L'info en continu

Toute l'info en continu
Précédent
    Suivant
    19h21

    Bataille autour de lettres de Treiber

    Suicide de Treiber : sans lui, comment savoir la vérité ?Le suicide de Jean-Pierre Treiber, accusé du meurtre de Géraldine Giraud et Katia Lherbier, met brutalement un terme à cinq ans de feuilleton médiatico-judiciaire, en annulant tout possibilité de procès. © TF1/LCI

    Des lettres réclamées par la veuve de Jean-Pierre Treiber, accusé du meurtre de Géraldine Giraud et Katia Lherbier en 2004 et qui s'est suicidé avant son procès, sont sous scellé au tribunal d'Evry, a indiqué mercredi le parquet. Des lettres, dont le parquet n'était pas en mesure de préciser la nature, "sont placées sous scellés au tribunal d'Evry", a précisé mercredi en fin d'après-midi le parquet d'Evry, qui a ajouté n'avoir reçu aucune demande de restitution de ces scellés. Marie-Pascale Treiber a porté plainte contre X mercredi pour vol, affirmant qu'il manquait des choses dans les effets personnels de son mari restitués après son suicide en prison, selon son avocat, Me Yassine Bouzrou. Le parquet a aussi indiqué ne pas avoir reçu cette plainte. Selon lepoint.fr, qui a révélé l'information, il manquait dans ses effets personnels "notamment les deux mots que Treiber a griffonnés avant de se suicider", ainsi que "l'abondant courrier que le détenu le plus célèbre de France recevait".



    Jean-Pierre Treiber, 46 ans, qui a toujours clamé son innocence, s'était pendu avec un drap dans sa cellule de la prison de Fleury-Mérogis le 20 février dernier, alors que son procès était prévu en avril. Selon Me Bouzrou, Mme Treiber avait alors voulu récupérer les affaires de son mari - dont elle était en instance de divorce - mais la prison avait dit qu'il n'y avait "plus rien", que quelqu'un était déjà venu les prendre. Elle avait prévenu son avocat, à qui la direction de l'établissement a ensuite déclaré qu'il s'agissait d'une erreur, et que deux cartons étaient bien à sa disposition. Mme Treiber a récupéré courant juillet les affaires de son mari mais, assure l'avocat, il manquait notamment deux mots qu'il aurait griffonnés avant de se suicider, ainsi que de nombreuses lettres qu'il avait reçues durant sa détention. La fille de Jean-Pierre Treiber tient particulièrement à retrouver les "derniers mots" de son père, a souligné Me Bouzrou.

      

    1 Commentaires

    Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

    • lentpecheur2, le 02/09/2010 à 08h23

      Les parents des des deux filles assassinées auraient aimé eux aussi qu'elles aient eu le temps de leur écrire ! I ls auraient surtout souhaité connaître la vérité sur cette horreur au lieu de cette énorme lâcheté et cette indignité de ne pas affronter la justice . Mais par dessus tout , ce qu'ils auraient préféré , c'est qu'elles soient toujours en vie et Monsieur Treiber le serait peut être aussi .

    Lire tous les commentaires

        logAudience