L'acquisition de la société minière canadienne Uramin par le groupe nucléaire français Areva pour un prix exorbitant s'est accompagné de transactions boursières douteuses laissant soupçonner un délit d'initié, a rapporté samedi La Presse de Montréal. Le rachat d'Uramin pour 2,5 milliards de dollars en 2007 secoue Areva depuis la fin de l'année. Après le départ de sa présidente Anne Lauvergeon en juin dernier, Areva a divisé par cinq la valeur comptable d'Uramin, et en fin d'année l'ex-patronne du groupe nucléaire a déposé plainte pour faits d'espionnage contre elle et son mari, liés à l'acquisition de cette société. Une enquête journalistique menée par La Presse a révélé que le titre d'Uramin avait fait l'objet d'un volume anormalement élevé de transactions dans les jours précédant l'annonce de sa reprise par le groupe français.
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