Patronat et syndicats ont repris les négociations jeudi pour tenter de trouver un compromis entre flexibilité du marché du travail et sécurité pour les salariés. Sur ce dernier point, les Français sont quasi unanimes : trois quart d'entre eux sont pour le maintien du CDI, selon un sondage BVA publié jeudi.
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Selon cette enquête 72% des personnes interrogées estiment qu'il "ne faut pas supprimer le CDI sous sa forme actuelle", contre 26% qui veulent sa suppression.
Ceux pour le maintien du contrat à durée indéterminée soutiennent l'argument que sa suppression "ne ferait que mettre dans la même précarité les salariés en CDI que les salariés en CDD ou en intérim sans apporter aucun bénéfice aux salariés précaires et aux chômeurs".
A l'inverse, ceux favorables à sa suppression estiment qu'elle permettrait "à des personnes avec des emplois précaires (intérims, CDD) d'avoir plus de droits et qu'elle aurait l'avantage d'"inciter les entreprises à avoir moins peur d'embaucher des personnes sans emploi".
Le maintien du CDI convainc plus à gauche qu'à droite
La suppression est rejetée par 72% des personnes à revenus supérieurs et par 81% des personnes aux revenus plus faibles. A noter, les inactifs sont les moins nombreux à refusent la suppression, à 67%.
Les opposants à la disparition du CDI sont les plus nombreux chez les employés (89%), les professions intermédiaires (80%) et les moins nombreux chez les cadres et les "professions intellectuelles supérieures" (63%) selon BVA. Ils sont plus nombreux aussi chez les sympathisants de gauche (78%) et les "sans proximité partisane" (78%) que chez les sympathisants de droite (64%).
La priorité à plus de flexibilité, une idée qui progresse
Par ailleurs, une majorité des sondés (56%) pense que pour améliorer la situation de l'emploi "il faut d'abord protéger les emplois existants et empêcher les entreprises de licencier facilement" alors que 42% estiment qu'il faut d'abord "permettre aux entreprises d'embaucher et de licencier facilement".
Cette dernière idée progresse toutefois dans l'opinion puisqu'en 2005 seulement 27% adhéraient à ce précepte libéral, note BVA.
Enfin, 67% des sondés se disent "plutôt moins confiants" sur l'avenir de la situation économique en France. Mais la confiance progresse légèrement par rapport à décembre, ceux "plutôt plus confiants" étant en progression de 4 points, à 31%.
L'étude a été réalisée les 3 et 4 janvier auprès de 1.220 personnes recrutées par téléphone et interrogées sur internet selon la méthode des quotas.










