Annoncé le 1er décembre par Nicolas Sarkozy lors de son discours à Toulon, le "sommet social", qui se tient mercredi à l'Elysée avec les partenaires sociaux, a été rebaptisé "sommet sur la crise" depuis la dégradation de la note française. Emploi, compétitivité, mais aussi logement : il s'agira de trouver un terrain d'entente sur des remèdes d'urgence à la crise. La réunion débutera à 9h et devrait durer trois heures. Elle mettra en présence les organisations syndicales (CGT, FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC) et patronales (Medef, CGPME, UPA). "Ce sera un sommet pour prendre des décisions", a assuré mardi le ministre du Travail, Xavier Bertrand.
Sommet social : à la recherche du modèle allemand
Les dossiers au menu du sommet "pour l'emploi" (ou "de crise"), qui se tient mercredi matin à l'Elysée, sont des mesures déjà mises en place en Allemagne. Ces mesures ont-elles contribué à la compétitivité et au faible chômage outre-Rhin ?
Publié le 17/01/2012
Un sommet social "plus électoral que social"
REVUE DE PRESSE - Jugeant plutôt "timides" les avancées en faveur du chômage partiel, et bien loin des mesures énergiques prises par l'Allemagne les éditorialistes rebaptisent volontiers ce jeudi le sommet "social" de mercredi en "sommet électoral".
Publié le 19/01/2012
Sommet : les syndicats un peu sur leur faim, "navrant" pour l'équipe Hollande
REACTIONS. Les syndicats ont reconnu mercredi que le sommet social organisé par l'Elysée avait permis d'avancer sur quelques mesures tout en dénonçant le flou sur leurs financements. Le Medef est satisfait. L'équipe de François Hollande a jugé le rendez-vous "navrant".
Publié le 18/01/2012
Chômage partiel, jeunes...: le plan décidé lors du sommet
L'Etat va déployer 430 millions d'euros supplémentaires pour le chômage partiel, l'emploi des jeunes, la formation des chômeurs et le suivi des demandeurs d'emploi. Ces quatre grands chantiers doivent être abordés d'ici la fin du mois. Certaines mesures pourraient prendre effet au 1er février.
Publié le 18/01/2012
Les conseillers Pôle Emploi suivent plus souvent 200 chômeurs que 60
Selon une enquête du quotidien Le Parisien-Aujourd'hui en France, les conseillers de Pôle-Emploi sont loin de suivre les 60 chômeurs qui étaient recommandés lors de la fusion Anpe-Assedics.
Publié le 17/01/2012
Mailly : si Sarkozy "veut parler de TVA sociale, je l'envoie bouler !"
Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a affirmé jeudi que si Nicolas Sarkozy voulait lui parler de TVA sociale lors du sommet social le 18 janvier, il l'enverrait "bouler".
Publié le 12/01/2012
Temps de travail : l'étude qui irrite la gauche
Une étude publiée à quelques jours du sommet social du 18 janvier montre que les salariés français travaillent moins que tous leurs homologues européens, à l'exception des Finlandais. Et elle préconise de libérer la durée du travail par des accords d'entreprises. Moscovici monte au créneau.
Publié le 12/01/2012
TVA sociale : "Aucun arbitrage n'est rendu"
Alors que les critiques fusent à gauche sur le projet de TVA sociale, François Baroin se veut prudent : c'est "une piste", "pas la seule". Pour Valérie Pécresse, si le principe est arrêté, tout reste à faire pour les modalités. Ce qui devrait être en discussion lors du sommet social du 18 janvier.
Publié le 04/01/2012
Sarkozy sur les agences de notation : "ça ne change rien"
Nicolas Sarkozy a affirmé lundi à Madrid à propos des décisions prises par les agences de notation concernant la France : "sur le fond des choses, ça ne change rien", taclant au passage un journaliste sur le sujet.
Publié le 16/01/2012
Perte du triple A : un climat dégradé avant le sommet social
Les syndicats attendent le sommet social de mercredi avec appréhension. La perte par la France de sa note triple A assombrit le tableau sur le front de l'emploi, alors que la transformation progressive du sommet en un forum pour ébaucher des réformes structurelles a échaudé les syndicats.
Publié le 14/01/2012
Le moral des Français toujours à un niveau "particulièrement bas"
Le moral des Français se maintient à un niveau "particulièrement bas", avec 65% des sondés qui se disent pessimistes pour leur avenir et celui de leurs enfants, confirmant une évaluation de septembre dernier, selon un sondage Ifop réalisé pour Dimanche Ouest France.
Publié le 07/01/2012
Pas que des mesures consensuelles au menu de cette grand'messe. Les syndicats récusent l'appel pressant de l'exécutif à des réformes de compétitivité, redoutant un troisième plan de rigueur pénalisant les Français. Ils s'interrogent en outre sur les desseins réels du chef de l'Etat à plus de trois mois de la présidentielle et sur leur marge de manœuvre. La CGT, par la voix de son secrétaire général Bernard Thibault, a dit craindre un "affichage politique pré-électoral". Le syndicat appelle à manifester mercredi. Selon un sondage CSA réalisé du 10 au 12 janvier, 73% des Français considèrent que le sommet n'apportera aucune solution au problème de l'emploi en France, un jugement partagé par de nombreux analystes.
"Rien n'est arbitré" sur la TVA sociale
Selon le ministre du Travail, Xavier Bertrand, un consensus se dessinerait sur l'activité partielle et la formation des chômeurs, mais l'incertitude demeure sur la TVA sociale et les accords compétitivité-emploi qui permettraient à une entreprise en difficulté de négocier une nouvelle durée du travail et/ou une baisse des salaires - deux mesures-clés avancées par le gouvernement et contestées par les syndicats. Nicolas Sarkozy, qui, selon son entourage, a à cœur d'entendre les avis des uns et des autres, annoncera des mesures sur les dossiers "lourds" fin janvier, peut-être lors d'une intervention télévisée.
"Rien n'est arbitré" sur la TVA sociale, ce dispositif destiné à alléger le coût du travail en transférant une partie des cotisations sociales des employeurs sur une hausse de la taxe sur la valeur ajoutée, à l'image de l'Allemagne, déclarait-on mardi de source gouvernementale. Selon une autre source gouvernementale, la hausse envisagée de la TVA, accueillie avec de vives réserves par la majorité même, serait limitée pour éviter un impact trop important sur la consommation et ne compenserait qu'une baisse des cotisations patronales, le patronat pouvant consentir un "geste" en faveur des salariés. Selon Les Echos, cette hausse n'excèdera pas deux points.
"Les annonces d'intérêt commun" présentées mercredi
Au ministère du Travail, on précise qu'il ne faut pas s'attendre à une annonce mercredi sur les modalités d'une telle disposition, dont le gouvernement attend un regain de compétitivité et un effet anti-délocalisations. "Tout cela se traduira vraisemblablement par un collectif budgétaire en conseil des ministres début février et devant le Parlement fin février-début mars", a précisé mardi Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée. Bernard Thibault a mis en garde sur France Info : "On ne peut pas chambouler les mécanismes de financement de la Sécurité sociale en quelques jours, en quelques heures". L'ensemble des mesures pour l'emploi devrait porter sur plusieurs centaines de millions d'euros, indique aussi le quotidien Les Echos. D'autres mesures devraient être étudiées plus en détail, dont le relèvement de l'aide aux entreprises recourant au chômage partiel et un dispositif "zéro charges" pour les très petites entreprises embauchant des jeunes.
François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT, viendra mercredi à l'Elysée avec une proposition de substitution : une baisse de 10 points des cotisations sociales couplée à une augmentation des salaires de 7% et une hausse de la contribution sociale généralisée CSG) de 7%. La présidente du Medef, Laurence Parisot, prône pour sa part une hausse de la TVA épargnant les produits de première nécessité, compensée par une baisse des charges patronales et assortie d'une hausse de la CSG. "Les sujets d'intérêt commun" devraient faire l'objet d'annonce chiffrées mercredi.
Le gouvernement entend ainsi aller "encore plus loin" sur le recours au chômage partiel, actualisé limité à six semaines, qui serait simplifié et "plus attractif" pour les entreprises. François Fillon a annoncé mardi à sa majorité que la hausse de l'offre de logements serait à l'ordre du jour. Par ailleurs, Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, a déclaré mardi que "tous les sujets qui feront consensus avec les syndicats" lors du sommet social "feront aussi consensus" avec les socialistes, mais a affirmé que "la TVA sociale ne passera pas socialement".
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