté du patronat, le ton est alarmiste. Un coup de pouce au Smic mettrait "en danger" des milliers de petites entreprises, affirme la CGPME, risquerait de "freiner les perspectives d'embauches", selon l'organisation des artisans UPA.  Même faible, il fera peser un "risque sérieux sur l'emploi", a prévenu la présidente du Medef, Laurence Parisot.

Mais au-delà du niveau du Smic, deux autres débats sont ouverts, notamment par la CFDT et la CFTC, celui de l'évolution des salaires et du temps partiel. "Le vrai problème, outre le niveau du salaire, c'est le temps de travail", a récemment pointé le secrétaire général de la CFDT François Chérèque. La CFTC, elle, réclame un débat sur une politique globale de hausse des revenus, afin de régler le problème des travailleurs pauvres.  Cette question sera abordée lors de la conférence sociale des 9 et 10 juillet. Le gouvernement réfléchit aussi à modifier les règles de revalorisation du salaire minimum pour l'indexer en partie sur la croissance.

Voir la vidéo de Marisol Touraine sur la hausse du Smic

 

Voir la vidéo  "SMIC : Mailly dénonce un "trop petit coup de pouce"  

 

 

Voir la vidéo "Une hausse du Smic, "très risqué pour l'emploi" juge Parisot"

 

Commenter cet article

  • shebaca : Tout le monde en connait très peu. Et si on fait le compte ça fait beaucoup.

    Le 25/06/2012 à 16h50
  • ceyen : C'est sûr, ça va relancer la croissance :))

    Le 25/06/2012 à 16h39
  • claudcouledouce : Ababord, OK vous voulez créer une sorte de banque d'état en plus de ce qui existe déjà et qui a été mis en place par Sarkozy. vous allez l'alimenter comment ce pôle financier ? C'est bien beau de prêter de l'argent aux entreprises qui n'en trouvent pas sur le marché bancaire faute de garanties sérieuses, mais, pour le prêter, cet argent il faut l'emprunter ou le voler, il n'y a pas d'autres solutions. Et comme ce sont les entreprises les plus fragiles qui vont solliciter ce "pôle public financier", il y aura des impayés. Et, alors quels sont les contribuables qui vont garantir les impayés ? Vous ? Il y a 60 milliards qui dorment sur les Livrets A (non utilisés pour le logement populaire). Il suffit de diminuer le plafond des Livrets A à 10.000 euros au lieu de 15300 pour que ces 60 milliards partent dans la consommation (croissance momentanée) ou dans le financement des entreprises (croissance pérenne).

    Le 25/06/2012 à 16h19
  • claudcouledouce : Parce que vous ne sortez pas assez. Sur 3 millions d'entreprises françaises, 2 millions ont un patron qui gagne moins que le SMIC et j'en connais pas mal qui marchent à pieds. Si c'était si juteux, pourquoi n'avez vous pas créé votre propre entreprise ?

    Le 25/06/2012 à 16h03
  • alx974 : La réalité est la et ne vous en déplaise, des milliers d'artisans et de TPE seraient gravement touchés par une augmentation trop brutale du SMIC. Qu'est ce que vous voulez ? Qu'on augmente de 5% le SMIC et on fait le décompte des dizaines de miliers de chomeurs en plus dans un an ???? Arretez un peu de penser qu'à votre petit nombril, c'est fatigant et affligeant ...

    Le 25/06/2012 à 15h49
      Nous suivre :
      Enquête : les jouets de Noël 20% moins chers en novembre qu'en décembre

      Enquête : les jouets de Noël 20% moins chers en novembre qu'en décembre

      logAudience