Défilé syndical du 1er mai à Marseille (1er mai 2011) © TF1/LCI1er mai oblige, des milliers de salariés sont descendus dans la rue ce dimanche pour célébrer la journée internationale des travailleurs, dans des cortèges toutefois bien moins fournis que lors des deux 1er mai précédents.
Sondage : les cols-bleus votent pour Marine Le Pen
Selon un sondage Ifop/Paris Match/Europe 1, à paraître mardi et dont une partie est publiée dimanche dans le JDD, c'est la présidente du FN qui, à moins d'un an du premier tour de la présidentielle 2012, s'attache la préférence des ouvriers.
Publié le 24/04/2011
Le cégétiste membre du FN exclu par son syndicat
la CGT a exclu de fait Fabien Engelmann, membre de la confédération et candidat FN aux cantonales, et prononcé la "désaffiliation" du syndicat des agents de la mairie de Nilvange (Moselle) dont il était secrétaire.
Publié le 06/04/2011
Accord syndicats-patronat sur l'agenda social des mois à venir
Le patronat et les syndicats, sauf la CGT, se sont mis d'accord lundi soir sur les chantiers sociaux à ouvrir d'ici l'élection présidentielle par des pourparlers bilatéraux, avec comme sujet phare l'emploi des jeunes.
Publié le 10/01/2011
Un "petit 1er-Mai" pour les syndicats
Pour cette fête du travail, près de 200 cortèges étaient annoncés en France à l'appel de tous les syndicats - à l'exception de Force Ouvrière qui faisait bande à part. Mais la mobilisation n'était pas celle des grands jours.
Publié le 01/05/2011
A Paris, la CGT a estimé à 30.000 le nombre de manifestants qui ont défilé, soit sensiblement moins qu'en 2010 (45.000). Du côté de la police, on estime à 12.000 personnes, contre 21.000 en 2010, le nombre de manifestants mobilisés dans la capitale. Ils ont commencé en début d'après midi à défiler depuis la place de la République, à l'appel des grandes centrales syndicales, mais en l'absence de Bernard Thibault souffrant d'un lumbago.
A l'appel de la CGT, de la CFDT, de la FSU, de Solidaires et de l'Unsa, les manifestants, aux rangs clairsemés, se sont disposés derrière la banderole de tête soulignant les deux thèmes majeurs du défilé : "solidarité internationale et progrès social". Nadine Prigeant, membre de la direction de la CGT, a reconnu à demi-mots que la participation aux cortèges était cette année assez modeste. "Le 1er mai est un dimanche cette année", a-t-elle fait remarquer. "C'est toujours un rendez-vous compliqué pour les organisations syndicales, mais les attentes sociales sont très importantes, car le malaise est profond - on a vu qu'il s'était exprimé en 2010 (les retraites) - et le gouvernement devra en tenir compte", a-t-elle souligné.
Force ouvrière, ayant fait comme d'habitude cavalier seul, avait déjà défilé le matin dans la capitale ; mais les manifestants n'étaient pas plus de 300 dans un petit cortège parti de la Bastille pour rejoinde la place Gambetta, avant d'aller s'incliner devant le mur des Fédérés.
"On n'est pas obligé d'être dans la rue"
Ailleurs en France, les différentes estimation de participation aux cortèges témoignent également d'une baisse de l'affluence pour ce cru 2011 de la fête du Travail. La CGT a estimé à "plus de 120.000" le nombre de manifestants en France, un chiffre en fort recul par rapport à 2010, lorsque le syndicat avait parlé de 350.000 manifestants. Pour le ministère de l'Intérieur, ce sont quelque 77.000 personnes qui ont défilé, selon les chiffres arrêtés à 17 heures. En 2010, il avait établi à 195.000 la participation aux cortèges.
Cette journée de solidarité internationale du monde du travail avait été placée cette année sous les signes du "soutien aux peuples des pays arabes qui se soulèvent pour la dignité et la liberté" et de "l'égalité des droits" entre travailleurs français et étrangers, en réaction à "la préférence nationale" défendue par le Front national, en progression dans l'opinion selon les sondages. Les revendications traditionnelles n'étaient pas pour autant oubliées : défense de l'emploi, alors que le chômage reste très élevé, et surtout du pouvoir d'achat face à une série de hausses de prix, notamment dans l'énergie. De nombreuses entreprises sont d'ailleurs touchées par des conflits salariaux. Selon un sondage réalisé par Harris Interactive pour L'Humanité Dimanche, plus de sept salariés sur dix (76%) estiment que la revalorisation des salaires doit être un dossier prioritaire pour les organisations syndicales, devant la défense de l'emploi (72%) et la protection sociale des salariés (70%).
Cinq centrales syndicales avaient fait cause commune pour cette journée et organisé 173 rassemblements et manifestations: CGT, CFDT, FSU, Solidaires et Unsa (autonomes). Sans se faire d'illusion pour autant sur la mobilisation. Les dirigeants syndicaux s'attendaient bien avant ce dimanche à ce que ce 1er mai 2011 soit un petit cru, d'autant que "le caractère férié du 1er mai est cette fois moins affirmé", cette journée tombant un dimanche, relevait Marcel Grignard, numéro deux de la CFDT. "On n'est pas obligé d'être dans la rue" pour célébrer la journée internationale du Travail, a souligné pour sa part depuis Lille la première secrétaire du PS, Martine Aubry, estimant que les salariés manifesteraient "en 2012 dans les urnes".
Retour MYTF1
Sondage : les cols-bleus votent pour Marine Le Pen
Chargement en cours...




