Un repreneur pour la raffinerie de Petit-Couronne ?

le 27 janvier 2012 à 18h26 , mis à jour le 27 janvier 2012 à 18h58

L'homme d'affaires anglo-américain Gary Klesch, fondateur du groupe du même nom, a confirmé vendredi son intérêt pour la reprise sous conditions de la raffinerie du groupe Petroplus.

Le site Petroplus de Petit-Couronne, près de Rouen, en janvier 2012. Le site Petroplus de Petit-Couronne, près de Rouen, en janvier 2012. © AFP/K. TRIBOUILLARD

L'homme d'affaires anglo-américain Gary Klesch, fondateur du groupe du même nom, a confirmé vendredi son intérêt pour la reprise de la raffinerie de Petit-Couronne (Petroplus). "Je suis prêt, sous certaines conditions, à faire une offre et sauver des emplois", a déclaré le patron de ce groupe d'investissement, dont le siège est en Suisse.

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L'homme d'affaires, qui a monté un groupe actif dans les matières premières, et l'industrie représentant selon ses dires plus de 5 milliards USD de chiffre d'affaires, a ajouté qu'une reprise de Petit-Couronne serait "un défi".

"C'est une raffinerie où on n'a pas suffisamment investi depuis 10 ans, je serais prêt à l'acheter, sous certaines conditions, à y investir de l'argent et sauver des emplois", a-t-il indiqué. Gary Klesch a cependant ajouté qu'il faudrait que les syndicats soutiennent son projet. "Si les syndicats ne veulent pas de moi, j'irai investir mon argent ailleurs".

Quatre autres raffineries de Petroplus menacées de faillite

Ce vendredi, le gouvernement français et l'intersyndicale de Petit-Couronne ont indiqué que le groupe Klesch avait manifesté des signes d'intérêt pour la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne. Le groupe Klesch a repris récemment une usine d'aluminum aux Pays-Bas et une raffinerie en Allemagne.

La raffinerie de Petit-Couronne a été placée mercredi en redressement judicaire après l'annonce par sa maison-mère Petroplus de sa prochaine mise en faillite. Un administrateur et un mandataire judiciaires ont été désignés pour rechercher toutes les solutions permettant une relance de l'activité avec un éventuel repreneur. La raffinerie qui emploie 550 salariés est à l'arrêt depuis début janvier peu après le gel par les banques des lignes de crédit de Petroplus.

Le groupe Petroplus compte quatre autres raffineries, elles aussi menacées de faillite, à Anvers (Belgique), Cressier (Suisse), Coryton (Grande-Bretagne) et Ingolstadt (Allemagne). Interrogé sur un intérêt pour la raffinerie suisse de Cressier, Gary Klesch a répondu catégoriquement "non".

le 27 janvier 2012 à 18:26
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