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    Egypte: un an après la chute de Moubarak, l'armée montre les muscles

    egypte manifestation 3/2/12 egypte manifestation 3/2/12 © TF1/LCI

    Le Conseil suprême des forces armées, au  pouvoir en Egypte depuis la chute de Hosni Moubarak il y a un an et très  critiqué pour sa gestion de la transition, a affirmé vendredi qu'il ne cèderait  pas aux "menaces", en évoquant des "complots" contre l'Etat. Ces déclarations interviennent alors que des militants ont lancé un appel à  la "désobéissance civile" et à des grèves samedi pour marquer le premier  anniversaire de la chute de l'ancien président. M. Moubarak avait démissionné sous la pression de la rue le 11 février  2011, en remettant le pouvoir à l'armée. "Nous affrontons ces jours-ci une étape qui est la plus difficile (...)  depuis notre glorieuse révolution, et nous sommes à un tournant qui est le plus  dangereux sur notre chemin vers la liberté, la démocratie et la justice  sociale", a affirmé le Conseil suprême des forces armées (CSFA) dans un  communiqué lu à la télévision publique. "Nous vous disons franchement que notre chère Egypte fait face à des plans  visant à frapper notre révolution au coeur" en provoquant "la dissension entre  les enfants du peuple (...) et leurs forces armées", a-t-il ajouté. "Nous faisons face à des complots contre la nation dont le but est de saper  les institutions de l'Etat égyptien et de faire tomber l'Etat lui-même pour que  le chaos règne, que la destruction prévale et que les ennemis de la nation  soient satisfaits", a-t-il poursuivi, sans préciser qui étaient ces ennemis. Mais "cela ne se réalisera pas", a-t-il assuré. "Jamais nous ne cèderons à  des menaces, nous ne cèderons pas aux pressions, et nous n'accepterons pas les  diktats", a affirmé le CSFA. La junte militaire a répété qu'elle était déterminée à "remettre le pouvoir  à un pouvoir civil élu". "Nous avons tenu la première promesse et nous avons remis le pouvoir  législatif à l'Assemblée du peuple au cours de sa première séance, après des  élections qui se sont déroulées dans la liberté et l'intégrité", a-t-elle  souligné. L'élection présidentielle doit se tenir avant la fin juin. Mais de nombreux  militants veulent que l'armée remette immédiatement le pouvoir aux civils. Acclamés il y a un an, les militaires sont très critiqués depuis plusieurs  mois pour leur gestion de la transition.

      

    1 Commentaires

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    • mcg35, le 11/02/2012 à 11h37

      D'une "dictature", l'autre? ...

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