Plus d'un millier de manifestants se sont réunis mardi matin à Saint-Nazaire pour exiger la fin des licenciements chez les sous-traitants des chantiers navals, concurrencés par la main d'oeuvre à bas-coût salarial venue de l'étranger. "On se bat depuis le mois de décembre pour le maintien de tous les emplois dans la construction navale. Nous réclamons l'arrêt de cette concurrence sociale qui détruit les emplois locaux", a expliqué à l'AFP Joël Cadoret (CGT), estimant que "le donneur d'ordre (le chantier naval STX France, ndlr) a une grosse responsabilité". Les syndicats FO, CGT, CFDT, CFTC et FSU de Saint-Nazaire ont dénoncé dans un communiqué "la direction de STX France qui pratique largement cette politique de sous-traitance". Toujours selon les syndicats, trois entreprises historiques de la construction navale sont aujourd'hui "dans la tourmente": la SMCO (82 salariés menacés de licenciement), mais aussi la SMCN (9 licenciements déjà effectués, 42 salariés menacés) et Baudet (en redressement judiciaire, 92 salariés menacés de licenciement). "Ce sont plus de 200 familles concernées", notent-ils. Les syndicats de SMCO, qui multiplient les actions pour exiger une table ronde afin de sauver l'entreprise, accusent eux-aussi STX de faire appel par mesure d'économies à de nouveaux sous-traitants étrangers aux coûts et conditions de travail très inférieurs aux leurs.
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