Pour le délégué général du Festival de Cannes, la sélection « a parfaitement tenu le choc », et ce en dépit du fait que certains films, comme Post Tenebras Lux ou Paperboy, aient été mal accueillis voire sifflés par le public. Thierry Frémaux considère ainsi que « la tradition de Cannes est de présenter des œuvres qui font débat » tout en rappelant que « la presse n'est pas le seul élément d'appréciation de l'atmosphère du Festival » et « qu'une sélection ne peut pas totalement plaire, ni à tout le monde. » Quant aux critiques, notamment celles de Sandrine Bonnaire, qui affirment que le Festival sélectionne ‘‘toujours les mêmes'', le délégué général les balaie d'un revers de main :

« Est-ce que le film de Sandrine Bonnaire ('J'enrage de son absence') méritait de prendre la place de Resnais, Audiard ou Carax ? De Haneke, Cronenberg ou Mungiu ? Je vous laisse répondre. Cannes sert d'attraction et de repoussoir, selon que l'on veut instrumentaliser. C'est une tradition qui ne date pas d'hier. » Et Thierry Frémaux, usant d'une métaphore tennistique, de conclure : « Que des cinéastes déjà primés se retrouvent encore au palmarès n'est pas gênant : se plaint-on quand Rafael Nadal gagne sept fois Roland-Garros ? » (avec AFP)

« Est-ce que le film de Sandrine Bonnaire ('J'enrage de son absence') méritait de prendre la place de Resnais, Audiard ou Carax ? De Haneke, Cronenberg ou Mungiu ? Je vous laisse répondre. Cannes sert d'attraction et de repoussoir, selon que l'on veut instrumentaliser. C'est une tradition qui ne date pas d'hier. » Et Thierry Frémaux, usant d'une métaphore tennistique, de conclure : « Que des cinéastes déjà primés se retrouvent encore au palmarès n'est pas gênant : se plaint-on quand Rafael Nadal gagne sept fois Roland-Garros ? » (avec AFP)








