Jean-Marc Ayrault, Laurence Parisot, François Chérèque, Bernard Thibault et Jean-Claude Mailly. © Montage TF1 News
Sommet social : à la recherche du modèle allemand
Les dossiers au menu du sommet "pour l'emploi" (ou "de crise"), qui se tient mercredi matin à l'Elysée, sont des mesures déjà mises en place en Allemagne. Ces mesures ont-elles contribué à la compétitivité et au faible chômage outre-Rhin ?
Publié le 17/01/2012
Chômage partiel, jeunes...: le plan décidé lors du sommet
L'Etat va déployer 430 millions d'euros supplémentaires pour le chômage partiel, l'emploi des jeunes, la formation des chômeurs et le suivi des demandeurs d'emploi. Ces quatre grands chantiers doivent être abordés d'ici la fin du mois. Certaines mesures pourraient prendre effet au 1er février.
Publié le 18/01/2012
Sommet social : le président invoque la crise pour convaincre
Nicolas Sarkozy réunit en ce moment à l'Elysée les partenaires sociaux. Objectif : les rallier notamment à un train de mesures susceptibles d'enrayer la montée du chômage.
Publié le 18/01/2012
Un "sommet sur la crise" après la chute du triple A
Nicolas Sarkozy convie les partenaires sociaux mercredi à l'Elysée pour trouver un terrain d'entente sur des remèdes d'urgence à la crise. Des mesures susceptibles de doper la compétitivité mais décriées par les syndicats - comme la TVA sociale - devraient être abordées.
Publié le 17/01/2012
Les conseillers Pôle Emploi suivent plus souvent 200 chômeurs que 60
Selon une enquête du quotidien Le Parisien-Aujourd'hui en France, les conseillers de Pôle-Emploi sont loin de suivre les 60 chômeurs qui étaient recommandés lors de la fusion Anpe-Assedics.
Publié le 17/01/2012
Sommet social : "plusieurs scénarios possibles" pour Parisot
À l'occasion du sommet social qui s'est tenu mercredi matin à l'Élysée, la patronne du Medef, Laurence Parisot, a insisté sur les charges pénalisantes qui pèsent sur le travail et a relancé l'idée d'une TVA sociale.
Publié le 18/01/2012
Sommet social : les mesures détaillées par Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi, lors du "sommet de crise " en présence des partenaires sociaux le déblocage de 500 millions d'euros pour financer des mesures d'urgence destinées à enrayer le chômage.
Publié le 18/01/2012
Mailly : "Pas de propositions claires sur l'allègement du coût du travail". "Nous avons des réponses sur certains points comme le chômage partiel pour lequel l'Etat mettra 100 millions supplémentaires", a déclaré secrétaire général de FO à l'issue du sommet. Jean-Claude Mailly a aussi cité la création d'une banque nationale d'investissements coordonnant mieux les travaux d'Oseo, du FSI,la prolongation de l'allocation pour les chômeurs en contrat de sécurisation professionnelle et le renforcement des moyens des services publics de l'emploi à hauteur de 1.000 emplois. Sur les autres points "présentés comme clefs, à savoir l'allègement du coût du travail, il n'y a pas de proposition claire de la part du président de la République", a déclaré Jean-Claude Mailly qui a rappelé son "opposition au projet de TVA sociale". Le responsable de FO a aussi rappelé son "désaccord" avec le président de la République sur "la comparaison du coût du travail entre l'Allemagne et la France" et les accords compétitivité-emploi.
Chérèque : "quelques mesures utiles" mais du "flou" sur le financement. Le leader de la CFDT François Chérèque a évoqué "quelques mesures utiles" mais le "flou" entourant leur financement. Il a répété son opposition à une augmentation de la TVA "qui n'aura rien de social et qui ne sera qu'une baisse du pouvoir d'achat".
Thibault : les mesures n'auront "pas d'impact véritable sur la situation de l'emploi". Le numéro un de la CGT Bernard Thibault a estimé que les mesures annoncées n'auront "pas d'impact véritable sur la situation de l'emploi aujourd'hui". Il a dit aboutir à "un constat de désaccord" sur l'idée, défendue par des organisations patronales et "reprise à plusieurs reprises par le président de la République", que "la véritable cause du chômage était le coût du travail trop élevé" en France. Donc pour lui, "il va falloir rester mobilisés parce qu'il n'y a pas d'annonces plus précises", a-t-il ajouté. La CCGT a d'ailleurs organisé un peu partout en France, dont Paris, plusieurs manifestations à l'occasion du sommet social.
Parisot : un "sommet très riche". La présidente du Medef, Laurence Parisot, a relevé que deux consensus s'étaient dégagés pendant ce sommet "très riche" sur le chômage partiel. A cet égard, elle a déclaré que les entreprises du Medef étaient prêtes à s'"engager sur un objectif de 60.000 formations" dans le cadre de la Préparation opérationnelle à l'emploi (POE), dispositif piloté par Pôle Emploi.
Ayrault : "navrant". Le conseiller spécial de François Hollande a estimé : "A la fin de son quinquennat, Nicolas Sarkozy semble découvrir la gravité de la situation. Je trouve ça navrant parce qu'on sait bien que cette situation s'est dégradée de plus en plus depuis qu'il est président de la République". Jean-Marc Ayrault a cité une déclaration de Nicolas Sarkozy datant de fin 2007: ‘je m'engage au plein emploi, nous pouvons réussir le plein emploi. Donc je réduirais le chômage à 5%. Et si à la fin de mon mandat on est à 10% c'est qu'il y a eu un problème (...) je dirais aux Français j'ai échoué, vous pouvez en tirer les conséquences'. "Nous en sommes là. Ce sommet social a lieu à la veille de l'élection présidentielle (...) Tout ça est navrant, tout ça est le symbole d'un échec. Ce sommet social n'a rien de social, c'est le sommet de l'échec et surtout de la dégradation de l'emploi et surtout de l'affaiblissement de la France".
Aubry : du "médiatique" avec "sous la table " une hausse de la TVA. "Il y a quelques jours, on nous avait dit que ce serait un sommet contre la crise et puis finalement on s'est rendu compte que c'était une opération médiatique de la part du président sortant pour essayer de masquer le bilan assez dramatique" de son quinquennat, a déclaré Martine Aubry lors d'une conférence de presse. "Finalement, les vraies mesures sont celles qui ont déjà été décidées et qui n'ont pas été annoncées", a ajouté la première secrétaire du PS, affirmant que "le projet de Nicolas Sarkozy, (c'était) une nouvelle et forte hausse de la TVA qu'on appelle sociale". "Voilà la vraie mesure de ce sommet: une mesure non encore annoncée mais dont tous les syndicats ont compris qu'elle était sous la table et qu'elle sortirait sur la table à la fin sans doute de la semaine prochaine", a dit la maire de Lille. Selon elle, "on se rend compte que finalement Nicolas Sarkozy ne réunit les partenaires sociaux que lorsqu'il peut les utiliser pour sa propre communication personnelle. Donc c'est une opération électorale d'un candidat à l'élection présidentielle, d'un président sortant. Ce n'est à l'évidence pas un sommet social pour la France et les Français", a-t-elle ajouté.
Joly : "Sarkozy attend la fin du mois pour persévérer dans l'austérité". Eva Joly, candidate d'EELV à la présidentielle, a estimé mercredi que Nicolas Sarkozy attendait "la fin du mois pour persévérer dans l'austérité", voyant par ailleurs dans le millier de postes à Pôle emploi annoncés une "paille" vu les besoins. "Si je salue le fait qu'un accord ait été trouvé sur le chômage partiel, je ne peux m'empêcher de relever l'incohérence du président qui, dans le même temps, subventionne les heures supplémentaires et pourrait favoriser l'augmentation du temps de travail", poursuit-elle, proposant une "grande négociation sur ce sujet au lendemain de l'élection". Pour sa part, la candidate EELV "propose dès aujourd'hui la transition écologique", créatrice d'emplois, comme "réponse à la crise".
Mélenchon : "comédie insupportable"."C'est une comédie absolument insupportable : voir tous ces gens réunis pour faire dire par le président de la République ce que le Medef aurait pu dire tout seul", a déclaré Jean-Luc Mélenchon en déplacement à Metz. "C'est une agitation sans cohérence pour essayer de faire passer deux ou trois idées éculées comme la TVA sociale", a ajouté le candidat Front de gauche devant la presse. L'ex-ministre de l'Enseignement professionnel a ironisé sur la création de 1.000 emplois à Pôle Emploi "en CDD": "C'est très intéressant, il en a supprimé 1.800 l'année d'avant. C'est de la politique de gribouille" "On jette à la figure des gens des chiffres, on ne les compare à rien", a-t-il ajouté sur les 430 millions annoncés pour les jeunes, le chômage partiel et la formation professionnelle. "Cela fait des années que nous disons que ce sont les gens les plus formés qui bénéficient des crédits de la formation professionnelle", a commenté Jean-Luc Mélenchon. "On va avoir dans ce pays les chômeurs les mieux formés du monde".
Marine Le Pen : "donner de la morphine, ce n'est pas soigner". "On essaie d'adoucir, ce n'est pas suffisant. Ca c'est donner de la morphine qu'on donne à celui qui va mourir. Hors, donner de la morphine ce n'est pas soigner. Il faut soigner l'économie française", a déclaré la présidente et candidate FN à l'élection présidentielle, alors en déplacement à Montbéliard dans le Doubs.
Pierre Laurent : "aucune mesure véritable de lutte pour l'emploi". "Comme prévu il n'y a aucune mesure véritable de lutte pour l'emploi" mais "des annonces du programme de campagne de Nicolas Sarkozy avec de nouvelles attaques contre des piliers du code du travail", a dit le secrétaire national du PCF. "Ce sommet est un épisode dans la campagne pour mettre sur orbite des propositions dans la lignée de la destruction des politiques sociales au cours du quinquennat".
Copé : "les bases d'une refondation sociale". Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a salué mercredi soir l'organisation d'un sommet social à l'Elysée, y voyant "les bases d'une refondation sociale". Lors d'un point-presse à Saint-Etienne, où il devait tenir un meeting dans la soirée, il a rappelé que seul "le cadre" de cette refondation avait été présenté mercredi, avant l'annonce "à la fin du mois" du contenu des mesures. A "long terme", il s'agira selon lui de réformer "le financement du système
de protection sociale, notamment avec la TVA sociale", réforme qu'il a qualifiée de "fiscalité anti-délocalisation."
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