La Cour d'appel de Paris a reporté mercredi pour la 6e fois l'examen de la demande d'extradition aux Etats-Unis de l'Iranien Majid Kakavand. Ce dernier, arrêté en France en mars 2009, est accusé par la justice américaine d'avoir violé l'embargo sur le commerce entre les Etats-Unis et l'Iran. Il aurait acheté auprès de compagnies du New Jersey, d'Alabama et de Californie des composants électroniques ou instruments de mesure via une société malaise puis les aurait illégalement exportés vers l'Iran via la Malaisie.
Pour justifier ce nouveau report, la chambre d'extradition expliqué n'avoir reçu que lundi de nouveaux documents communiqués par les autorités américaines. La prochaine audience a été fixée au 14 avril.
D'ici là, les avocates de Majid Kakavand ont annoncé qu'elles allaient "demander au parquet de San Francisco d'ouvrir une enquête fédérale sur les pièces fournies par les autorités américaines" parmi lesquelles figurent notamment "des mails avec des pièces jointes dont les dates ne correspondent pas". Selon les conseils, cela pourrait prouver que ces pièces ont été falsifiées. De son côté, à la demande des avocates, la Direction générale de l'armement (DGA) et deux services spécialisés du
ministère de l'Economie ont communiqué un "avis technique" qui montrerait que les pièces achetées par Majid Kakavand ne sont pas à double usage civil et militaire.
Même si officiellement il n'existe aucun lien avec l'affaire Clotilde Reiss, le cas de Majid Kakavand, comme celui d'Ali Vakili Rad, l'assassin de Chapour Bhaktiar qui demande sa libération conditionnelle, a été évoqué en marge du dossier de la Française accusée d'espionnage par Téhéran.
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