L'info en continu

Toute l'info en continu
Précédent
    Suivant
    10h48

    Dassault Aviation se défend de vivre aux crochets de l'Etat

    Le PDG de Dassault Aviation, Charles Edelstenne, a réfuté les critiques selon lesquelles le constructeur aéronautique vivait aux crochets de l'Etat et ne cherchait pas véritablement à exporter son avion de combat le Rafale, dans un long entretien publié lundi dans le Figaro. "Pour ceux qui continuent à penser que nous sommes un arsenal vivant grassement aux crochets de l'Etat, je veux juste leur indiquer que 75% du chiffre d'affaires de notre société reposent sur la vente d'avions civils et que les commandes de l'Etat ne représentent en moyenne que 20% de notre activité!", explique le dirigeant.

    Charles Edelstenne a accordé cet entretien après une nouvelle slave de critiques consécutives à l'échec récent dans la vente du Rafale en Suisse qui lui a préféré le Gripen suédois. L'avion de combat, conçu pour l'armée de l'air française, n'a pas encore trouvé preneur à l'étranger. Face à ceux qui estiment qu'il ne souhaite pas l'exporter se contentant des commandes de l'armée de l'air française, M. Edelstenne rappelle que "l'exportation est une nécessité vitale pour l'industrie d'armement".

    Sur le prix du Rafale jugé extravagant par certains observateurs, Charles Edelstenne répond que "les prix sont validés par l'État, qui se porte garant qu'il n'y a pas de surmarge dans nos offres". Le prix du Rafale supérieur à celui des avions de combat sur le marché se justifie par sa polyvalence qui permet de remplacer plusieurs types d'avions différents, "ce qui contribue à réduire la quantité d'avions nécessaires pour remplir les missions qui relèvent de l'aviation de combat". "Il n'est donc pas possible de comparer un pour un", conclut-il.

    M. Edelstenne, qui rappelle par ailleurs que la dimension politique est essentielle, dans ce dossier, estime que "les Etats-Unis mettent tout leur poids politique dans la balance pour empêcher l'exportation du Rafale".

      

    10 Commentaires

    Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

    • slecb78, le 14/12/2011 à 15h55

      Je me suis amusé à faire un calcul simple en cherchant des informations sur Internet pour voir ce que me coûte la programme Rafale en tant que contribuable. Selon le rapport du député Gilles Carrez du 14 octobre 2010, les crédits de paiement 2011 (l'argent effctivement dépensé) pour l'équipement des forces armées françaises s'élèvera à 10,7 milliards d'euros. Le programme Rafale représente 946,5 millions soit 9 % de ce total. Si vous divisez ce chiffre par le nombre de foyers contribuables payant effectivement l'impôt sur le revenu (19 448 851 personnes, INSEE 2009), cela revient, en moyenne, à 49 euros par contribuables. Cela équivaut à un plein d'essence dans ma voiture.

    • __camille__, le 12/12/2011 à 13h48

      Le but principal de Dassault n'est pas de faire des avions, mais de faire des profits. Dans ce but, tous les moyens sont bons.

    • bobbif, le 12/12/2011 à 13h47

      "que 20%" ! Combien d'entreprises peuvent-elles prétendre à un chiffre d'affaire garanti par l'Etat à hauteur de 20% ? Ce chiffre ne doit pas être minimisé!

    • thespokesman, le 12/12/2011 à 12h53

      C'est bien beau de faire un avion polyvalent qui coûte une fortune, mais si personne ne veut d'un avion polyvalent, c'est peut-être que ce n'est pas le bon modèle. Rien de surprenant quand on peut acheter deux avions "normaux" pour le prix d'un Rafale, et c'est sans compter sur le côté opérationnel : Lorsqu'un Rafale est au sol pour maintenance ou réparation, il y a 120M$ qui ne volent pas alors que la concurrence vend deux avions pour le même prix, et qu'il pourra toujours en avoir un en l'air. De plus, au-delà du prix de l'avion, celui des pièces et de la maintenance doit être également largement au-dessus de la concurrence.

    • titi2131, le 12/12/2011 à 12h30

      Mais bien sur que Dassault Aviation vit aux crochets de l'Etat... Ils savent tres bien que l'Etat n'achetera pas les avions étrangers, du coup il n'y a pas de concurrence, du coup il se fait des marges sympathiques...

    • dom145, le 12/12/2011 à 11h36

      "Le Dassault Rafale est un avion militaire français omnirôle développé et produit ... Son coût unitaire est de 152 millions d'euros selon un rapport sénatorial"; le f16, même si la technologie est incomparable, est acheté par une majorité de pays !!! Et le principal argument est le prix: 65 millions de dollars contre 100 à 150 millions selon les offres, pour le rafale !!! Donc, à part les pays avec des comptes dans le vert, aucun pays ne peut s'endetter à acheter le rafale !!! Vendre une C1 pour le prix d'une C5 est impossible............comme le rafale !!!

    • dom145, le 12/12/2011 à 11h21

      20%, (qu'il doit minimiser), et vu le prix du rafale, c'est trop important !!! Les français paient à prix d'or ces avions que rien ne justifie d'acheter !!! Moi, naivement, je pensais que l'europe devait d'abord être uni militairement, pour pouvoir affronter n'importe quelle puissance en cas de besoin; et donc, au lieu de posséder une armée par pays, une seule armée européenne, et les moyens matériels qui vont avec, devraient être pris en charge par tous les états !!! Et comme cela, chaque pays ferait des économies, et le rafale n'aurait jamais eu un acheteur; et dassault n'aurait pas coulé, vu que ces avions représentent 20% de son chiffre !!!

    • furax53, le 12/12/2011 à 11h08

      Ben tiens !!!! La première offre de Dassault pour l'armée de l'air française était de 119 millions d'euros, développement compris par appareil. Le Grippen, même si ce n'est pas un avion de combat multi rôles comme le Rafale a été proposé à la Suisse pour 3,1 milliards d'euros pour 22 avions, soit 1 millard de moins que le Rafale. La crise mondiale actuelle dicte également la volonté des états pour leur défense et si Dassault ne veut rien entendre en rejetant la faute sur le gouvernement, il n'est pas prêt de vendre un seul avion... Il faut savoir d'adapter...

    • mvillanti, le 12/12/2011 à 11h03

      Entre ne pas être concurrentiel pour le prix et perdre une vente alors que l'outil de travail est prêt ,il y a un monde .s'ajuster au nive

    • nossim, le 12/12/2011 à 11h00

      Un bel exemple des dérives du capitalisme a la française juste pour info il aurait été important de rappeler que le figaro appartient a Dassault

    Lire tous les commentaires

        logAudience