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Trois quart des Français opposés la suppression du CDI


le 10 janvier 2013 à 10h42 , mis à jour le 10 janvier 2013 à 10h42.
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3min
L'intérim : piège ou tremplin vers un emploi stable ?

Plus de 46% des intérimaires ont moins de 30 ans. Rencontre avec ces jeunes entre Paris et la Seine-Maritime qui racontent leur expérience. / Crédits : TF1/LCI

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SocialPour trois quart des Français, la suppression du CDI amènerait plus de précarité sur le marché du travail, selon un sondage BVA publié jeudi. A l'inverse, ceux qui se prononcent pour sa disparition estiment qu'elle permettrait aux salariés précaires d'avoir plus de droits.

Patronat et syndicats ont repris les négociations jeudi pour tenter de trouver un compromis entre flexibilité du marché du travail et sécurité pour les salariés. Sur ce dernier point, les Français sont quasi unanimes : trois quart d'entre eux sont pour le maintien du CDI, selon un sondage BVA publié jeudi. 

> A lire également : Négociations sur l'emploi : TF1 News vous résume ce qui bloque

Selon cette enquête 72% des personnes interrogées estiment qu'il "ne faut pas supprimer le CDI sous sa forme actuelle", contre 26% qui veulent sa suppression.

Ceux pour le maintien du contrat à durée indéterminée soutiennent l'argument que sa suppression "ne ferait que mettre dans la même précarité les salariés en CDI que les salariés en CDD ou en intérim sans apporter aucun bénéfice aux salariés précaires et aux chômeurs".

A l'inverse, ceux favorables à sa suppression estiment qu'elle permettrait "à des personnes avec des emplois précaires (intérims, CDD) d'avoir plus de droits et qu'elle aurait l'avantage d'"inciter les entreprises à avoir moins peur d'embaucher des personnes sans emploi".

Le maintien du CDI convainc plus à gauche qu'à droite

La suppression est rejetée par 72% des personnes à revenus supérieurs et par 81% des personnes aux revenus plus faibles. A noter, les inactifs sont les moins nombreux à refusent la suppression, à 67%.

Les opposants à la disparition du CDI sont les plus nombreux chez les employés (89%), les professions intermédiaires (80%) et les moins nombreux chez les cadres et les "professions intellectuelles supérieures" (63%) selon BVA. Ils sont plus nombreux aussi chez les sympathisants de gauche (78%) et les "sans proximité partisane" (78%) que chez les sympathisants de droite (64%).

La priorité à plus de flexibilité, une idée qui progresse 

Par ailleurs, une majorité des sondés (56%) pense que pour améliorer la situation de l'emploi "il faut d'abord protéger les emplois existants et empêcher les entreprises de licencier facilement" alors que 42% estiment qu'il faut d'abord "permettre aux entreprises d'embaucher et de licencier facilement".

Cette dernière idée progresse toutefois dans l'opinion puisqu'en 2005 seulement 27% adhéraient à ce précepte libéral, note BVA.

Enfin, 67% des sondés se disent "plutôt moins confiants"  sur l'avenir de la situation économique en France. Mais la confiance progresse légèrement par rapport à décembre, ceux "plutôt plus confiants" étant en progression de 4 points, à 31%.

L'étude a été réalisée les 3 et 4 janvier auprès de 1.220 personnes recrutées par téléphone et interrogées sur internet selon la méthode des quotas.

Commenter cet article

  • yerin : C'est surtout la taxation des entreprises. Vous savez bien qu'un employé coûte le DOUBLE à l'entreprise que ce qu'il touche réellement ! C'est CA le problème en France, plus l'excessive mauvaise gestion des finances récoltées (pour ne pas dire détournements en tous genres) !

    Le 23/05/2013 à 09h12
  • jamesap : Ça reste à prouver, que ça pousserait les entreprises à embaucher. À part les micro et petites structures, pour les autres, c'est surtout que les boîtes n'ont pas besoin ou envie de prendre quelqu'un.

    Le 11/01/2013 à 23h51
  • jamesap : Faux archi faux. Les patrons peuvent souscrirent à des assurances pour se protéger en cas de faillite. Ils peuvent aussi choisir une forme juridique (sous conditions certes) pour ne pas être personnellement solidaires des dettes de leur entreprise. Donc bon...

    Le 11/01/2013 à 23h48
  • lassaty : @kanter13. Etre patron d'une petite entreprise est une situation précaire ne vous en déplaise. Il n'y a qu'à regarder les faillites d'entreprises et les fermetures de petits commerces pour en avoir une idée. Un employé qui perd son boulot a droit au chômage, pas un patron. De plus ce dernier sera souvent personnellement ruiné, donc sans économie de côté pour voir venir, voir même sans logement puisque souvent il a dû s'engager sur ses biens personnels. Alors si vous croyez qu'ils sont à l abri, montez votre boîte, après on en reparlera.

    Le 10/01/2013 à 13h44
  • jacou06 : La solution juste pour tous privé comme fonctionnaire est un contrat unique avec acquisition de droits prorata temporis pouvant se rompre avec un préavis raisonnable et progressif sans possibilité d'intervention de la justice.Car aujourd'hui on a 3 vitesses :le fonctionnaire protégé à vie quoi qu'il fasse, le CDI hyper protégé et le CDD fragile qui empêche la construction d'une vraie vie professionnelle.Si on faisait cela le marché du travail serait juste pour tous et fluide.

    Le 10/01/2013 à 13h16
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